Clichés/expositions

Au coeur des Arts Décoratifs du XXème et du XXIème siècle

lacoste
Le stand de la Galerie Jacques Lacoste

Le PAD (Paris Art + Design) est bel et bien le passage obligé des amateurs de design et de curiosités. Pour cette 19ème édition le meilleur des Arts Décoratif du XXème siècle se met en scène du 26 mars au dimanche 29 mars dans le jardin des Tuileries, soit 65 exposants sur une surface de 4750 m2, un équilibre parfait mis en ambiance par Franz Potisek. Le prix du PAD Paris 2015 récompense l’esprit ROYÈRE de la Galerie Jacques Lacoste.

Le prix des Arts Décoratifs du XXème siècle est attribué à la galerie HP le Sudio pour la banquette de cette grande dame de la tradition moderne viennoise, Anna Lülja Praun, (1906-2004).

Il ne me reste plus qu’à vous montrer en vrac ce que j’ai particulièrement aimé.
Dans l’ordre des photos : l’installation sur mesure de OS & OZZ : la lampe « MONO-LIGHT », en cuivre, mousse de silicone, LED-TL et aluminium de l’incontournable Marie-Bérangère Gosserez.
http://www.galeriegosserez.com.
L’imposant cheval en bronze et la tête de bélier de JEAN-MARIE FIORI trônent au milieu du bestiaire de Pierre Dumonteil.
http://www.dumonteil.com.
La véritable prouesse sculpturale de la « GROWTH TABLE » de MATHIAS BENGTSSON, en noyer massif chez Maria Wettergren, de la haute couture.
http://www.mariawettergren.com.
La forme pure de ce masque funéraire CHANCAY du Pérou en bois et pigments présenté par le très jeune Pablo Touchaleaume, il a 25 ans.
pablo.touchaleaume@hotmail.fr
Le best of du design brésilien des années 40 à 70. Paul Viguier et Candice Fauchon mettent surtout en avant la chaise « TRIPODE » du maestro JOAQUIM TENREIRO, père fondateur du modernisme brésilien.
http://www.james-paris.com
L’extraordinaire travail de la manufacture de Sèvres et de JOSEPH GUARDIOLA autour du vase « BATH ». Il est un des maître du mouvement des Arts Décoratifs.
http://www.didier-luttenbacher.com
L’ensemble de la présentation de Franck Laigneau,l’espace est plongé dans le noir, c’est une lumière directionnelle qui met en avant la modernité de l’école d’Amsterdam et l’univers cubiste de FÉLIX KAYSER.
http://www.francklaigneau.com
C’est heureusement le musée des Arts Décoratifs qui achète le collier en argent de TAPIO WIRKKALA à Hélène Greiner.
http://www.martel-greiner.fr
C’est à l’image des gratte-ciel que PAUL EVANS imagine en 1970 cette enfilade en patchwork d’acier chromé et poli.
http://www.portuondo.com
Mis à part le vase vert d’ETTORE SOTTSASS qui serait parfait dans ma collection, l’installation modulable du jeune designer MATHIEU PEYROULET GHILINI en porcelaine et corde est élégante. Le garçon ne se prend pas la tête et rien que pour ça on lui souhaite beaucoup de client.
http://www.sevresciteceramique.fr
pour mettre en valeur l’abstraction graphique de la collection « REFLETS DÉCALÉS » dessinée par Hervé Langlais, PERRIN & PERRIN, Martine et Jacki, défient le verre. Un matériau avec lequel ils ont mis au point une méthode unique, le « BUILT-IN-GLASS ».
http://www.negropontes-galerie.com
La sagesse de Béatrice Saint-Laurent devant l’incroyable travail sur les meubles d’appoint en porcelaine « POST FOSSIL » de DJIN BERGER.
http://www.galeriebsl.com
La beauté symbolique de cet « AVENTURIER » peint en 1943 par OMER VAN DE WEYER.
http://www.vincentlecuyer.com
Et même si tout est parfait chez Clara Scremini, j’aurais mis plus en avant les pièces de MICHAEL GLANCY, grand alchimiste américain du verre contemporain. Ces pièces, uniques, en verre soufflé et taillé, sont incrustées de cuivre et d’argent. Ça ne peut séduire que des grands collectionneurs.
http://www.clarascreminigallery.com

http://www.pad-fairs.com/

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Clichés/expositions

Lanvin : Madame Jeanne


Photos/robes/Katerina Jebb

Son directeur artistique Alber Elbaz et le Palais Galliera célèbrent Jeanne Lanvin. Elle débute comme modiste et ouvre en 1885 à l’angle du 22, rue du fbg St Honoré sa première maison de mode. La naissance de sa fille Marguerite dite « Marie-Blanche » va démultiplier son désir de création et le succès de ses modèles pour enfants est tel qu’en 1909 Jeanne Lanvin entre dans le monde fermé des maisons de haute couture. Le « chic ultime » c’est le noir, mais sa couleur fétiche c’est le bleu « Lanvin », un bleu Quattrocento comme « un morceau de ciel trempé dans un champ de lavande ». En 1927, elle lance « Arpège » et son fameux flacon boule pour les 30 ans de Marguerite qui épouse en secondes noces le comte Jean de Polignac. C’est à cette occasion que le logo de la maison dessiné par Paul Iribe représente la mère et la fille se tenant par les mains. L’art est au plus près de la mode, elle ouvre en collaboration avec Armand-Albert Rateau un département décoration. En 1926 après avoir taillé le costume sur mesure de l’académicien Edmond Rostand, elle entre dans l’univers feutré du tailleur pour homme. Aujourd’hui, à 125 ans, Lanvin est la plus ancienne maison de couture en activité. Le Palais Galliera rend hommage à une femme d’affaires discrète et raffinée. Carnets de voyages, échantillons, broderies, surpiqûres, rubans, soit une centaine de modèles illustrent le succès de Jeanne Lanvin qui envisageait la mode comme un style de vie.

Exposition « Jeanne Lanvin » du 8 mars au 23 août 2015. Palais Galliera. Musée de la mode de la ville de Paris. 10, avenue Pierre Ier de Serbie. 75016 Paris.
http://palaisgalliera.paris.fr

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Autoportrait de Piero Fornasetti, 1941-1945
© Courtesy Fornasetti

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Cette video est parfaite, elle me permet d’en rajouter une couche. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas rater l’exposition Piero Fornasetti aux Arts Décoratifs. Dans ce monde « post-moderne » dès 1930, il transpose des dessins, des images, des jeux de collage, avec humour sur n’importe quelle surface et ça c’est de la DÉCORATION. La scénographie de Giulio ALBERTAZZI est géniale et dans la grisaille du quotidien, même si le printemps pointe son nez, je peux vous dire que ça fait du bien.
Commissariat
• Barnaba FORNASETTI
• Olivier GABET directeur des musées des Arts Décoratifs

pierro-fornasetti
Le catalogue de l’exposition, sous la direction de Patrick Mauriès, 55,00 €, 292 pages, 400 illustrations, 19 x 33 cm, Relié plein papier.

Les Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 55 57 50
Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries
Autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95

Clichés/expositions

« La folie Pratique »

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Clichés/expositions

L’architecte de l’illusion

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On croit toujours tout connaître de Piero Fornasetti. Ce créateur atypique, autodidacte de formation, s’installe enfin aux Arts Décoratifs. Sa fantaisie et ses paysages métaphysiques vont encore nous étonner. De ses débuts comme peintre, de son activité d’imprimeur, de son talent de décorateur, cette rétrospective va nous révéler bien des surprises. Mille pièces de 1913 à 1988 brossent le portrait d’un génie qui, en collaboration avec l’architecte Gio Ponti nous entraîne dans l’univers de l’illusion et de la poésie. Découvrons cette œuvre protéiforme : un style théâtralisé qu’il définie comme «pré-post-moderne» et qui nous apprend à lire l’ornementation sous toutes ses formes.
À lire : Fornasetti, designer de la fantaisie de Patrick Mauriès chez Thames & Hudson.
Piero Fornasetti : « La Folie Pratique »
Du 11 mars au 14 juin 2015
Musée des Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
http://www.lesartsdecoratifs.fr

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En clin d’œil à l’exposition qui lui est consacrée, son fils Barnaba Fornasetti expose 5 pièces autour de notre iconique Marianne. Une nouvelle collection entièrement façonnée à la main que vous trouverez en exclusivité chez l’Éclaireur 10 rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.
http://www.leclaireur.com

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Clichés/décoration

Nuit blanche en passementerie

PDO - Cablé optique Luciole DECLERCQ PASSEMENTIERS
Sortie de l’éclatante restauration du canapé capitonné du salon de thé de l’impératrice Eugénie au château de Compiègne, Il a fallut deux ans de travail à Declercq Passementiers pour mettre à jour cette incroyable collection lumineuse. La mise au point de « Luce » c’est faite en association avec le studio Design Percept et Brochier Technologies. Les franges, les câblés, les embrasses s’illuminent à faire rougir toutes les bouffettes, les boutons et les chardons de la terre. Alimentée d’un seul côté, la fibre optique est tissée avec la soie, la lumière froide, dépourvue de rayonnements UV et d’infrarouges, n’émet aucune chaleur. Elle s’intègre avec raffinement offrant des possibilités de création presque infinies. L’Atelier Autrement a réalisé à une torsade près ce minutieux travail de tapisserie. La mise en scène de cette incroyable innovation de haute technicité nous en a mis plein les yeux.

http://www.declercqpassementiers.fr

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Clichés/design

Du bronze à l’âge de pierre

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C’est presque une exclusivité puisque cette série « Méditerranée » sera exposée au salon du meuble à Milan du 14 au 19 avril prochain. La base en bronze de ce petit guéridon supporte tout le poids d’un marbre dont les veines s’enroulent autour de son piètement, version épurée. Tout en discrétion, le travail d’Olivier Gagnère associé au savoir faire de Promemoria ne joue pas les coups d’éclat. Il n’y a plus d’effets de style, fini les anneaux, ici le vrai luxe est une affaire de composition. Le minutieux dosage d’effets du noir Marquinia, du vert Guatemala, du brun Medicea ou du blanc de Carrare en font ressortir toute la modernité. Le marbre a bien sûre cette qualité fictionnelle, ni souple, ni chaud, mais plus riche de possibilités sensibles.
http://www.promemoria.com

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Clichés/expositions

Les couleurs de l’abstraction

Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis la rétrospective consacrée à Sonia Delaunay au Musée national d’art moderne en 1967. Il ne vous reste plus que trois jours pour voir une exposition exceptionnelle inspirée par la puissance évocatrice de l’abstraction ouverte à tous les espaces de création. Un choix délibéré qui, de 1885 à 1979 aboutit à un langage expressif où les couleurs s’animent dans les domaines de la peinture, de la mode, de l’architecture et du design. Cet après-midi, les tissus imitaient l’effet de la mine de plomb frottée sur le papier et ses arrangements géométriques acquéraient l’opacité et la matité de la peinture à l’eau. Non, Sonia n’est pas que la femme de Robert Delaunay, mais bel et bien le symbole d’une liberté épanouie.

http://www.mam.paris.fr

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Clichés/décoration

«C’est Second Empire, Madame»

La collection « Jardin d’Hiver » de Braquenié nous fait voyager au second Empire (1852 à 1870). Et c’est bien cette époque là qui fait le succès de cette maison d’édition. C’est l’éclectisme qui caractérise le style Napoléon III. Un style décoratif souvent décrié pour sa surcharge décorative. Il est bien vrai qu’on mélange tout : la Renaissance, le Louis XIV, le Louis XV, Le style Louis XVI est même baptisé « Louis XVI impératrice ». Le « Chippendale » anglais et la chine de fantaisie s’en mêlent aussi. Un «Charivari » de Jacquards, de broderies, de Damas et de velours s’invente des histoires « d’indiscrets » et de « confidents » et ça marche !
je jure que la luxuriance est de mise aujourd’hui car la tendance absolue, c’est d’oser les alliances même à la limite du bon goût.

http://www.pierrefrey.com

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Clichés/design

En verre et contre tout


Photos/Iitalia

Qui n’a pas un vase de la célèbre collection d’Alvar Aalto pour Iitalia ?
Créé en 1936, le voilà détrôné par Ronan et Erwann Bouroulec. La marque finlandaise présentait à Maison & Objet « Ruutu », une collection en verre soufflé née de la collaboration entre Iitalia et les frères Bouroulec. Dix vases disponibles en cinq tailles et sept couleurs. Délicate, c’est la superposition des transparences qui en fait un véritable atout décoratif. Entre 99 et 289 € chaque vase demande le travail de sept artisans verriers pendant 24 heures. A nous d’avoir le génie de composer cette précieuse palette de couleurs pastel et là les fleurs n’auront pas le dernier mot.

https://www.iittala.com

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Clichés/adresses

Et de deux !

Après avoir ouvert son magasin rue des Vinaigriers dans le 10e arrondissement à Paris, l’éditeur indépendant et designer Houssam Kannan s’installe aux Batignolles. Une boutique très lumineuse met en valeur ses productions très inspirées des années 50. Fabriqués dans les ateliers familiaux à Beit Chabab au Liban, les enfilades en bois recyclé, les canapés et les fauteuils recouverts de laines sourdes, les tables gigognes pop-art, les bibliothèques modulables, s’inscrivent dans le courant novateur de l’ameublement artisanal. De quoi se meubler entièrement à des prix très abordables avec une garantie de qualité irréprochable.

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Kann Design, 8, rue des Moines, 75017, Paris.
http://www.kanndesign.com.

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