
À Venise, il est des cours où le temps semble avoir cessé de compter. Les murs gardent la mémoire des saisons, tandis que quelques bustes, suspendus à la façade, veillent en silence sur les siècles écoulés. Ici, la Sérénissime ne cherche pas à éblouir, elle dévoile sa beauté secrète, celle des lieux qui ne se donnent qu’à ceux qui acceptent de s’arrêter. @gillesdalliere

En dehors de la beauté secrète propre à la Sérénissime, il y a une forme d’humour dans ce cliché, où ces hauts personnages réduits à l’état de bustes repêchés du naufrage sont alignés horizontalement — c’est-à-dire soumis à l’égalité — et comme abandonnés à leurs seules larmes pour pleurer.
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