Souvenir renouvelé

Bibliothèque, Robert Gervais 2011
Photo/Gilles Dallière

Gustave Flaubert a dit : « c’est une belle chose qu’un souvenir, c’est presque un désir qu’on regrette. » je ne regrette rien, et dans ce souvenir tout ce que je suis est là : l’amour de l’art, l’admiration du beau, le large compas ouvert sur toute chose, l’amour suprême de la forme, la religion du cadrage, l’interprétation, la mise en place, la composition, une course inlassable vers l’idéal. Pour qui prend un peu de hauteur, pour qui voit les choses avec quelques attentions, on retrouve encore bien plus qu’on ne trouve ; mille notions que l’on avait en soi qu’à l’état de germe s’agrandissent et se précisent, comme un souvenir renouvelé.

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Souvenir renouvelé

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Soufflé d’or et de lumière

Valmarena, lustre de Venise, gildalliere, 2011
Photo/Gilles Dallière

Loin de ces rendez-vous savamment organisés, fait de mille éclats bleus, je regarde le temps chavirer dans les eaux profondes du lac de Côme. Dans ce flou artistique il n’y a pas d’ombre sans lumière. Cette harmonie secrète mène à l’indolence et l’envie me gagne de laisser le temps couler dans ce silence mystérieux qui résonne jusqu’au bout du ciel. Tout est là pour la mise en scène. Dans l’écrin du soleil couchant la pénombre glisse dans les cristaux de verre du lustre de Venise. Un rêve d’or et de ténèbres.

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Soufflé d’or et de lumière

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L’ammonite de béton brut

Escalier, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Sans ornement l’escalier prend l’apparence d’une ammonite. En son centre l’espace vertical monte dans un vide qui donne de l’ampleur à la construction. La beauté intrinsèque de la peinture écaillée, du béton brut, du plâtre mis à nu, de la main courante en fer rouillé, du sol buriné est ouvertement accentuée par le travail du temps. La force de cette spirale semble rejoindre l’énergie cosmique de l’espace. Le vide résonne d’un silence magnifique.

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L’ammonite de béton brut

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L’intense obscurité

Bol, nature morte, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Entre Orient et Occident, il faut apprendre à être paisible. Il faut apprendre à regarder la lumière sculpter l’objet. Un objet précis posé sur un coussin de soie rouge confronté au couvercle d’un vieux coffre de bois d’une beauté imparfaite. Dans le bol, il y a le vide. Autour, la pénombre est essentielle. Le rayon de soleil qui illumine l’intense obscurité révèle l’incroyable beauté de la robuste structure du bois.

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L’intense obscurité

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La lumière

Ombre et lumière, Anvers, gildallière, 2006
Photo/Gilles Dallière

La lumière donne la vie. Elle remplit le vide. Quelques meubles bien choisis, résistants aux tendances et aux modes, enrichis par la caresse du temps, une photographie accrochée à minima et le silence. Le vide est l’espace où se déploie l’essentiel et la simplicité est le résultat direct d’une réflexion profonde.

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La lumière

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Composition

Nature morte, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Laisser une chose incomplète la rend intéressante et procure le sentiment qu’il reste de la place pour son développement.
Yoshida Kendo

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Composition

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Le palais Lascaris

le palais Laascaris, Nice, gildalliere, 2016
Photo/Gilles Dallière

Dans ce palais solide et pittoresque, perdu au cœur du vieux-Nice, les dissonantes et âpres notes baroques nous mènent dès l’entrée à l’escalier monumental. Entourés d’arcades de marbre, de trompe l’œil et de statues, les murs aquarellés d’ocre rose répandent un jour mystérieux qui invite à la méditation. Et même si les pierres s’étiolent distillant un charme fugace, c’est un bijou de grand seigneur italien aux allures de palais.

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Le palais Lascaris

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L’ombre à la lumière

escalier 19OO, Paris, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Les départs d’appuis ornés de volutes, d’arabesques et d’entrelacs végétaux fixent l’éclat de la ferronnerie dans une demi-obscurité. J’oppose l’ombre à la lumière, l’oblique à la perspective afin d’obtenir une image parsemée des éclats lumineux de la pierre, et du cristal des suspensions retenues par les courbes sculptées des fers forgés. La clarté d’un puit de lumière inonde le cœur de l’escalier de ses toniques bienfaits.

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L’ombre à la lumière

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Le conte de Fès…

Fontaine, Fès, gildalliere, 2014
Photo/Gilles Dallière

Peux-tu acheter le parfum d’une rose sans la rose, écouter le son d’une musique sans l’instrument, entendre le chant du rossignol sans l’oiseau ?
L’amour est un mendiant qui cache un trésor dans ses guenilles et celui qui demande l’aumône peut gagner une couronne. Et c’est bien ici l’histoire d’Abdou qui vit et règne à Fès au palais al-Glaoui. Il s’est fait la mémoire de cette demeure abandonnée de la Médina. Il est le garant de l’usage abondant des compositions géométriques de ce monde féérique et plus que jamais il faut l’aider à se battre pour garder en mémoire l’architecture de son islam des lumières.

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Le conte de Fès…

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la lumière éternelle

Laure Welfling, Tanger, gildalliere, 2005
Photo/Gilles Dallière

Comment pourrais-je oublier ce palais des mille et une nuits ?
Comment ne pas entendre le long silence de tout ce blanc ?
Comment ne pas comprendre que derrière la porte entrouverte le chemin s’élargit progressivement vers la lumière ?
L’ombre se meurt.
Dans cette clarté tout s’achève, tout commence et tout est à venir.
L’image est installée, elle n’a plus besoin d’explications.
Mes yeux s’y accoutument lentement.

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la lumière éternelle

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