Clichés/décoration

L’expression à fleur de peau

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Bousculant les matériaux et démultipliant les concepts, la bruxelloise Agnès Emery s’intéresse de plus en plus au cuir. On y retrouve toujours un je-ne-sais-quoi du Maroc ou de l’Inde avec cette touche très personnelle et haute en couleur, qui fait la force de son univers. Elle montre l’étendue de son talent avec ces poufs en peau de chèvre, comme un troupeau éparpillé dans le paysage de ses magasins. De drôles de chaises en fer forgé, aux allures de vaches nous montrent les cornes. Entrechoquant les modes, elle brode la peau de couleurs vives. Toutes ces formes incarnent le style Emery & Cie, décomplexé et décoratif, en totale opposition au design minimal. Le cuir a toujours fait parti de son univers, ajouré, excisé, tressé, il accompagne cette expressionniste, créatrice d’espaces et de mobilier consciente de son époque et tournée vers le monde de l’esthétique.
http://www.emeryetcie.com
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Clichés/expositions

Une Rome de marbre


Photos/Gilles Dallière, Paris, 2014
Tous le monde se précipite voir les expositions de Robert Mappelthorpe et de Bill Viola au Grand Palais. Entre les deux, Auguste règne dans toute sa splendeur de 63 avant J.-C. à 14 après J.-C. (une trotte quand même). Il faut bien dire que par son courage, il a surmonté son âge. L’exposition nous raconte l’enfance dans une famille modeste. Le temps des vengeances, et Antoine le rival, « il n’est pas bon qu’il y ait plusieurs Césars ». L’avènement d’un âge d’or qui passe par ses femmes, « Livie, souviens-toi de notre union. Adieu », ses enfants, « Applaudissez, la pièce est jouée » jusqu’à l’envers du pouvoir. Je n’ai jamais pu resté assis par terre 24 minutes voir tant de vidéos de Viola un peu trop longues à mon goût, et du coup, je me suis pris pour Mapplethorpe, chez Auguste, empereur de Rome sans avoir un gardien aux basques. Franchement ça vaut le détour.
Moi, Auguste, empereur de Rome
Grand Palais, Galeries nationales
19 mars-13 juillet
http://www.grandpalais.fr

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Archiportrait Norman Foster par Federico Babina
Illustration/Federico Babina

«En tant qu’architecte, on conçoit pour le présent, en ayant conscience du passé pour un avenir qui est essentiellement inconnu.»

Norman Foster

Clichés/citations

Archiportrait : Norman Foster

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Clichés/photos, Clichés/voyage

hercule et Cacus Florence  copie
Photo/Gilles Dallière Florence 1998
Après la clôture de l’exposition sur les dessins de Polidoro de Caravaggio, s’ouvre une nouvelle présentation dédiée à un maître italien de la Renaissance tout aussi « fascinant mais difficile », selon la très juste expression trouvée par Carel van Tuyl dans son remarquable essai d’introduction au catalogue. Le Louvre a en effet décidé de mettre à l’honneur Baccio Bandinelli (1493-1560), souvent relégué à l’arrière-plan d’une scène florentine qu’on estime dominée par Pontormo ou Cellini. Et malgré les louanges de Vasari, passé par son atelier, l’historiographie a construit son jugement à partir d’un quiproquo. Définissant avant tout Bandinelli par rapport à Michel-Ange, la critique a durablement fait de notre artiste un malheureux rival, un épigone maladroit, un pâle reflet du « divin » génie. On s’en doute, le parti pris de l’exposition va à l’encontre de ce postulat1, en montrant l’importance et l’originalité d’un maître du disegno, sculpteur et peintre, favorisé par les Médicis durant toute sa carrière. Et franchement la plastique est magnifique.

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Clichés/décoration

Des couleurs happy days.


Photos/Thomas Dhellemmes/Style/Véronique Villaret
Véronique Villaret vient de créer la première ligne de papiers peints pour Maison M. Les murs délaissent enfin les motifs floraux, elles retournent dans les vases, et optent pour une énergie graphique, un crayonné rose poudre, jaune acide, bleu orage, vert forêt, violet-violette et rouge corrida agrandi à l’échelle d’un lé entier. Véronique a donc repris ses crayons et d’un geste instinctif le trait s’impose comme un motif abstrait. Les lignes sont vivent, les couleurs en se mélangeant deviennent percutantes. La collection « Céleste » est peu conventionnelle et pour Véronique un lé c’est une idée, une mise en architecture artistique monochrome ou multicolore qui souligne l’espace et les objets qui s’y accordent, il dynamise l’architecture classique blanche au tracé rigoureux. Une collection branchée et presque survoltée.
http://www.maisonmparis.com

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Clichés/design

Et la lumière fut


Photos/Frank Hülsbömer
Flos refait la lumière sur l’œuvre du vénitien Gino Sarfatti. Il a probablement été le plus grand designer italien de la lumière entre 1939 et 1973. Il travaille la forme, entre le concept abstrait et celui plus concret de la quantité de lumière qu’il a à sa disposition avec une ampoule. Il travaille autour de l’ombre, de la lumière utile : l’éclairage d’un plan, l’éclairage d’un tableau, l’éclairage du plafond. Il ne crée pas des lampes, il projette la lumière vers l’extérieur. Elle est pour Gino Sarfatti étincelante, glorieuse, voire romantique. C’est sa capacité de réflexion qui est la chose la plus importante à ses yeux. Il habille la source lumineuse de poésie, il ne veut pas être designer mais l’artisan de « l’appareil d’éclairage » car il ne sait pas ce que c’est une lampe industrielle. Voici donc l’édition n°1 de Flos : le modèle 1063 produit par Arteluce est un lampadaire à lumière directe ou réfléchie, un fin tube en aluminium laqué blanc ou noire. Le modèle 1095, est un lampadaire à lumière indirecte sur une tige en tube d’aluminium laqué gris ardoise. Le modèle 607, est une lampe de table à lumière directe constituée d’un disque diffuseur et d’une base en forme de parallélépipède incliné en aluminium laqué blanc et gris caviar. Le modèle 548, est une lampe de table à lumière réfléchie et diffuse, avec un projecteur orientable fixé sur un tube en laiton poli, la vasque est en méthacrylate blanc, bleu ou orange. La suspension « monte-et-baisse » n° 2129 est orientable à 360° sur le plan horizontal. Flos « Re-éclaire » Gino Sarfatti.
http://www.flos.com

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Archiportrait Zaha Hadid par Federico Babina
Illustration/Federico Babina

« Je me suis senti limitée par la pauvreté du traditionnel principe de dessin architectural et j’ai recherché de nouveaux moyens de représentation. »

Zaha Hadid

Clichés/citations

Archiportrait : Zaha Hadid

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Céramique, Clichés/design, Clichés/expositions

Lignes sous haute tension


Photos/Jérôme Galland
Architecte d’intérieur et designer indépendant, Grégoire de Lafforest passe par l’agence de Bruno Moinard, de Noé Duchaufour Lawrence et de Gilles & Boissier, il développe aujourd’hui ses propres projets d’architecture intérieure et de mobilier. Il aime l’espace, le décloisonne souvent pour créer des microarchitectures en réalisant des petits volumes dans le grand. La collection Exo de Grégoire de Lafforest s’expose à la Galerie Gosserez, un travail singulier où il privilégie un dessin qui va à l’essentiel. Un jeu de disproportion sous tension où les blocs monolithiques de noyer et de marbre noir « Saint Laurent » flottent dans des exosquelettes en métal patiné noir. Une table haute, une table basse et une armoire limitées à 12 exemplaires plus un prototype.
http://www.galeriegosserez.com
http://www.gregoiredelafforest.com

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Clichés/photos

Au-delà de la géométrie

Milan 2001
Photo/Gilles Dallière, Milan 2001
La pierre posée sur le sol de l’atelier de Gennaro Avallone à Milan est une forme liée au sacré, l’instant où le statut de matériau et le statut de forme cohabitent. L’attrait que suscite la forme simple puise sa source dans l’expression de la vie. La pierre est comme suspendue entre le matériel et l’immatériel qui évoque la fluidité de la brillance sur laquelle elle flotte. La tension de la surface est déterminée par l’ombre et la lumière. Le mur vertical symbolise la façon dont le vide et le plein s’engendre l’un à l’autre. Au-delà de cette géométrie, La silhouette retrouve dans sa simplicité dynamique une forme presque archaïque, pure et génératrice.
http://laboratorioavallone.com

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Clichés/adresses, Clichés/collection

Rosita au pays des merveilles


Photos/Max Zambelli
La semaine dernière, vous nous avez très gentiment ouvert les portes de votre nouveau show-room Missoni Home à Paris, 28 bis rue de Richelieu. L’appartement crée par Rosita Missoni est harmonieux, sur des murs taupe et ardoise, le mobilier y prend beaucoup d’importance, offrant de multiples possibilités. La maison reste pour vous une source de liberté, et vous avez transformé l’espace en une oasis de couleurs et d’humeurs, un cocon confortable, plaisant et dont la singularité va permettre la libre circulation d’un tas d’idées. Votre univers, depuis 60 ans, est un style unique de tissus colorés, d’objets étonnants, de formes innovantes. C’est cette identité qui fait votre force, une expérience incontournable jamais vue auparavant. Les lignes de la collection 2014 mettent en avant les différentes conjugaisons entre imprimés modernes et traditionnels. Les tons sont frais, les lignes picturales, les couleurs flashy ou nuancées. Les canapés sont recouverts de superbes aquarelles, les tapis à grosses mailles font leur apparition et de curieuses lampes en forme de ballon flottent dans le salon. Un univers à visiter sur rendez-vous uniquement.
http://www.missonihome.com

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