
Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
Plus créative que jamais elle est aujourd’hui l’accessoire indispensable pour habiller un coussin, animer un siège, souligner le bord d’un rideau. Elle fait toute la différence.
De gauche à droite : Galon « POD001 » outdoor, 40 mm de large, 9 coloris, Dedar. Crête couteau outdoor « Océan », 15 mm de large, 10 coloris, Declercq Passementiers. Passepoil « Frame », 10 mm de large, 24 coloris, Zimmer+Rohde. Galon plat « Ispahan », 63 mm de large, 6 coloris, Casamance. Galon « PIN014 », 45 mm de large, 6 coloris, Dedar. Galon « Saint Germain », 90 mm de large, Declercq Passementiers. Galon outdoor « Espadon », 30 mm de large, 10 coloris, Declercq passementiers. Passepoil « Frame », 10 mm de large, 24 coloris, Zimmer+Rohde. Marabout bicolore « 6030 », 30 mm de large, 12 coloris, Zimmer+Rohde. Cablé « Corniche », 25 mm de large, 6 coloris, Osborne & Little. Galon « Savana », 40 mm de large, 7 coloris, Houlès. Marabout « Pino19 », 35 mm de large, 30 coloris, Zimmer+Rohde. Galon Frangé « Effluve », 45 mm de large, 15 coloris, Casamance. Cordelette « Frame », 10 mm de large, 23 coloris, Zimmer+Rodhe. Galon « Coromandel », 11 cm de large, 7 coloris, Karin Sajo.
Maison Française Magazine N°3
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Archives d’Auteur: gildalliere
L’odeur de l’Inde
Photo/Gilles Dallière/Varanasi, Inde, 2008
Selon toute hypothèse, au départ, le caractère intouchable doit avoir une signification hygiénique. Il suffit d’aller en bateau sur le Gange pour constater ce que sont devenues ces ablutions. Dans l’eau du Gange, on plonge les cadavres avant de les brûler, dans l’eau du Gange, on jette non brûlés mais alourdis de deux dalles, les saints, les varioleux et les lépreux, dans l’eau du Gange, flottent tous les immondices et charognes d’une ville qui pratiquement est un lazaret, puisque les gens viennent y mourir. Et dans ces eaux on voit des centaines de personnes qui se lavent avec soin, en s’y plongeant benoîtement.
L’odeur de l’Inde

Photo/Gilles Dallière,Varanasi, Inde 2008
De l’autre coté du Gange, sur un chemin, tout entier de poussière et de boue d’égout, il y a un mur de pierre, avec un haut soubassement, sur lequel un vieux est étendu. Il semble cloué à la pierre. Comme dans un cauchemar, il veut se lever et n’y parvient pas. Il agonise, de toute évidence. Aussi maigre qu’un enfant, la peau tirée par le noeud de ses pauvres nerfs contractés, il se tiens là sur le dos, la nuque sur la pierre, en agitant la tête à droite et à gauche. Son linge est blanc, d’un blanc éclatant, il est complètement nu. Sa poitrine dévastée est tout entière découverte. Sa peau est sombre et rabougrie. De près, je m’aperçois que les mouvements de la bouche, qui semblent l’expression même de la douleur, la convulsion de l’intolérable, sont en fait des paroles. Il chante, ce n’est pas vraiment un chant articulé, mais une lamentation. Du reste tous les chants indiens sont tels. La douleur, l’épouvante, le spasme, la torture, ont trouvé cet exutoire où se cristalliser. Ils échappent à leur intolérable particularité pour s’organiser et presque s’ordonner dans ce pauvre mécanisme chiffré de paroles et de mélodie. Ce n’est guère plus qu’un pépiement qui sort de cette poitrine nue et contorsionnée, de ces pauvres membres parvenus au terme de leur vie physique et pourtant, cela suffit à transformer l’insupportable de la mort en un des innombrables actes désespérés mais tolérables de la vie.
Un papier-peint de fantaisie
philippe Morillon a été illustrateur, peintre, photographe et directeur artistique. En 1982 il publie un album de ses travaux d’illustration “ultra lux” préfacé par andy Warhol, et en 2009, un livre de photographies ”une dernière danse ?” chez steidl préfacé par Karl Lagerfeld. Fidéle à son goût des variations, Il présente à la Galerie du Passage de nombreux papiers autour des thèmes, Le Palace, Loulou de la Falaise, Pierre Bergé, Diane de Beauvau-Craon, Andy Warhol, jeunes gens de passage qui sont les leitmotive des motifs. Un jeu visuel en 3D qui porte la marque de son époque, un éclair d’imagination, une formule choc presque surréaliste ou l’important n’est pas d’inventer mais de savoir tirer d’une chose, de n’importe quoi, une multitude d’autres sans programme défini. Fantasque, oui.
Exposition “Wallpapers” papiers-peints de Philippe Morillon
Exposition du Mercredi 14 Mai au 7 Juin 2014
Galerie du Passage
20/26, galerie Véro-Dodat 75001 Paris
Tél : 01 42 36 01 13
http://www.galeriedupassage.com
La ville de la victoire

Photo/Gilles Dallière, Fatehpur Sikri, Inde
« Les années, comme les fleurs, se fanent et leur souvenir, comme un parfum, s’efface ».
Le luxe des matières
Soleil, musique, voyages, Éric Gizard a toujours évolué dans un monde de beauté, de couleurs, de contrastes. Et parce qu’il sait regarder, il a photographié des lignes, il a osé tirer sur la couleur, il a joué avec la lumière. 70 petits formats qu’Antoine Boccardo intègre dans l’espace de sa galerie a la fin du mois de mars. 70 petits formats qui nous dévoilent le délié, le plein, la mesure, la démesure et l’amour qu’il garde pour l’espace, les espaces. Le talent et la vision d’Éric ne s’arrêtent pas là. Il met en scène sa dernière collection de meubles avec un raffinement exceptionnel. Son sens des couleurs et de la perfection témoignent d’une attention particulière aux matières. Le cuir, le marbre alvéolé, l’aluminium, ce mélange de fantaisie et de rigueur forment un ensemble qui fait parti d’un tout. La table, la console, les guéridons, le tapis, le canapé, les lampes qu’il édite sont dessinés avec rigueur. Chaque élément vibre et rehausse la beauté des autres. L’élégance d’Éric est unique et pour la comprendre il convient d’aller au-delà de la transparence des lignes. Sa réalité est plus subtile. Il se bat avec son temps et cette collection va lui permettre de gagner le difficile pari de créer son propre style tout en restant attaché a l’art décoratif et contemporain des créateurs du XXe et du XXIe siècle.
MATIÈRES
ÉRIC GIZARD
MOBILIER, TEXTILES, LUMINAIRES E T PH O T O G R A P H I E S
GALERIE ALB ANTIQUITÉS ANTOINE BROCCARDO
EXPOSITION DU 28 MARS A U 2 6 A VR I L 2 O 1 4
OUVERTE TOUS LES JOURS S A U F L E D I M A N C HE DE 1 1 H O O À 1 9 H O O LE LUNDI DE 14HOO À 19HOO
3, RUE DE LILLE.75007 PARIS
O1 47 034 558 – INFO@ALBANTIQUITES.COM
http://www.albantiquités.com
http://www.ericgizard.com
Au mètre
Éric Chevallier présente « au mètre », une assise sur mesure en alliance avec les ateliers Domeau & Pérès. C’est le choix du savoir-faire artisanal, des matériaux, de la qualité des finitions que l’on trouve dans l’univers du luxe qui les réunissent tous les trois. Autodidacte, Éric Chevallier est un peu l’électron libre du design. Il a déjà créé le banc Saint-sulpice entièrement gainé de cuir avec le tandem Domeau & Pérès qui assume en plus l’édition et la diffusion de toutes les collections. Le design est simple, un rond sur un rectangle produit de 79 à 300 cm près. L’assise est recouverte d’une laine « Divina » de chez Kvadrat dans six couleurs, lavande, amande, vanille, clémentine, ciel et orage. Le piètement est laqué mat et la couleur est coordonnée au tissu comme un bloc monochrome. Un très beau travail d’épure.
http://www.domeauperes.com
http://www.ericchevallier.fr
Un noir, troublant désir
Affirmé, à la lumière des podiums des défilés, le noir demeure la couleur de l’été, qu’il soit froissé, découpé, drapé, fluide, architecturé, minimal ou maximal, il s’impose en total look, purement addictif. Tout de noir vêtu, cette année on doit montrer sa peau en décolleté provoquant , en col en V plongeant , en mailles ajourées, en transparence. Il dévoile le corps et surtout on mélange les matières, un cuir, une soie, une laine souple, un coton, il ne supporte plus la médiocrité. Noir sur noir il prend un air plus lumineux. On se maquille beaucoup, on surcharge le regard, on l’accessoirise d’un chapeau, d’un foulard, de lunettes, d’une manchette qui feront évoluer cette silhouette avec précaution sans pour cela devenir votre bête noire. Et sinon : restez nu.

Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
Matériau noble, il refait « surface » en habillage, en bloc monolithe ou en objet. Et si les moyens manquent, on a recours à une nouvelle génération de grès cérame, de faïence émaillée ou d’ardoise qui proposent des reproductions faisant parfaitement illusion.
De gauche à droite et de haut en bas : grès cérame « Blend », 60×60 cm, Marazzi chez Raboni. Mosaïque d’ardoise effet marbre « Grip », 30×30 cm, Rex chez Raboni. Faïence émaillée en relief « Carrara blanco » qui donne l’effet d’une mosaïque de marbre de Carrare poli, finition brillante, 31,6×90 cm, Porcelanosa. Grès cérame « Calacata silver », finition brillante, 31,6×90 cm, Porcelanosa. Marbre de Carrare « Bulles » sculpté en relief et adouci, 120×60 cm maximum, Carrelage des Suds. Mosaïque de marbre blanc en relief « Capanema Thassos », 26,6×26,6 cm, Carrément Victoire. Marbre blanc poli « Blanco Athenas Pulido », 60×30 cm, Porcelanosa. Vase « 062 », monobloc d’albâtre de Volterra, taille directe 22x21xH 23 cm, Sophie Lafont pour Christian Liaigre. Photo Gilles Dallière. Marbre de Carrare poli « Bardiglio », 40×40 cm, Carrément Victoire. Cabochons « Nid d’abeille » dépoli, 8×7 cm, Carrelages des Suds. Grès cérame « Impériale Zebrino », 60×60 cm, Surface. Listel en marbre « Chocolat », 5×30 cm, Carrément Victoire. Carreau de pierre noire « Marquina », 40×40 cm, Carrelages des Suds. Grès cérame « Palissandro », 30×60 cm, Carrément Victoire. Marbre de Carrare « Cascade » à relief, Carrelages des Suds. Vase « 053 », monobloc d’albâtre de Volterra, taille directe, 22x24xH 33 cm, Sophie Lafont pour Christian Liaigre.
Maison Française Magazine N°2


