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la culpabilité

à travers le Taj
Photo/Gilles Dallière, Agra Le Taj Mahal, Inde.

La culpabilité nous évite donc la douloureuse prise de conscience de nos limites et de notre impuissance face à certains événements de la vie. Ainsi, ce n’est pas en luttant contre notre culpabilité que nous réussirons à l’éradiquer, puisqu’elle nous sert de protection. Au contraire, celle-ci disparaît d’elle-même au moment où nous acceptons notre angoissante absence de pouvoir sur autrui. Grâce à ce lâcher prise, nous devenons alors capables de délimiter exactement notre responsabilité de celle des autres dans nos relations. Et nous découvrons que nous ne sommes pas responsables de leur bien-être. C’est justement parce que nous pensions l’être que nous nous sentions coupables quand les choses tournaient mal. Quelle liberté lorsque nous déposons enfin les fardeaux qui ne nous appartiennent pas !

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Bon vent

Bon vent
Tuiga
La voile au vent se gonfle
Dans deux jours c’est le départ aux amarres
La voile se dégonfle
Vous vous dégonflez n’est-ce pas !
La voile prend des plis étranges
Des plis étranges et cavaliers
Des aventures en mer.
Les voiles sont frappées si fort
Par les bourrasques
Que vous en prenez plein la face
La face du navire prend de l’allure.
Fier comme Artaban
Oui, vous avez le droit d’être
Fiers comme Artaban
Vous, les cœurs pleins d’émotions,
De sensations, de perceptions nouvelles,
Les voiliers font pacte avec vos rêves
D’enfant
Et nous aussi avec nos mots
Parfois maladroits
Le vaisseau fantôme dit sa ballade,
Les ouragans hurlent,
Vous … face à l’envers du décor
Mais le ciel s’embrase du soleil d’août
Vous pouvez avoir un peu de trêve.
Les embruns vous fouettent le visage
Vous respirez d’un souffle plus ample.
La magie de la mer vous envoûte.
Vous allez de l’avant, légers
Comme des anges de la mer.
Et demain vous échangerez vos alliances.

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Photo/Gilles Dallière, Grèce

On a juste l’impression d’être aux caraïbes.
Magique

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Elafonisos

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Où que me porte mon voyage…

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Photo/Gilles Dallière, Délos, Grèce

« Mais que cherchent-elles, nos âmes, à voyager ainsi
Sur des ponts de bateaux délabrés,
Entassées parmi des femmes blêmes et des enfants qui pleurent,
Que ne peuvent distraire ni les poissons volants
Ni les étoiles que les mâts désignent de leur pointe ;
Liées sans le vouloir à d’inopérants pèlerinages?
Murmurant en langues étrangères les miettes de pensées?

Mais que cherchent-elles nos âmes à voyager ainsi
De port en port
Sur des coques pourries?

Déplaçant des pierres éclatées, respirant
La fraîcheur des pins plus péniblement chaque jour,
Nageant tantôt dans les eaux d’une mer
Et tantôt dans celles d’une autre mer,
Sans contact,
Sans hommes,
Dans un pays qui n’est plus le nôtre
Ni le vôtre non plus.
Nous le savions qu’elles étaient belles, les îles
Quelque part près du lieu où nous allons à l’aveuglette,
Un peu plus bas, un peu plus haut,
À une distance infime. »

Georges Séféris

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« Mama sait ce qui est bon pour vous »

Après Paris, et son improbable adresse dans le XXe arrondissement, Marseille, la nouvelle capitale de la culture, Lyon et Bordeaux, le Mama Shelter inaugure sa nouvelle Adresse à Istanbul, au coeur de la movida turc.

Photos/Francis Amiand

À l’origine de tout voyage il y a des histoires et des images. Serge Trigano, inventeur de la recette à prit le large et revient sur ses origines, Philippe Stark, pour la déco, (toujours lui), duplique ses arguments avec humour, et Alain Senderens, au piano, crée une carte sobre, des plats turcs revisités et un espace dédié aux pizzas juste sorties du four. Le Mama Shelter investi les hauteurs du pont Galata, le quartier le plus créatif d’Istanbul. Dans un immeuble ultra moderne, l’hôtel occupe les trois derniers étages. Une terrasse de 950m2 capte les lignes de la ville, fixe les ombres et les courbes du paysage qui se couvre d’or à l’heure où le ciel d’été rebondit à l’appel des mezzuins face aux minarets des sept collines. À partir de 69€, pour une chambre magnifique, wifi gratuit, films gratuits, nous voilà branchés dans une ville de rêve, de l’aube au crépuscule, à la recherche de la lumière et de la beauté, ou l’étrangeté du lieu, un verre de raki glacé à la main, nous rendra ce souvenir inoubliable.
Émotions.

http://www.mamashelter.com/fr/istanbul/
http://www.francisamiand.com

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« India song »

inde

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inde
Photo/Gilles Dallière, New Delhi

L’Inde chante, n’oubliez pas cela, l’Inde chante.
Partout, depuis Ceylan jusqu’à l’Himalaya,
on chante. Quelque chose d’intense et de constant
les accompagne, un chant qui ne les « détache » pas.
Peut-on être tout à fait malheureux quand on chante ?
Non, il y a un désespoir froid qui n’existe pas ici.
Un désespoir sans recours et sans au-delà
qui n’existe que chez nous.

Henri Michaux, Un barbare en Asie

« India sings, do not forget that, India sings.
Everywhere, from Ceylon to the Himalayas,
they sing. Something intense and constant
accompanies them, a song that does not « detach » them.
Can one be entirely unhappy when one sings?
No, there is a cold despair that does not exist here.
A despair without hope of issue, and with nothing
to look forward to, that is to be found nowhere
but among ourselves. »

Henri Michaux, A barbarian in Asia

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L’Acqua Alta de Rubelli

« L’acqua alta è l’invidia della natura, è il tentativo di fondare una laguna sopra una città ».
Tiziano Scarpa


Photos/Marco Franceschin, Mauro Tittoto

La 55eme Exposition Internationale d’Art de la Biennale de Venise, qui se termine le 24 novembre 2013, voit le retour de la maison Rubelli au Palazzo Corner Spinelli. Une nouvelle collaboration avec le monde de l’art et l’intervention de deux jeunes designers: Giogia Zanellato et Daniele Bortotto. Le thème, « l’Acqua Alta », dans la lagune de Venise, désigne un phénomène de pic de marée particulièrement prononcé qui inonde les parties basses de la ville. Une fantaisie de la nature qui laisse des traces. Telle est l’inspiration de cette première collection qui comprend une série de tissus en lin et coton « I Sestieri« , un tapis de laine « La Giudecca« , deux diffuseurs à parfum en verre de Murano et céramique « Murano » , et une lampe de table en marbe « La Salina« .
À suivre.

http://www.rubelli.com
http://www.acquaalta-collection.com
http://www.giorgiazanellato.altervista.org
http://www.danielebortotto.com

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Une étonnante dimension spirituelle

Loin d’être une vieille légende tombée dans l’oubli, l’histoire des sept dormants d’Éphèse constitue une invitation universelle à rejoindre ces jeunes croyants chrétiens dans leur sommeil profond par rapport à ce monde, pour s’ouvrir aux « sens intérieurs » et à la dimension spirituelle de l’homme. Nous sommes en plein Ramadan, et ces dormants constituent un point de rencontre unique entre christianisme oriental et islam. Salah Stétié a décrit comme de « très jeunes gens têtus, guidés par l’étoile christique d’orient, ensuite puissants dormeurs métaphysiques et aussi bien, gens de la grotte coranique qui n’habitèrent l’envers nocturne du monde, pendant 307 ans, que pour mieux habiter, le jour venu, l’éternel pays de l’air ». Ce sont devenus des géants enterrés dans des tombes de 4 mètres de longueur, dans un paysage rocailleux, austère, et sublime. Le cadre est magique, dans l’éblouissante lumière de l’hiver, et sa tour penche vers la Mecque.
Inchallah.

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Mes adresses à Tanger

mosqué
Quand je parle de mes adresses à Tanger, je tire mon chapeau à Yves, à son amour de la vie, à son travail, à ses fêtes fabuleuses dans cette ville qu’il m’a fait connaître. Il m’a appris mon métier, à travers ses remarques, ses critiques, ses exigences, le sens qu’il donne à la vie et surtout, sa sensibilité. J’ai voyagé ailleurs, et j’ai compris qu’on peut écrire « les mots », « en hâte », mais pour les photos il faut prendre son temps. Je ne suis pas encore photographe, mais mon oeil s’est ouvert à toutes ces surprises. merci Yves de m’avoir appris à regarder.
Je te souhaite un très heureux anniversaire.

Photos/Gilles Dallière.

Tanger est une ville où les gens se reçoivent beaucoup.
« El Morroco club » est Le dernier restaurant à la mode, Vincent Coppée vous y reçoit avec élégance. On y déjeune, on y dîne, on y boit un verre le soir, Place Tabor, +212 (0)39948139. L’incontournable jardin de « la Casa Italia« , sous les colonnades, on y croise tout Tanger et la dernière fois que j’y suis allé, j’étais entre Mick Jagger et Vincent Perez, top non ? C’est un lieu étonnant qui appartient à la délégation italienne. Le palais Moulay Hafid-Mershan, +212 (0)539936348. Pour déjeuner sur la terrasse, avec une vue époustouflante sur le port et la médina, « l’hôtel Nord Pinus« , rue Riad Sultan, +212 (0)661228140. Place de la Kasbah, le « Salon Bleu« , très belle vue sur la ville, il faut rentrer 71 rue Amrah, +212 (0)664327618. Déjeuner au bord de la piscine de l’hôtel Minzah, on peut s’y baigner sans problème. c’est une institution où monsieur Yves Saint Laurent venait souvent dîner.
Le musée du palais du Sultan, un bâtiment andalou construit au XVIIème siècle rue de la Kasbah. Le musée de la Légation Américaine, perdu dans le dédale des rues de la médina, 8 rue de l’Amérique.Le palais Mendoup, où plus communément appelé, palais Forbes, rue Shakespeare, Elysabeth Taylor y a habitée. plus loin sur la route vous pouvez pousser jusqu’au cimetière espagnol de Larache. L’anti Frigide Barjot, l’écrivain Jean Genet y est enterré devant le détroit de Gibraltar. Pour le shopping, « La Galerie des Insolites », où l’incontournable et dynamique Stéphanie Gaou, organise de belles rencontres culturelles autour de l’écriture, 28 rue Khalid-Ibn-Walid. Le Bazar du Tindouf, au centre de la ville, il faut monter à l’étage pour les tissus.
La Galerie Delacroix, il y a toujours de belles expositions, juste à côté du consulat de France, 86 rue de la Liberté. Face au Minzah, il y a un antiquaire, c’est une vraie caverne d’Ali Baba. Majid, dans la médina est un autre antiquaire incroyable, « pour le plaisir des yeux », 66 rue des Almouhades. Il faut prendre rendez-vous avec Alberto Pasti pour ses créations en bois. umbertopasti@gmail.com. Boire un verre au café de la cinémathèque du Rif, Place du 9 avril 1947, le rendez-vous de la jeunesse tangéroise. Acheter  » La mort du roi Tsongor » de Laurent Gaudé à la librairie des Colonnes, 54 bld Pasteur, et rester des heures dans la parfumerie Madini qui depuis des années attire tout le monde oriental et occidental.
À Tanger, il faut marcher, se perdre dans le petit Socco, la médina, la Kasbah, le quartier du Sharf. Aller au cimetière juif, rue du Portugal, marcher le long des remparts du Mershan, et boire un thé à la menthe au café Afa, rue Mohamed Tazi. c’est un passage obligé, au moment du coucher du soleil, où Paul Bowles, Jimi Hendrix, les Beatles er même Sean Connery y ont fumés un joint.
Et si vous avez du temps, partez de l’autre côté de la baie, au Movempick, cap Malabata pour voir l’autre vision de la ville, de la mer Méditerranée. Puis revenez en arrière, sur l’océan pour se baigner Cap Spartel et plus loin à l’hôtel du Mirage, où vous pouvez déjeuner. À 40km au sud de Tanger, La blanche Asilah vous ouvre ses portes. Une journée suffit pour visiter le palais de Raîssouni, la tour du Bourg El Kamra, et surtout le cimetière peule de Sidi Mansour, avec ses tombes en céramiques mélangées.
À Asilah, déjeunez chez Garcia, ou chez Pépé.
Un matin, partez tôt pour visiter la ville bleue de Chefchaouen, un lieu d’une beauté étrange, où j’ai été reçu avec une hospitalité oubliée depuis longtemps en Europe.
Voilà, il y a bien d’autres adresses, je vous laisse les découvrir.
Prenez le temps de regarder « Un Thé Au Sahara » le film réalisé par Bernardo Bertolucci en 1990, inspiré du roman de Paul Bowles. L’histoire de trois riches américains, Port et Kit Moresby et leur ami George Tunner qui débarquent en 1947 à l’hôtel continental, sur le grand parking du vieux port avec l’intention de traverser le Sahara. leur couple traverse une crise douloureuse, et ils pensent que cette aventure peut leur apporter l’oxygène qui leur manque…
À voir, où à revoir absolument.
TangerTanger (1)
Voyagez à votre rythme.

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Apprendre à voir

Tunisie
Tunisie, photo/Gilles Dallière

« La vérité c’est qu’on ne sait pas nommer ce qui vous pousse.
Quelque chose en vous grandit et détache les amarres,
jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage
qui vous fait, ou vous défait. »

Nicolas Bouvier, »L’usage du monde »

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