L’impertinence

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Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock

Je suis en noir, seule, devant le plâtre monumental du centaure mourant d’Antoine Bourdelle. Je suis en noir parce j’aime ça. Je suis en noir en hommage à Balenciaga. Noir lumière, noir satin, noir jais, noir velours, à quelques millimètres près tu me cisèles la silhouette. Grâce à toi, je suis ajustée de la tête au pieds, vibrante comme une nuit sans étoiles à l’exemple de l’épure de ce technicien hors normes dont Dior disait : « Le vêtement était sa religion ». Je suis tout en noir. Austère ? Pas du tout, je suis audacieuse, piquante et fatale…
All in black, alone, before the monumental plaster of a dying centaur by Antoine Bourdelle. In black because l like it. In black in homage to Balenciaga. Black light, black satin, jet black, black velvet. It’s almost as if you were carving my silhouette. Thanks to you, I am a perfect fit from head to feet, vibrant, like a starless night, according to the example of the sketches of that peerless craftsman, of whom Dior once said :” Clothing was is religion”. All in black. Austere ? Not at all ! I am bold, barbed and lethal…

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L’impertinence

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douce année 2018

Palais des Beaux-Arts, Nice, gildalliere,2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

La façade du palais de la princesse Élisabeth Kotchoubey est magnifique. Il y a de la grandeur dans cette architecture typiquement italienne et de l’intime dans le choix de ces tons ocre rouge. La vie à cette époque est un décor, elle tournoie sur un pas de valse, s’enivre de la gouaille chamarrée des cliques claironnantes de la Russie des tzars. Aujourd’hui elle abrite le musée des Beaux-arts de Nice. Je vous souhaite une très heureuse année 2018.

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douce année 2018

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Kérylos

les lustres de la Villa Kérylos
Photo/Gilles Dalliere

Des fleurs de verre soufflé se suspendent et se balancent sur les ors d’un plafond maquillé. Au clair de leur pâleur, elles se reflètent au dessous de la lune, dans l’écume éclatée des caissons fabriqués sur l’océan de la nuit.

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Kérylos

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A l’automne des saisons, l’architecture grandit

Fondation Cartier, architecture, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dalliere

C’est l’automne devant la fondation Cartier pour l’art contemporain. Les feuilles rapetissent devant la transparence trompeuse de la façade. Face à ce mur de verre, les arbres dévorent l’architecture, son entrée, ses couloirs, ses escaliers, la chaleur, les froids, les espaces et les non-espaces comme pour s’en débarrasser.

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A l’automne des saisons, l’architecture grandit

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les lignes architecturées

terrasse, Kérylos, gildalliere, 2017-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

Le jardin suspendu sur la mer bute sur une architecture feinte d’une rare somptuosité. Les lignes rouges, réduites à l’essentiel, dominent le bleu du ciel. Le blanc des murs absorbe la lumière. Tout changement du point d’observation ne peut que déboucher sur la prise de conscience de la valeur relative et éphémère de ce point de vue architectural cohérent et parfait.

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les lignes architecturées

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Les lignes

Epure, Kérylos, gildalliere, 2017-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dalliere

Elles courent, elles tirent, elles soulignent les murs maculés de blanc, elles se croisent dans l’azur du ciel sans jamais se rencontrer. Les frises et les palmettes s’amusent de cette rigueur du peu et du fragile. Depuis 100 ans, elles surlignent l’architecture classique, précieuse et sophistiquée de la Villa Kérylos. #Architecture#lines#classical#dream#photography📷#blackandwhite#gildalliere#leicam240#villakérylos🌀☀️

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Les lignes

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Architecture éphémère

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Photo/Gilles Dalliere

L’incroyable œuvre monumentale d’Edoardo Tresoldi. Une coupole en grillage aérien qui se frotte aux verrières du bâtiment germanopratin du Bon Marché

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Une place au paradis

le soleil levant, cimetière, Nice, gildalliere, 2017-Modifier.jpeg
Photo/Gilles Dalliere

J’aime les cimetières parce que l’on finit toujours par mourir… J’aime ce silence pétrifié… J’aime ces architectures de la nostalgie que nous cherchons à couvrir de fleurs et que parfois nous couvrons de statues faites par des sculpteurs pour accompagner nos rêves dans le vide… Dans celui-ci, l’art funéraire est remarquable. C’est un musée à ciel ouvert. Sur une des urnes, à l’entrée du cimetière j’ai été frappé par cette inscription : « Ils m’ont bien persécuté et pourtant ils ne m’ont pas abattu ». Plus loin, une autre « renferme du savon à la graisse humaine fabriqué par les allemands du IIIe Reich avec les corps de nos frères déportés ». Le temps passe mais il n’efface ni la douleur ni le souvenir. À Nice, J’aimerais que toute la tristesse du monde se dissipe mieux dans les vents du cimetière de la colline du château.

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Une place au paradis

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Masséna

Famille Murat, Nice, gildalliere, 2016-Modifier.jpg

Photo/Gilles Dalliere

Le très académique escalier du Palais Masséna. Sur la toile marouflée de François Flameng le maréchal est représenté statufié entre deux colonnes entouré du prince de la Moskova, du duc d’Elchingen, de la princesse d’Essling et de son père, du duc de Rivoli, de la duchesse d’Albufera, des princes et princesses Murat, de Madame d’Attainville et d’Eugénie Bonaparte, princesse de la Moskova. L’habileté de coloriste de Flameng, sa maîtrise dans le rendu des tissus et sa capacité à imiter les maîtres du XVIIIe siècle comme Nattier affirmèrent sa notoriété de portraitiste au point même de se retrouver emprisonné par ce succès jusqu’à la fin de ses jours.

 

 

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Masséna

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Rive gauche, rive droite.

CASSINA RIVE-DROITE_1

À l’occasion de son 90ème anniversaire Cassina ouvre son deuxième showroom parisien rive droite.
La directrice artistique de la marque, Patricia Urquiola, cloisonne l’espace de 230m2 par la couleur et grâce à des éléments contemporains comme des plaques de verre et des cloisons en aluminium. De part et d’autre d’un axe en terrazzo, les produits emblématiques de la marque sont revisités. Le bleu, l’orange, le rouge, le noir, soulignent des mises en scène accueillantes, séparées par des écrans graphiques en aluminium anodisé créant des perspectives variées au gré de l’éclairage. Une philosophie qui lui permet de s’accaparer l’espace avec générosité tout en développant des capacités de réflexion autour d’un design créatif. Un lieu de vente, oui, mais un regard inspiré qui casse nos codes de perception pour mieux s’ouvrir à une nouvelle créativité imaginative.

Cassina Rive-Droite
129 rue de Turenne 75003 Paris
cassina.com

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Rive gauche, rive droite.

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