Clichés/design

L’obsessionnel des chaises fête ses 100 ans

Hans J Wegner, Hans Wegner, Hans Jørgensen Wegner
Durant tout le mois de septembre, Silvera Université et PP Mobler fête le centenaire de la naissance du maître danois Hans Wegner (1914-2007), star incontournable du design. On le surnommait le “roi de la chaise” ou le “faiseur de chaise”. En 1949, il fait un tabac avec la 501 appelée à juste titre : "La Chaise". Inventeur du Danish Modern, il parvient à se renouveler sans cesse tout en restant un inconditionnel du siège. Aujourd'hui son immense succès commercial est dû à l’atelier PP Mobler qui fabrique et distribue quelques unes des icônes de ce designer hors normes. Histoire d'avoir le corps dans tous ses états, Il réédite pour l’occasion 3 pièces inédites dont la version originale de la 501 à 100 exemplaires.

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100ème Anniversaire Hans Wegner avec PP Mobler
Silvera Université
47 rue de l’Université
75007 Paris
du 3 au 30 septembre 2014
http://www.pp.dk
http://www.silvera.fr

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Clichés/expositions

L’Atelier parisien d’Ida M. à Saint Ouen


Aux puces de Paris-Saint-Ouent, Charlotte de la Grandière, directrice artistique free lance et Marion Vignal, journaliste, imaginent « L’Atelier parisien d’Ida M. » a travers une sélection pointue dans différents stands du marché Dauphine. Ida M n’a pas d’âge, elle est audacieuse. Il y a quelques jours elle a repoussé les limites d’un temps dans un espace en transit : son musée imaginaire, ses obsessions, et les souvenirs de son amant disparu. Ida M. repousse les limites d’un temps éparpillé en dix étapes : sa cuisine où son amour lui sourit comme un ange gardien ; sa table, elle y fume, elle y boit, elle y accumule des objets. Sur son fil, elle pend des fétiches sans cesse réinventés par un nouveau regard. Son plan, celui des Puces, elle y fait des rencontres, elle s’y sent en famille. Son armoire accueille de tout. Ses yeux voient un peu flou. Ses expérimentations : une architecture en miniatures par laquelle elle observe le monde. Son musée imaginaire : elle y trace ses obsessions du moment. Ses doubles : elle y accepte sa double nature. Son toréro : « je t’aime totalement, tendrement, tragiquement ». C’est l’univers d’une artiste voyageuse dont tous les objets, meubles et créations exposés sont disponibles à la vente du 14 juin au 22 septembre 2014.
http://www.marché-dauphine.com
http://www.rueherold.com

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Clichés/photos, Clichés/voyage

La décrépitude d’une ville

Salvador de Bahia
Photo/Gilles Dallière, Salvador de Bahia, 2013
La police est en grève à Salvador de Bahia. Le taux d’homicides dans la ville a grimpé de 400 % de 2010 à 2014, d’après les statistiques de l’Institut de recherches économiques appliquées. Salvador va accueillir six matchs de la Coupe du monde. Dans la première phase elle recevra les équipes et les touristes d’Espagne, d’Allemagne et de Suisse comme têtes de série, outre la Hollande, la France, le Portugal, l’Iran et la Bosnie. La justice de Bahia a décrété mercredi la grève de la police comme étant « illégale » et infligé une amende de 50 000 reais par jour (16 000 euros) au syndicat des grévistes s’ils ne reprennent pas le travail. En principe, la police n’est pas autorisée à faire grève au Brésil et le tribunal de Bahia a souligné que le mouvement de grève « bafoue le droit assuré constitutionnellement à la sécurité publique ». C’est pas gagné à Salvador de Bahia.

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Illustration/Federico Babina

« L’architecture c’est une attitude globale. Architecturer c’est transformer temporairement un lieu, parfois pour quelques siècles, parfois pour quelques heures… Mais je suis également un hédoniste. vivre quoi ! »

Jean Nouvel

Clichés/citations

Archiportrait : Jean Nouvel

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Clichés/design

À la recherche de l’essentiel


Romeo Sozzi invite Bruno Moinard a créer une collection « Capsule » pour Promemoria. Il faut bien dire que le vocabulaire de Bruno s’adapte facilement à la philosophie du « Maestro » : l’importance du détail et la recherche de l’essentiel. Ils l’ont trouvés dans le luxe des matériaux. Je n’ai pas revu Bruno depuis l’inauguration de son nouveau show-room parisien (il a le vent en poupe), mais là, il atteint des sommets. Comme pour étancher sa soif effrénée de création il dessine des courbes et dans cette collection, elle crée l’harmonie, elle est fondamentale. Elle se tend comme un arc d’ébène avec le banc « Kumo ». Elles épousent, tout en mesures parfaites les patines des plateaux de bronze du guéridon « Moscou ». Sensuelle, elle apprivoise, figé dans le bronze le bijou en verre de Murano de la lampe de table « Mimi ». Une véritable partition contemporaine divinement orchestrée par ces deux là, ancrée dans l’univers d’un luxe singulier.
http://www.promemoria.com

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Céramique

La maison idéale

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Photo/Sergio Gioberto/Marilena Noro
Où sommes nous ? les photos de Sergio Gioberto et Marilena Noro ne nous le disent pas. La dimension de l’espace architectural est saisissante, mystérieuse, presque irritante. Il y a de la nuance dans ce mouvement minimal. Ils explorent l’assemblement du béton, réduit à sa plus simple fonction architecturale, a une nature, inspirée et abandonnée a de multiples cultures ancestrales. Ils manipulent les éléments. L’architecture, fondamentale, impose le silence, la végétation le provoque, brouillant volontairement la géométrie de la structure. J’imagine des voix qui s’entrecroisent sans autre inspiration que celle de la répétition du mot « espace ». L’assemblage des volumes confère à ce paysage vert presque cru son originalité. Cet univers, décanté, inquiète comme si sa force pouvait se perdre dans une zone non réductible à une approche rationnelle.
http://www.alfonsoartiaco.com

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Clichés/expositions

Arbre en torsion, tout un Art.


Photo/Henrique Oliveira/André Morin
On va beaucoup entendre parler du Brésil a partir de ce soir et je profite de l’occasion pour vous montrer ces images surprenantes de cette installation monumentale intitulée « Transarquitetônica » que l’artiste brésilien, Henrique Oliveira, vient de réaliser au MAC USP (Museu de Arte Contemporanea da Universidade) à São Paulo, au Brésil. Avec ses oeuvres, il met en évidence l’architecture du lieu en posant la question de la nature et de son envahissement. À Paris on peut voir une sculpture spectaculaire installée au Palais de Tokyo. Intitulée Baitogogo, le bâtiment lui-même semble être la matrice de l’oeuvre, qui a donné naissance à ce volume en bois de « tapumes », matériau utilisé en particulier dans les villes au Brésil pour construire les palissades de chantier et les favelas. Très loin de la planète Foot qui va nous envahir, il joue sur les données existantes et structurantes de l’espace à l’instar des piliers qu’il prolonge et démultiplie en vue de leur adjoindre une dimension végétale et organique, comme si le bâtiment prenait vie. Ces excroissances ne sont pas sans rappeler les rhytidomes communs à l’écorce des arbres. La texture de cette installation en bois renvoie inévitablement à certaines essences des forêts tropicales d’Amazonie, les entrelacs constituent des réseaux hors contrôle, répondant à une logique que l’homme ne pourrait plus maîtriser. À voir absolument au Palais de Tokyo jusqu’en novembre 2014.
http://www.henriqueoliveira.com
http://www.mac.usp.br
http://www.palaisdetokyo.com

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Clichés/design

À la recherche de l’excellence


Chaque année, dans le cadre des collections « Capsule », Romeo Sozzi offre son savoir-faire à de grands créateurs. Mais ce qui rend heureux Romeo c’est le dialogue qui s’installe entre le designer et l’artisan de luxe qu’il est. À ce moment là, sous le ciel bleu lavé, là ou les Alpes ferment le lac de Côme, il se passe beaucoup de choses. Ce qui rend encore plus heureux Romeo c’est de voir la collection réalisée. Pas avant. C’est Olivier Gagnère qui découvre Promemoria, fasciné par la qualité et l’extraordinaire exigence de Romeo Sozzi. Deux collections voient le jour : Méditerranée, ou l’ébène épouse le bronze, le cuir et le rotin et Atlantique, ou l’ascèse des formes, le vide des espaces, le choix des matières s’offrent au travail des compagnons qui, au-delà de leur virtuosité, confrontent leur production comme une leçon d’élégance.
http://www.promemoria.com

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Archiportrait Richard Neutra par Federico Babina
Illustration/Federico Babina

« Des maisons aussi bien adaptées à chacun que les nids à chaque espèce d’oiseau ».

Richard Neutra

Clichés/citations

Archiportrait : Richard Neutra

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Le palais des marbres

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Photo/Gilles Dallière Tunisie, Skanès, 2006
Le palais que réalisa Olivier Clément Caboub est sobre et moderne. Nous sommes au début des années 60, le président Bourguiba et sa femme se font construire cette résidence d’été entièrement recouverte de marbre veiné, dominant la mer au milieu d’un parc de 50 hectares planté de palmiers. La décoration intérieure est confiée à trois décorateurs : le grand salon et les halls d’attente à Maxime Old, la salle à manger et la suite d’un membre de la famille du président à André Leleu et l’aile du président à Raphaël. Max Ingrand dessine les luminaires et les fontaines. Le lieu est exceptionnel, mais ce qui m’a le plus touché c’est ce moucharabieh de marbre extérieur dont le maillage accélère le passage du vent qui diffuse la fraîcheur à l’intérieur du palais des marbres. Un très beau souvenir.

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