Les fleurs sont des squelettes effarés et pétrifiés. Mes yeux voient des insectes d’or voler et bourdonner autour de moi. Je suis vulnérable, privé de la stabilité de conscience qui me permet d’aller librement dans le monde de l’imaginaire. #ete#sécheresse#fleursséchées#gréce@gillesdalliere
À chaque apparition, elle donne tout, et c’est beaucoup. Beaucoup de boutons, beaucoup de pétales, des tons à faire pâlir les tomates, une présence qui fait passer les roses les plus nobles pour de petites choses chétives collet monté. #fleurs#pivoine#naturemortephotography@gillesdalliere
À travers cette clarté sonore je vois ce jeune homme, nu, debout, drapé dans sa toge. Dans cette lumière d’or que la verrière diffuse en grands rayons plongeants, il prend la pose, se cambre, avoue qu’il n’a rien à cacher. Il n’est coupable de rien. Voilà l’incroyable puissance de ce jeune homme. Et surtout il n’a pas peur, il ne craint personne, non parce qu’il serait d’une force si grande, mais parce qu’il ne pense pas le mal, il ne croit pas au mal, il annule le mal. Il s’appelle Narcisse. #narcisse#sculpture#marbre#pauldubois#1867#museedorsay#leicaedc#leicamonochrom#leicacamerafrance#blackandwhitephotography@gillesdalliere@museeorsay
Il s’appelle Mercure. Il a de tout petits yeux sous des paupières à demi fermées. Il est soigneusement rasé et l’on voit une cicatrice sur le bord de sa lèvre supérieure. Ses dents sont parfaites et la raison principale de ce sourire généreux qui n’a rien à cacher n’est peut-être que cela. Sa peau est pâle, ce qui fait de son visage un grand visage d’enfant. Sa jeunesse vient de ce regard presque toujours fermé, de ses yeux myopes qui cherchent, comme si le monde était une nuit à inventer le caducée. #sculpture#museeorsay#mercure#jeanantoineidrac#marbre#leicaedc#leicacamerafrance#blackandwhitephotography@gillesdalliere@museeorsay