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La demeure des amants maudits

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Photo/Gilles Dallière, Portugal.
C’est un voyage de travail et de détente qui démarre entre deux usines au coeur de l’Estrémadure portugaise par la visite du monastère de Santa Maria d’Alcobaça. C’est au début du XIIIe siècle que la construction du bâtiment actuel est entreprise par les moines. La façade, vestige du premier bâtiment est empreinte d’une légère inspiration baroque qui émane de ce contexte de nouveauté. La nef étonne par son gigantisme. Avec plus de 100 mètres de long et 20 mètres de haut, le vaisseau est l’une des plus grandes constructions de l’ordre de Cîteaux. Le transept accueille les tombeaux gothiques d’Inês de Castro et de Pedro Ier, placés de part et d’autre du transept de manière à ce que ‘les deux amants se retrouvent les yeux dans les yeux le jour de la Résurrection. Leur histoire est tragique. Pedro, fils d’Alphonso IV aime Inês, l’une des dames d’honneur de son épouse, Constance de Castille. Le Roi éloigne Inês de la Cour et la place dans un couvent, mais dès la mort de Constance, Pedro part retrouver sa belle. Le Roi, à l’occasion d’une absence de son fils, fait alors assassiner Inês en 1355. Deux ans plus tard, Pedro Ier, devenu roi révèle son mariage secret avec Inês et se venge en faisant arracher le coeur des meurtriers. Il fait exhumer le cadavre d’Inês et impose à chaque membre de la Cour de baiser sa main. Inês reçoit à Alcobaça une sépulture royale. Son tombeau est soutenu par des anges et ses côtés ornés de scènes de la vie du Christ. Celui de Pedro représente des épisodes de la vie de saint Barthélémy. Le cloître du monastère « du Silence », combine avec grâce le style manuélin et la simplicité cistercienne.

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« Mère et fils » s’installent Passage Véro-Dodat


Photos/Denis Dailleux © Galerie du Passage
Denis Dailleux est Né en 1958 à Angers. Il vit aujourd’hui au Caire.
Avec la délicatesse qui le caractérise, il pratique une photographie incroyablement exigeante, traversée par des doutes permanents et mue par l’indispensable relation personnelle qu’il va entretenir avec ce, et ceux, qu’il va installer devant son appareil.
Sa passion pour les gens, l’a naturellement amené à développer le portrait comme mode de figuration privilégié de ceux dont il avait le désir d’approcher davantage ce qu’ils étaient.
Et il l’a fait, avec cette même discrétion qui attend que l’autre lui donne ce qu’il espère, sans le revendiquer, en espérant que cela adviendra. Pierre Passebon met en scène cette exposition étonnante, des poses de mères et de fils décalées, des images christiques par excellence, le fils repose torse nu près de sa mère. Pourquoi cette image du rapport mère-fils nous émeut tant ? Parce que le fils par sa nudité est fragile comme à la naissance, parce que la mère semble comblée par ce fils qui la complète. Les fils, gonflés d’orgueil et de tendresse, sont protecteurs, soumis ou juste vivants au plus près de leur reine de Sabbat, qui les dévorent des yeux depuis leur premier souffle. Les clichés nous troublent, un voyeurisme latent nous renvoie aux scènes tant et tant répétées des cultes et des cultures qui s’entrecroisent, où le péché, le pardon, l’absolution, et la rédemption guident nos chemins de traverse vers un monde affectif qui se dérobe pour mieux renaître. Devant ces mères apparemment dociles, qui prennent le pouvoir à travers leur fils, Denis Dailleux nous signifie que la partition du néant s’écrit toujours au masculin.
« Mère et fils » par Denis Dailleux, exposition du 6 novembre au 11 décembre 2013

Galerie du Passage
20/26, Galerie Véro-Dodat – 75001 Paris
http://www.galeriedupassage.com

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Chaud devant

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Avec Patrick Sarfati, nous nous connaissons depuis très longtemps et même si nous nous sommes perdu de vue, j’ai beaucoup de plaisir à parler de sa nouvelle exposition dans le cadre du mois de la Photographie à la Galerie Alb-Antoine Broccardo. Son nom est associé à l’idée d’une certaine photographie glamour dans les année 80 où il photographie Keith Haring, Jeanne Moreau, Grace Jones, Béatrice Dalle et bien sûr Jean-Paul Gaultier. Il est aussi le premier en France à montrer le corps masculin comme objet du désir homoérotique. Ses noir et blanc sont contrastés et magnifiquement travaillés. Illusions XXL, ce sont des clichés d’une oeuvre déjà classique, merveilleusement remis en lumière par Antoine Broccardo.


Illusions XXL de Patrick Sarfati 12 Novembre au 14 décembre 2013
Alb Antiquités
3, rue de Lille – 75007 Paris
http://www.albantiquites.com

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Noblesse milanaise

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Photo/Gilles Dallière, Milan.

La famille Crivelli, proprietaire du palais, est une importante famille de la noblesse milanaise. Ils possèdent une des plus belles construction du XVIIème siècle. Je m’aperçois aujourd’hui qu’à chacun de mes séjours à Milan j’entraîne tout le monde via Pontaccio pour montrer ce palais qui s’ouvre souvent au moment de la Fiera del mobile. L’escalier en granit qui monte à l’étage m’a toujours troublé. Je le trouve grandiose, et quand je prends cette photo, je vole enfin les ombres à la lumière, a sa solennité baroque qui frôle le sublime.

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CHANDIGARH, LA GENESE D’UNE VILLE


Photos/Gilles Dallière/Le portfolio de Décoration international(e) n°4

Avec la partition de 1947, l’état du Pendjab est divisé de l’Inde avec le Pakistan. Ce nouveau territoire a besoin d’une capitale. En 1950, le premier ministre Jawaharlal Nehru, contacte l’agence Le Corbusier à Paris pour le projet de la construction d’une ville nouvelle déjà alourdie par l’architecte américain Albert Meyer. Le Corbusier accepte le projet à la condition expresse que Pierre Jeanneret participe à l’aventure indienne. Pendant des semaines, ils redessinent une ville nouvelle ou Pierre Jeanneret a le talent de retenir les idées les plus inventives de son cousin. Chandigarh représente la plus formidable mission de Le Corbusier. Ils divisent la ville en plusieurs secteurs désignés par un numéro, de 1 à 60 correspondant à des rectangles de 800 mètres par 1200 mètres de côté. Ils élaborent un système de circulation très sophistiqué.
Entre des espaces verts, des plans d’eau, des blocs de maisons simples, et le site administratif du Capitole, cinq splendides édifices du plus haut modernisme. Comment rester insensible devant la grande esplanade et cette main ouverte, gigantesque sculpture achevée en 1985, qui relie le parlement à la Haute Cour de justice. La Haute Cour a été inaugurée en mars 1955. Un édifice prodigieux, ou la couleur sur les trois grands piliers, exerce une attirance magnétique. La tour des ombres, une halle ouverte très haute et ombragée, dont les façades sont munies de brise-soleil. Le secrétariat, énorme bâtiment administratif, inauguré en 1958, un bloc rectangulaire qui repose sur le Modulor, d’une régularité rythmique inattendue et d’une grande beauté. L’hyperbole de la tour du palais de l’assemblée, qui se détache sur le fond de la chaîne de l’Himalaya.

Il sort en kiosque demain. So happy.

http://www.cotemaison.fr

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Les milles et quelques nuits de Jaipur

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Le Jantar Mantar, un ensemble de bâtiments étranges qui sont chacun un instrument d’observation et de calcul céleste. L’incroyable délire d’un maharadjah astronome, Jai Sing II, qui fit construire au début du XVIIIe siècle des observatoires gigantesques pour mieux se rapprocher des apsara. Il éleva des observatoires semblables à Delhi et à Varanasi, un parcours de pierre où nous avons du mal à retrouver le chemin perdu des étoiles. la couleur ocre jaune dépend de la direction de la lumière, ou de la qualité du regard sur ces magnifiques objets architecturaux.

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L’oeuvre d’Erwin Blumenfeld s’expose au Jeu de Paume


Photos/Erwin Blumenfeld/Musée du Jeu de Paume
Entre 1930 et 1950, les images d’Erwin Blumenfeld (1897-1969) apparaissent en couverture de Vogue et de Harper’s Bazaar. Il utilise la couleur à travers des expérimentations graphiques qui en font l’un des plus grands photographes de mode du XXème siècle. Mais le plus intéressant ce sont les nombreux visages en noir et blanc, entre surréalisme et dadaïsme, de cet artiste juif allemand qui fuit l’Europe nazie. 300 oeuvres, dessins, photos, collages, montages, qui mettent en valeur son humour expérimental plutôt sombre.
Du 15 octobre au 26 janvier 2014.
http://www.jeudepaume.org

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Les gâths de Vanarasi 2008
Mains jointes sur le front, l’eau libère l’âme des mortels. L’Inde me manque. Je n’y suis plus retourné depuis deux ans, mais chaque année en octobre j’y étais, les yeux innocemment ouverts derrière mes images, un spectacle, un contraste qui aujourd’hui me manque. Il reste un regard, jamais neutre à la recherche de la beauté, de la spiritualité, de l’étrangeté et d’une extrême sensibilité.

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l’illusion est réelle

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« Seul Dieu a le droit de me réveiller »

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« Seul Dieu a le droit de me réveiller ». Cette phrase, c’est mamie Rose qui l’écrit dans le très beau roman d’Éric Emmanuel Schmitt, « Oscar et la dame en rose ».
Ce soir le soleil veut s’éteindre, mais il habite mon coeur.

« Si vous découvrez vraiment ce que vous êtes, vous verrez que vous n’êtes pas un individu, que vous n’êtes pas une personne, que vous n’êtes pas un corps. »
Sri Nisangadatta Maharaj

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