Néo-classique

Villa  Starzynski, Entrée, Nice, promenade des Anglais, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Villa/Promenade des Anglais/Nice

En 1873, le comte Starzynski demande à Sébastien-Marcel Biasini d’édifier une villa. Ce dernier conçoit une bâtisse élevée sur rez-de-chaussée et un étage, dans un élégant style néo-classique, en retrait de la Promenade des Anglais. L’art baroque et la Belle Époque ont si profondément marqué la ville que l’on oublie ce style qui apparaît à la fin du XVIIIe siècle et qui aspire à retrouver la solennité et la grandeur héroïque dans la simplicité des temps antiques. Dans les années 30, la villa subit des travaux d’agrandissement. Les frontons furent supprimés, et on ajouta trois étages. Il ne reste plus sur la façade que les niches et les sculptures et l’entrée qui distribue les appartements. Finis le fumoir arabe aux murs carrelés de faïence, les plafonds à caissons représentant des paysages orientaux, toute l’ornementation s’est noyé dans le pêche Melba de la French Riviera.

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Néo-classique

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L’ombre d’un doute

Contraste, promenade des anglais, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Promenade des Anglais/Nice

Une façade éventrée de vilaines fenêtres, jaunâtre, fatiguée, vieillie, souffreteuse et vaincue, semble lasse de vivre quand une ombre, parente de Mallet-Stevens, linéaire, propre, nette, structurée, ce met à parler en maîtresse, faisant corps avec l’architecture. Du coup, il devient impossible de séparer l’une de l’autre sans risquer de détruire l’œuvre elle-même.

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L’ombre d’un doute

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Des murs d’écriture.

Entrée, les Roches Noires, Trouville sur mer, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Les Roches Noires/Trouville sur mer

Respirer, juste le temps d’un instant, respirer au travers d’un regard, celui de Marguerite Duras, et mon corps s’envole sur l’écume d’une vague. J’arpente le corridor pêche Melba baigné d’une lumière tamisée comme un appel à s’égarer. Au printemps, le lustre aux pampilles défraîchies fait tomber une clarté jaunâtre sur les insomnies du voilage qui suinte le poison d’une mescaline buvant les murs d’écriture.

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Des murs d’écriture.

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Un Balcon sur le temps

Un balcon sur le ciel de Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Paris 18éme

Un balcon sur le temps. « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre… De là vient que le plaisir de la solitude est une chose incompréhensible… » Pascal.

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Un Balcon sur le temps

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Respirer

Les roches noires, Trouville, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Les Roches Noires/Trouville-sur-mer

Les Roches Noires sont toujours un voyage, pour quiconque approche ce bâtiment qui reste ensorcelé par la présence de Proust, chambre 101, et celle de Marguerite Duras, chambre 105. Dans ces corridors mystérieux et déserts, scintille une lumière tamisée comme un appel à s’égarer. Le vent souffle à travers les fenêtres usées de la cage d’escalier donnant sans répit sur la mer immense. Se poser au vent des embruns, sentir son souffle qui caresse mon âme. Respirer.

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Respirer

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La porte dessinée.

Essaouira, HLD, gildalliere, 2008
Photo/Gilles Dallière/Essaouira/Hervé le Douarec

L’art compte dans la vie de cet homme. Lui-même n’est qu’un miroir, pure surface réfléchissante, en quête d’un reflet supérieur. Le reflet change d’une semaine à l’autre, d’un mois au suivant. Le couloir est vide. La porte est dessinée. Les murs n’ont pas gardé la voix des objets. L’homme assemble les débris du miroir qui s’obstine à multiplier le même mur. Qu’importe si l’envers n’est pas conforme à l’endroit. Les objets recomposés répètent le même bruit fêlé quand ils n’ont rien à se reprocher.

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La porte dessinée.

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L’enfilade

Essaouira,HL, gildalliere, 2008
Photo/Gilles Dallière/Hervé le Douarec/Essaouira/Maroc

Arrivé à l’étage, plongé dans l’obscurité, j’ai pris la décision d’entrer de force dans n’importe quelle chambre et d’occuper la première que je trouve vide. Je suis resté dans le couloir, devant l’enfilade des portes, de part et d’autres séparées par des espaces assez larges. Elles sont toutes pareilles : grises, d’un gris bleuté, larges, symétriques, ouvertes et bien propres. Et tandis que je regarde le couloir, je cherche désespérément un signe, une trace, une référence qui pourrait être au moins un point d’orientation pour comprendre où je suis. Mais rien.

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L’enfilade

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