Yves Saint Laurent et Matisse…

Yves Saint Laurent, la danse de Matisse, musée d’Art moderne, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.

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Yves Saint Laurent et Matisse…

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Une expo six musées…

Yves Saint Laurent et Dufy, MAM, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne de la ville de Paris, il y a des dialogues revendiqués explicitement par monsieur Yves Saint Laurent. Il y a aussi des rapprochements visuels avec les peintres comme ces trois robes présentées devant le chef-d’œuvre monumental de Raoul Dufy, « La Fée Électricité ». Yves Saint Laurent disait que le tissu était pour lui comme un tube de couleur. Cette démarche de qualité m’a fait redécouvrir la collection permanente.

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Une expo six musées…

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La couleur…

Ici, me reviennent les peintures de Ernst Ludwig Kirchner, de Franz Marc, d’Emil Nolde vues lors d’une exposition sur la couleur. J’étais transfiguré à force de plonger dans de telles nuances. Chez Agnés Emery, une vivacité folle traverse les pièces. La lumière tamisée de Bruxelles revenait sur son visage en bondissant sur les murs. Elle était devenue, là sous mes yeux, l’un des modèles d’évidence de ce mouvement Die Brücke que j’aime tant.

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La couleur…

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À vos lettres…

Les allées du Palais Royal, à la recherche de Colette, Paris, gildalliere, hivers 2020

Ici, tout m’inspire, l’architecture, le jardin, le ciel, l’histoire, les enfants qui jouent, les passants, le jeu de l’ombre à la lumière. Presque partout où je m’installe, les chaises et les bancs sont des poèmes. 18 textes de femmes sur la rue du Beaujolais, dont la moitié signée Colette. 18 textes d’hommes, dont la moitié signée Cocteau côté Montpensier. Au total, 20 auteurs du XXe siècle. Merci Michel Goulet.

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De l’abstrait au figuratif…

Ceramica abbracciata, Brute, Clarisse Tanchard, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

Et même si elle mord des assiettes, Clarisse Tranchard, maîtresse de la forme et de l’ironie, revisite des pièces de céramique iconiques de la maison italienne Ceramiche Rometti. Elle plonge ses mains et ses tatouages dans la surface lisse de la terre cuite. Elle l’étreint, la transperce, la griffe. Elle joue les funambules sur la frontière entre sens et non-sens tout en perpétuant un savoir-faire ancestral. Des paires de vases uniques qui vont de l’abstrait au figuratif. Joyce Gallery Paris.

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De l’abstrait au figuratif…

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Bas les masques…

Les allées du Palais Royal en hiver, Paris, gildalliere, hiver 2022

Je parle de souffle, d’un besoin d’oxygène, mais je pense à la respiration de l’âme, à cet appel qui, parfois, nous attire ailleurs, loin, très loin des autres, loin de notre vie avec les autres, de notre vie sans nous avec eux, pour être un moment seul.

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Bas les masques…

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Totémiques…

Brute, exposition d’objets d’art, Akim Zerouali, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

On se demande pourquoi ces représentations totémiques sont accompagnées de règles d’action ? À première vue, le totémisme déborde le cadre d’un simple langage. Il ne se contente pas de poser des règles de compatibilité ou d’incompatibilité entre des signes, il fonde une éthique. Enfant Akim Zerouali taillait des crayons. Aujourd’hui c’est la matière brute qui semble être à l’origine de son art. Le bois brûlé y règne en maître. 

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Totémique…

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C’est du béton…

Chandigarh, le secretariat, Le Corbusier, India, gildalliere, hiver 2010

J’aime quand les murs opposent des formes libres à la géométrie, les horizontales aux verticales, le traditionnel à l’invention, les pleins aux vides, les pentes douces ou abruptes aux perspectives ondulées de l’horizon, le béton discipliné à la végétation spontanée, le jeu des couleurs au ciel immense. Ils peuvent être secs ou humides. Ils peuvent abriter dans leurs fissures d’imprévisibles mousses de toutes sortes, et puis on peut les colorer, on peut les cacher derrière des tissus, les enfermer dans toute une effervescence de formes. C’est tout cela qu’a voulu Le Corbusier à Chandigarh.

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C’est du béton…

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Couleurs…

Les colonnes de la Haute Cour, Chandigarh, Inde, gildalliere, printemps 2010

Il est parfois approprié de photographier en couleurs, et parfois non. J’ai pensé que je ne devais utiliser la couleur que lorsque je ne pouvais pas faire autrement, quand les couleurs, comme ici, mises les unes à côté des autres, ont leur histoire, plus ou moins dévoilée, quand elles ont vraiment une histoire à raconter.

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Couleurs…

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Un pastel vibrant…

Les couleurs de la Haute Cour, Chandigarh, Le Corbusier, Inde, gildallière printemps 2010

Au Palais de la Haute Cour, la couleur n’a rien d’excessif. Les piliers sont revêtus de tons pastel vibrants qui font chanter le béton. Dans la lumière éblouissante, le vert, le jaune, et le saumon affirment autant de hardiesse que les cylindres qu’ils colorent. À gauche et à droite aussi, la couleur est omniprésente. Elle apparaît à travers les ouvertures et ne cesse de changer et d’étonner. Et si, lorsque l’on se trouve au pied des piliers, on lève les yeux, le regard découvre le bleu du ciel.

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Un pastel vibrant…

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