Le roman des robes…

Le défilé, Dior, La Galerie Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Les invitations sont lancées. Munis de leur précieux sésame, clientes, journalistes, acheteurs et amis de la Maison se pressent, plus que jamais curieux de connaître les couleurs et le style de la saison prochaine. Dans le silence presque tangible des salons du 30, avenue Montaigne, les mannequins s’élancent, l’aboyeuse clame le nom des modèles assurant « une heureuse répartition entre les robes simples, les robes habillées et les robes du soir », selon les mots de Christian Dior. Un défilé est un coup de théâtre : « Un couturier qui s’apprête à présenter un spectacle de deux heures – sans intrigue et sans entracte – connaît des préoccupations ignorées du metteur en scène », poursuit-il dans ses mémoires. La réussite d’une ligne se cache dans le soin accordé au moindre détail ; chaque dévoilement de collection traduit les mouvements d’une époque, et exprime un art de vivre tout autant que la vision du couturier. Aujourd’hui, le défilé s’est métamorphosé en une performance collective exaltant la puissance de l’art et des multiples savoir-faire déployés.

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Le roman des robes…

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Hyperréalisme détourné…

Study after Algardi, Charles Ray, 2021, Bourse de Commerce Pinault Collection, Paris, gildalliere, hiver 2022

À la Bourse de Commerce, lorsque Charles Ray traite de religion ou de sexe, avec « Study after Algardi »(2021), un Christ crucifié en papier, flottant au-dessus du sol et sans croix, ou le provocateur groupe sculptural « Oh ! Charley, Charley, Charley… » (1992), scène d’orgie dans laquelle Ray se clone huit fois, c’est un rapport au corps et à l’espace qui s’exprime plus qu’un discours ostentatoire. Deux obsessions apparaissent au terme de ce parcours : l’espace, premier médium du sculpteur et le temps.

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Hyperréalisme détourné…

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Boy with frog…

Boy with Frog, 2009, Charles Ray, Bourse de Commerce Pinault Collection, gildalliere, hiver 2022

Conçu par Charles Ray pour l’ouverture de la Punta della Dogana à Venise en 2009, “Boy with Frog” a été originellement pensé pour être exposé dans l’espace public. La monumentalité inattendue de l’œuvre altère profondément l’espace dans lequel elle s’inscrit. Son iconographie rappelle un célèbre type de la statuaire grecque représentant le dieu olympien, nu, s’apprêtant à tuer un lézard (l’Apollon sauroctone), et le David de Donatello brandissant la tête de Goliath. Inspiré par cette tradition sculpturale, Charles Ray, en remplaçant les dieux héroïques par un jeune garçon découvrant l’altérité et l’étrangeté, fait entrer le genre dans une forme de contemporanéité. Aussi, son immanquable nudité interroge l’évolution de la perception d’un tel sujet.

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L’art est partout…

Yves Saint Laurent et Buren, musée d’Art Moderne, Paris, gildalliere, hiver, 2022

Ses défilés s’inspiraient des toiles de Mondrian, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque… Sa fibre artistique se répartit dans six musées parisiens. Elle raconte les liens qu’Yves Saint Laurent a tissé toute sa vie entre la mode et l’art. Pour autant, la muséification ne fait pas l’artiste, même si l’immense coloriste est considéré comme le plus artiste des grands couturiers. Yves Saint Laurent a inventé la robe tableau.

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Yves Saint Laurent et Matisse…

Yves Saint Laurent, la danse de Matisse, musée d’Art moderne, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.

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Yves Saint Laurent et Matisse…

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Une expo six musées…

Yves Saint Laurent et Dufy, MAM, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne de la ville de Paris, il y a des dialogues revendiqués explicitement par monsieur Yves Saint Laurent. Il y a aussi des rapprochements visuels avec les peintres comme ces trois robes présentées devant le chef-d’œuvre monumental de Raoul Dufy, « La Fée Électricité ». Yves Saint Laurent disait que le tissu était pour lui comme un tube de couleur. Cette démarche de qualité m’a fait redécouvrir la collection permanente.

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Une expo six musées…

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Des nuances de bleus…

L’intérêt d’une maison, c’est d’être une planque. Un dedans. Un instant de bonheur écervelé. Un ventre de pierre et de bois où il est facile de se sentir à l’aise et de se régénérer. La maison vous guérit d’un trait. La couleur est libératrice. Les nuages gris bougent vite. Agnès crée des couleurs, des enduits de chaux ou d’huile de lin et se prend au jeu de ranger ce qui traîne. Alors c’est là que les nuances se réactivent.

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Des nuances de bleus…

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L’instant présent…

Le dressing, Agnès Emery, Bruxelles, Gilles Dallière, Francis Amiand.

Le rêve d’habiter poétiquement sa vie, d’en décider autrement qu’elle n’était prévue, de s’éloigner des boîtes carrées où l’on nous range, ne fait au fond que se poursuivre. J’aurais passé bien des années à vivre en marge. Jamais vraiment content d’être enfermé. Il est dur d’être réellement admis dans la mêlée où chacun s’occupe de tous.

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L’instant présent…

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Bilou Bilou, je suis…

Chaise Bilou Bilou, Créée par Romeo Sozzi, éditée par Promemoria, Photographiée par Richard Alcock et Gilles Dallière

Je suis comme une amante perdue, serrée dans mon fourreau de velours noir. Je suis Bilou Bilou, la chaise élégante qui se promène légèrement vêtue sous les arcades du Palais-cardinal entre les ailes de Montpensier et de Valois. Regardez-moi… Il y a du soleil dans mes yeux… Regardez-moi… Regardez-moi bien dans les yeux. Orgueilleuse, je vous plante tout au fond du cœur tant de couleurs que ça va vous faire mal. J’avance vers vous lentement et je suis capable de me donner ou de vous refuser, de vous faire languir, douter ou de vous aimer…

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Bilou Bilou, je suis…

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De l’abstrait au figuratif…

Ceramica abbracciata, Brute, Clarisse Tanchard, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

Et même si elle mord des assiettes, Clarisse Tranchard, maîtresse de la forme et de l’ironie, revisite des pièces de céramique iconiques de la maison italienne Ceramiche Rometti. Elle plonge ses mains et ses tatouages dans la surface lisse de la terre cuite. Elle l’étreint, la transperce, la griffe. Elle joue les funambules sur la frontière entre sens et non-sens tout en perpétuant un savoir-faire ancestral. Des paires de vases uniques qui vont de l’abstrait au figuratif. Joyce Gallery Paris.

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De l’abstrait au figuratif…

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