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L’envers d’un endroit

Villa Matuszek Hossegor 2014
Photo/Gilles Dallière Hossegor 2014
Et non, Ce ne sont pas les architectes Louis et Benjamin Gomez qui ont construit la villa Matuszek mais Robert Maurice qui agrandi un premier bâtiment en 1932. La construction de la villa est achevée en 1934. Ce qui est extraordinaire dans cette maison, c’est qu’elle est restée intacte, avec sa décoration et les meubles datant de sa construction. Je n’y ai pas fait beaucoup de photos mais j’aimerais beaucoup l’immortaliser. Les éléments architecturaux, les bas-reliefs, les balcons, les arcs, la pergola sont magnifiques. L’escalier intérieur, massif, de style dit « basco-landais » est majestueux.
Heureusement, elle est classée à l’inventaire général du patrimoine culturel. À suivre.
tourisme@hossegor.fr

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de rouille et de béton

Le Prés Saint Gervais

Le Prés Saint Gervais


Photo/Gilles Dallière, le Prés Saint Gervais, 2014
Entre les pilotis, le toit jardin, les fenêtres en longueur, le plan libre et la façade libre, le ruban de métal rouille. Mais proclame sa sculpturale autonomie spatiale, puissante, éblouissante, comme un vis spectaculaire entre la terre et le septième ciel. Une nouvelle poétique de l’espace.

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Un ruban en colimaçon

Le prés Saint Gervais

Le prés Saint Gervais


Photo/Gilles Dallière
Cet escalier en spirale de métal perforé sur une structure en béton s’est abandonné au Prés Saint Gervais. L’immeuble est beau mais il a vraiment besoin d’un énorme coup de pouce. C’est ici que nous avons marié Jean-Luc et Michael samedi dernier. La fête est inoubliable, et entre deux verres je me suis promené dans l’espace. Ici l’architecture s’empare de la structure. Elle a le privilège de créer la magie d’une circulation qui reste fonctionnelle, une modernité « orthodoxe » qui donne lieu à une relative diversité d’expression à l’escalier qui anime ce bâtiment d’avant-garde. À restaurer d’urgence.

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Une vraie galère

2005-06-17 à 08-50-11
Photo/Gilles Dallière/Port la Galère.
Il est neuf heures et demie du matin, le ciel est gris mais le soleil commence à pointer. L’air frais a un avant-goût d’automne. Je monte sur le plongeoir de la piscine de l’hôtel pour faire la photo de l’ombre projetée dans l’eau. Dans les années 60 le promoteur Charles Tiffen a l’intuition d’associer à un site extraordinaire la recherche non conventionnelle de l’architecture sculpture de Jacques Couëlle, dans le but de séduire une clientèle aisée sensible à la mode et à une certaine exubérance. Après une esquisse d’intention, qui définit l’esprit de la nouvelle résidence, et la réalisation de la première tranche des travaux, les rapports entre Charles Tiffen et Jacques Couëlle se dégradent. L’achèvement de l’opération est confié à l’architecte Leopold Vittorge. De son côté Antti Lovag témoigne avoir suivi le chantier. D’inspiration organique, chaque bâtiment est identifié à une « grappe » de logements accessibles par des systèmes de passerelles. Au lyrisme des masses font écho les éléments de second œuvre et de décoration en ferronnerie, cuivre, céramique et verre coloré, calés sur un vocabulaire de formes organiques. Vittorge abandonne l’aspect ondulant de l’ensemble pour lui préférer un dessin de retournement vertical des gardes corps. Il simplifie la volumétrie globale et renforce l’horizontalité des façades modifiant la trame structurelle de façon provocante. Ça reste aujourd’hui une architecture façonnée, point névralgique de Théoule-sur-mer. Un très beau souvenir.

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L’esthétique pure

2006-04-07 à 09-29-05
Photo/Gilles Dallière, Milan.
Chiara, tu te souviens de cette escalier presque viscontien, Ce pourrait être celui de « Violence et Passion », l’histoire d’un homme d’un certain âge, solitaire, qui se consacre à son travail et à sa famille. Mais nous ne sommes pas à Rome, l’homme est presque de ma génération, il vit à Milan avec son époque. Il ne collectionne pas ce genre de peinture anglaise du XVIIIe siècle qui représente des familles de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie, il collectionne des grenouilles, dans un univers extrêmement contemporain et raffiné, loin du baroque italien. Son métier, c’est de réinventer la falsification d’un espace magique en partant de détails absolument vrais. Un homme moderne qui cherche la liberté et qui ne l’a pas encore conquis.

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Noblesse milanaise

E.Sotsass-Milan007
Photo/Gilles Dallière, Milan.

La famille Crivelli, proprietaire du palais, est une importante famille de la noblesse milanaise. Ils possèdent une des plus belles construction du XVIIème siècle. Je m’aperçois aujourd’hui qu’à chacun de mes séjours à Milan j’entraîne tout le monde via Pontaccio pour montrer ce palais qui s’ouvre souvent au moment de la Fiera del mobile. L’escalier en granit qui monte à l’étage m’a toujours troublé. Je le trouve grandiose, et quand je prends cette photo, je vole enfin les ombres à la lumière, a sa solennité baroque qui frôle le sublime.

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