À Garibaldi.

Eglise Saint Martin Saint Augustin, Nice gildalliere, 2019 L1016465-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière/Eglise Saint-Martin_Saint_Augustin/Nice

Dans la lumière, des grappes de touristes descendent les rues de la Vila-Vielha, mais personne ne vient s’accrocher aux lignes architecturées de l’église Saint-Martin-Saint-Augustin. Pour la grande histoire, c’est ici qu’on a baptisé Garibaldi. Sur la façade revêtue d’un enduit à la chaux, se déploie la palette des tons chauds, jaunes mats, ocres nuancés où Siennes brûlés, rehaussés de lignes géométriques, de corniches, de bandeaux et autres décors. Son style baroque, se sert du ciel comme d’un miroir de poche.

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À Garibaldi.

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L’ombre et la lumière.

L'ombre et la lumière, Niki de Saint Phalle, Centre d'art la Malmaison, Cannes, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Niki de Saint Phalle/Ombre et lumière/La Malmaison/Cannes

“À travers les images, je piétine mon père, je l’humilie de toute mes forces et je le tue”.
Ce qu’une femme a fait, seule une femme peut le défaire.
De l’une venait toute consolation, (Jackie, 1965).
De l’autre, en arrière-plan, vient l’inconsolable, (Daddy : Crucifix, 1972).
À Cannes, la Malmaison et la Villa Domergue mettent en lumière les tourments de Niki de Saint Phalle. C’est l’amer et le suave. Deux gestes dans le même geste. Celui qui enfonce son couteau aux jointures, et celui qui croise la laine sur le tissu. Une main de brute pour saisir l’immense, une main de fée pour saisir l’infime.
C’est l’ombre et la lumière.

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L’ombre et la lumière.

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Le sommet de la vie.

La terrasse de la Villa Kérylos, Beaulieu sur mer, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Villa Kérylos/Beaulieu sur mer

J’écoute les assauts de l’eau contre le dogme pierreux de la villa Kérylos. J’ai levé la tête sur les lignes géométriques de la terrasse. Le sommet de la vie, serré dans une page bleue azur, fermée sous les reproches du soleil. J’aime qu’il y ait de l’air dans une page. Je la marge pour sentir le grand large. Le sommet de la vie, veux-tu que je te dise ce que c’est ? C’est écrire une lettre d’amour, sentir le feutre appuyer sur le papier, et voir le papier s’ouvrir à un jour plus grand que le jour.

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Le sommet de la vie.

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Fondation Don Bosco.

Façade, Don Bosco, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Don Bosco/Façade/Nice

La tourterelle ne quitte pas le soubassement de l’église Don Bosco. Elle se déplace de temps en temps d’un quart de tour afin de donner moins de prise au vent qui rebrousse le duvet cendré de sa gorge. À la vue d’une autre tourterelle filant dans l’air, elle s’arrache de sa mélancolie d’enfant unique et, dans un jaillissement de lumière, suit sa nouvelle amie dans la grande rue du ciel.

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Fondation Don Bosco.

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Art déco.

Le Majestic, escalier, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Le Palais Majestic/ Nice

La lumière, tamisée d’Art déco, panse des plaies invisibles. L’architecture est un spectacle, et on devrait se mettre dans un fauteuil de velours rouge pour l’admirer. Un mur ouvert comme celui-ci : c’est un livre. Je deviens moi-même une des phrases de son histoire, et j’ai alors le bonheur d’être presque aussi intelligent que le rayon de soleil qui traverse ces fenêtres.

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Art déco.

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L’Iliade et l’Odyssée.

Bas-relief, villa Kérylos, Beaulieu sur mer, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Villa Kérylos/Beaulieu sur mer

J’ai tiré les rideaux sur le monde des mouches et des cafards, pour les ouvrir sur le Panthéon de Théodore Reinach. Je me suis mis à rêver des naufrages homériques, de l’Iliade et de l’Odyssée. Des armures balancées sur l’écume des mers. D’Ulysse qui quitte l’univers de Poséidon et du Cyclope pour rejoindre le monde du blé et de Pénélope. Les rêves d’un homme parfait, si vide, si pur, si transparent, que pour toute chose, les êtres et les objets viennent s’abreuver en lui.

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L’Iliade et l’Odyssée.

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L’ombre et la lumière.

Musée Matisse, Nice, ombres et lumière, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Musée Matisse/Nice

J’ouvre les yeux, et je vois bien ce qu’est le monde. J’y vois beaucoup d’ombres. J’ai raclé le fond de mes poches pour en sortir tous les visages menteurs et les croyances jaunies. Je sais où je veux aller. Je veux aller au ciel, même s’il donne sur un terrain vague.

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l’ombre et la lumière.

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