Clichés/expositions

La beauté de l’underground au Grand Palais et au musée Rodin


Photos/Robert Mapplethorpe
De l’underground du New York gay des années 1970, voici le retour fulgurant d’un homme pressé, trop vite fauché par le sida. Robert Mapplethorpe est l’un des plus grands maîtres d’un noir et blanc extrêmement stylisé. Il réalise des portraits, des nus, des natures mortes, des sexes en majesté. Au-delà de la puissance érotique qui fait la célébrité de son oeuvre, l’exposition présente la dimension classique du travail de l’artiste et sa recherche de la perfection esthétique, à travers plus de 200 images qui couvre toute sa carrière. Deux expositions entre nus féminins de l’un et nus masculins de l’autre.
L’été sera chaud à Paris.
http://www.grandpalais.fr du 26 mars au 14 juillet
http://www.musee-rodin.fr du 8 avril au 21 septembre

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Photos/Courtesy/Team-Lab

Au Hong-Kong Art Center, la musique vibre au-dessus des ballons, elle est infinie.
L’espace est habité par d’énormes sphères qui flottent, connectées les unes aux autres. Team-Lab vous invite à les traverser et à chaque touché, à chaque choc, les couleurs changent. La mise en place vous contraint à un vocabulaire gestuel différent. La gestion du temps et de l’espace change. Le rythme de création vous appartient. Team-Lab, vous entraîne dans une expérience hypnotique et chromatique, aux musiques, aux grammaires, aux accents très étonnants. Un vocabulaire qu’il puise dans un arrière-monde secret, celui du Japon traditionnel et c’est votre inconscient qui en fait une oeuvre d’art contemporaine. Le seul hic, c’est à HK.

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Damien Hirst, l’artiste le plus riche de Grande-Bretagne, expose son oeuvre au Qatar jusqu’au 22 janvier 2014. C’est dans l’espace Alriwaq Dota, sous le haut patronage du président du QMA Sheikha al-Mayassa, que sont présenté 25 ans de carrières de l’artiste britannique, ses œuvres les plus emblématiques, comme ses tableaux à pois, les animaux dans du formol de sa série «Human Nature», son crâne incrusté de diamants «Pour l’Amour de Dieu», ainsi que des œuvres inédites. Le spectacle de Hirst au Qatar est organisée par l’écrivain italien, critique et commissaire Francesco Bonami, qui est actuellement le directeur artistique de la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo de Turin et directeur artistique de la Biennale de Venise en 2003. Cela va être comme un point culminant d’un programme annuel de projets culturels, (l’année de la culture Qatar/UK) initié par l’QMA. La Tate et le Victoria and Albert Museum sont partenaires et visent à mettre en valeur et développer le dialogue culturel entre le Royaume-Uni et le Qatar. L’émirat est incroyablement riche avec le revenu le plus haut par habitant dans le monde, plus de 100.000 dollars par an. Il semble que Hirst, qui a rompu avec le marchand d’art Larry Gagosian en début d’année, après 17 ans de collaboration se porte bien.
http://www.damienhirstqatar.qa

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« Relics »

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Marianne Haas, après s’être intéressée aux techniques contemporaines, puis aux X-Ray continue son exploration en redécouvrant le travail de William Henry Fox Talbot qui réalisa les premiers photogrammes. Le Photogramme est obtenu, sans appareil photo, par la pose d’un objet sur un papier sensible, puis par son exposition à la lumière solaire ou UV.
Pour la Galerie du Passage, qui expose une trentaine de photogrammes de nature, herbier mystérieux, récolte de l’été, Marianne Haas utilise ce procédé vieux de presque 100 ans pour le plaisir de créer une image sans caméra, tout en finesse de mise en place et de développement. Trèfles blancs sur nuage d’encre, souffle de papillon sur un léger pavot, squelette de fougère se succèdent. Elle utilise un papier cyanotype et un papier salé au nitrate d’argent. Ces tirages ont été réalisés au long de cet été, en Bretagne où elle a installé un laboratoire, glané ses plantes et chassé les papillons. L’objet est donc toujours grandeur nature. Marianne Haas vit entre Paris et Zurich. Photographe d’intérieurs et de jardins, son travail a longtemps illustré les magazines de décoration.
du 18 Décembre 2013 au samedi 18 Janvier 2014

Galerie du Passage
20/26, galerie Véro-Dodat 75001 Paris

http://www.galeriedupassage.com
http://www.mariannehaas.com

Clichés/expositions

Photogram

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« Mère et fils » s’installent Passage Véro-Dodat


Photos/Denis Dailleux © Galerie du Passage
Denis Dailleux est Né en 1958 à Angers. Il vit aujourd’hui au Caire.
Avec la délicatesse qui le caractérise, il pratique une photographie incroyablement exigeante, traversée par des doutes permanents et mue par l’indispensable relation personnelle qu’il va entretenir avec ce, et ceux, qu’il va installer devant son appareil.
Sa passion pour les gens, l’a naturellement amené à développer le portrait comme mode de figuration privilégié de ceux dont il avait le désir d’approcher davantage ce qu’ils étaient.
Et il l’a fait, avec cette même discrétion qui attend que l’autre lui donne ce qu’il espère, sans le revendiquer, en espérant que cela adviendra. Pierre Passebon met en scène cette exposition étonnante, des poses de mères et de fils décalées, des images christiques par excellence, le fils repose torse nu près de sa mère. Pourquoi cette image du rapport mère-fils nous émeut tant ? Parce que le fils par sa nudité est fragile comme à la naissance, parce que la mère semble comblée par ce fils qui la complète. Les fils, gonflés d’orgueil et de tendresse, sont protecteurs, soumis ou juste vivants au plus près de leur reine de Sabbat, qui les dévorent des yeux depuis leur premier souffle. Les clichés nous troublent, un voyeurisme latent nous renvoie aux scènes tant et tant répétées des cultes et des cultures qui s’entrecroisent, où le péché, le pardon, l’absolution, et la rédemption guident nos chemins de traverse vers un monde affectif qui se dérobe pour mieux renaître. Devant ces mères apparemment dociles, qui prennent le pouvoir à travers leur fils, Denis Dailleux nous signifie que la partition du néant s’écrit toujours au masculin.
« Mère et fils » par Denis Dailleux, exposition du 6 novembre au 11 décembre 2013

Galerie du Passage
20/26, Galerie Véro-Dodat – 75001 Paris
http://www.galeriedupassage.com

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Indochine des Territoires et des Hommes, 1856-1956



Indochine, des territoires et des hommes de 1856 à 1956 accompagne l’extraordinaire exposition que le musée de l’Armée organise jusqu’au 26 janvier 2014. Chapitre 1, les premiers pas de la France en Asie du Sud-Est avant 1856. Chapitre 2, la formation de l’Indochine française de 1859 à 1907 avec la conquête de la Cochinchine, du Cambodge, du Tonkin et de la chaîne Annamitique (Annam et Laos). Chapitre 3, la participation des troupes venues d’Indochine aux différents engagements de la France dans le monde. Chapitre 4 la remise en cause de la vie coloniale en Indochine dans l’entre-deux guerres. chapitre 5, la seconde guerre mondiale et l’occupation japonaise de 1940 à 1945. Chapitre 6, la reconquête de l’Indochine par la France. Chapitre 7, la guerre d’Indochine de 1950 à 1956. Un sujet majeur jamais vraiment traité qui touche à la question délicate du double processus de colonisation et de décolonisation. Une histoire oubliée, qui fait que la montée en puissance des mouvements nationalistes et communistes au Vietnam, au Cambodge et au Laos, vont entrainer un débat idéologique sans précédent. Je ne parle même pas du rôle de la Chine.
Les auteurs, le lieutenant-colonel Christophe Bertrand, conservateur au musée de l’armée, Jean François Klein, maître de conférences des histoires contemporaines de l’Asie du Sud-Est, et Caroline Herbelin, historienne et maître de conférences à l’université de Toulouse II Le Mirail.
Une histoire passionnante.
320 pages, 39€ chez Gallimard.
http://www.gallimard.fr
http://www.musee-armee.fr

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Chaud devant

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Avec Patrick Sarfati, nous nous connaissons depuis très longtemps et même si nous nous sommes perdu de vue, j’ai beaucoup de plaisir à parler de sa nouvelle exposition dans le cadre du mois de la Photographie à la Galerie Alb-Antoine Broccardo. Son nom est associé à l’idée d’une certaine photographie glamour dans les année 80 où il photographie Keith Haring, Jeanne Moreau, Grace Jones, Béatrice Dalle et bien sûr Jean-Paul Gaultier. Il est aussi le premier en France à montrer le corps masculin comme objet du désir homoérotique. Ses noir et blanc sont contrastés et magnifiquement travaillés. Illusions XXL, ce sont des clichés d’une oeuvre déjà classique, merveilleusement remis en lumière par Antoine Broccardo.


Illusions XXL de Patrick Sarfati 12 Novembre au 14 décembre 2013
Alb Antiquités
3, rue de Lille – 75007 Paris
http://www.albantiquites.com

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Clichés/expositions

Pasolini Roma

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▶ Visite guidée : Pasolini Roma à la Cinémathèque de Paris – Vidéo Dailymotion.

Cinéaste prolifique, artiste engagé, Pier Paolo Pasolini fut aussi poète, philosophe, linguiste, romancier, dramaturge, chroniqueur virulent, acteur occasionnel, peintre intimiste.
Véritable choc émotionnel et esthétique, la découverte de Rome par le jeune Pasolini en 1950 a été fondatrice de toute son œuvre. Il y devient une figure artistique et intellectuelle de premier plan, adulé autant que contesté. Pour le futur cinéaste, c’est la découverte des faubourgs aux allures de bidonvilles, symboles de la relégation du sous-prolétariat à la périphérie par le pouvoir, qui irrigueront ses premiers films : Accatone, Mamma Roma, Des oiseaux, petits et gros. C’est à partir des transformations de cette ville qu’il a tant aimée qu’il analysera les mutations de la société italienne des années 1960-70. Pasolini ne s’est pas contenté de mettre Rome et ses habitants au cœur de son œuvre. Il a crée un nouveau mythe, par la littérature et le cinéma.
L’exposition propose un parcours chronologique de cette relation très forte à la ville, à travers des photographies, archives, extraits de films, peintures et dessins réalisés par Pasolini lui-même ainsi que des œuvres d’artistes italiens des années 1960-70 dont il aimait le travail.
Jusqu’au 26 janvier 2014
http://www.cinematheque.fr

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Encore !


Angkor naissance d’un mythe.
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Un ouvrage de Louis Delaporte et une exposition dirigé par Pierre Baptiste et Thierry Zéphir.
L’histoire commence en 1866, Louis Delaporte, jeune officier de marine, découvre le site le plus imposant d’Asie, Angkor. À la lumière de ces oeuvres le musée Guimet expose d’impressionnants exemples de sculptures et de bas-reliefs moulés à la fin du XIXe et du début du XXe siècle, restaurés pour cette occasion. Le point d’orgue sera la restauration d’une tour à visages du temple du Bayon, contemporaine des grandes cathédrales du Moyen Âge et qui conserve une part de son mystère.
Un livre : Angkor. Naissance d’un mythe de Louis Delaporte et le Cambodge
Gallimard / musée national des arts asiatiques Guimet.
312 pages dont 3 dépliants et 280 illustrations.
49€ chez Gallimard
http://www.gallimard.fr
Une exposition, du 16 octobre au 13 janvier 2014 au musée des arts asiatiques Guimet
http://www.muséeguimet.fr
Et si vous ne partez pas à Angkor, vous allez découvrir une part de son mystère.
c’est sublime.

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Clichés/expositions

Structures solitaires


Photos/Sean Hemmerle © Feroz galerie
Mea culpa, j’ai oublié les photos extraordinaire de Sean Hemmerle dans ma sélection Paris Photo. Je crois que le fait d’avoir parlé avec lui m’a troublé. J’aime ses images, et même si il photographie la guerre, il pose son appareil à hauteur d’homme, sans artifice pour raconter l’histoire de l’architecture. Sean Hemmerle est né en 1966 à Tempe dans l’Etat de l’Arizona, aux Etats-Unis. Après avoir servi dans l’armée américaine (1984-1988), il entre à l’Université de Miami et reçoit le titre de MFA (Master of Fine Arts) de la School of Visual Arts de New York en 1997. Il devient rapidement la référence pour la photographie d’architecture et de paysage urbain. Suite aux évènements du 11 septembre 2001, il se consacre à l’étude de l’impact de la guerre sur New York, l’Afghanistan et l’Irak. Ses photos me troublent énormément.
http://www.feroz.tv

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