Clichés/photos

La dernière visite de chantier

Art décoratif Gilles Dallière 2006-03-14 à 15-18-38
Photo/Gilles Dallière/Musée des Arts Décoratifs, 2006
Franchir les portes closes de ce musée encore en travaux, il va bientôt réouvrir, gagner la confiance des gardiens du temple, se faire accepter dans leur intimité, une longue mise à l’épreuve imposée à l’étranger que je suis, au capteur d’images procédant à un repérage des lieux. Je me perds dans les couloirs, les escaliers loin de ces rendez-vous savamment organisés, ces errances quotidiennes qui vont faire qu’ici la première grande soirée sera bel et bien mise en scène par moi. J’en étais fier.

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Tulipes
Il fait bon, quel bonheur de voir le soleil s’installer dans le ciel parisien. Le jour triomphe de la nuit et puis c’est la journée internationale des droits de la femme, puis-je vous offrir ces quelques fleurs?

Clichés/citations

C’est l’printemps

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Clichés/tendances

La beauté des textiles nomades


Jennifer Shorto étudie au musée du Louvre et passe de nombreuses années dans le monde de l’art contemporain. Passionnée de textiles anciens, elle découvre très vite qu’ on peut lire toute l’histoire du monde dans ces tissus, la montée des civilisations, la chute des empires, sont tissées dans leurs fils de chaîne en même temps que les légendes de la religion. c’est cette spectaculaire richesse qui l’entraîne à trouver des broderies au nord de l’Inde, des tissés au Moyen-Orient et des imprimés africains. La qualité de ses produits repose sur une fabrication Française et Italienne, ainsi qu’une utilisation de fibres entièrement naturelles. Très vite, la trame d’une collection de tissus, d’écharpes, fruit de promenades imaginaires, de coussins, créations précieuses et d’accessoires s’inspire avec élégance de cet héritage somptueux chiné aux quatre coins du monde. Elle donne à ces matières une vie nouvelle et c’est bien là son talent.
http://www.jennifershorto.com

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Itaparica, mon amour

Salvador de Bahia, Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière/Itaparica au large de Salvador de Bahia, 2012
Il s’agit, évidemment, d’une disproportion presque inhumaine dans les rapports avec la réalité. Dans ces villages construits avec n’importe quoi au milieux des disettes et des épidémies, cette ile nous à enchantée puis traumatisée. Les gens s’enferment dans la vie familiale à laquelle ils donnent une importance absolue : pleins d’enfants, ils en cultivent la douceur, leur douceur mise à l’épreuve se perpétue dans la douceur tendre de leurs enfants et le cercle se referme ainsi, non sans bassesse ni sans égoïsme. Ce cliché reste un souvenir sympathique, il est certain que nous avons très mal manger mais ces trois adolescents étaient très drôles et franchement si vous observez la position du garçon, vous allez vite comprendre qu’il était encore plus féminin que ses soeurs.

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Clichés/photos

Des bugnes à Mardi gras

Les bugnes de Sébastien Gaudard
Photo/Gilles Dallière
Il faut être d’origine lyonnaise pour connaître la bugne. Elle a bercée toute mon enfance à mardi gras. Sébastien Gaudard en fait comme à lyon et je vais vous dévoiler la recette.
Ingrédients
750g de farine
7 oeufs
180g de sucre semoule
150g de beurre mou
1 litre d’huile
2 zestes d’orange
1 cuiller a cafe de sel fin
200g de sucre glace
Préparation
Fouettez le beurre dans un saladier 3 minutes. Ajoutez y le sucre, le sel et les zestes d’oranges puis les œufs entiers un à un. Tamisez la farine et terminez la pâte à la main. Laissez reposer au moins une heure au frais. Farinez une planche à pâtisserie, divisez la pâte en 5 morceaux.
Etalez sur 2 mm d’épaisseur. Farinez encore la surface de la pâte. Découpez des bandes de 5 cm de large, puis coupez les en triangle. Incisez le centre.
Chauffez l’huile, plongez y les bugnes 3 par 3, remuez avec une spatule en bois et laissez les dorer 2 à 3 minutes. Egouttez les sur du papier absorbant.
Saupoudrez de sucre glace avant dégustation.
C’est mieux qu’une crêpe et l’autre possibilité, c’est d’aller les acheter chez Sébastien, vous ne le regretterez pas.
http://www.sebastiengaudard.fr

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Wax 1def
Photo/Richard Alcock/ Stylisme Gilles Dallière
L’Afrique est une inépuisable source d’inspiration, le nouveau sac de Onze se libère des folklores en s’associant avec ce petit Vichy très urbain pour un tribal trip au bord de la plage à Saint Tropez. Un mix primitif pour 54€ seulement, made in Barbès Rochechouart. Des motifs à choisir, vibrants pour un twist de modernité anti morosité. En ligne.
http://www.onze-home.com
et chez : Des Étendues
7 rue de la villette
75019 Paris

Céramique, Clichés/tendances

Exotic chic

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Lisbonne

Lisbonne Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Lisbonne, 2007
« Retentissent, il doit y en avoir huit, que je ne compte pas, les coups marquant une heure de plus à un clocher ou une horloge solennels. Je m’éveille de moi à cause de cette banalité qu’il existe une heure, claustration que la vie sociale impose à la continuité du temps, frontière dans l’abstrait, limite dans l’inconnu. Je m’éveille de moi et, posant mon regard sur tout cela, à présent plein de vie et d’humanité coutumière, je vois que la brume est sortie du ciel tout entier, sauf cette part de bleu qui dans le bleu fluctue de n’être pas encore vraiment du bleu, je vois qu’en moi elle a en vérité pénétré jusqu’à l’âme, et qu’en même temps elle a pénétré jusqu’à l’intérieur même de toutes les choses, qui est ce lieu par quoi elles sont en contact avec mon âme. J’ai perdu la vision de ce que je voyais. Aveuglé de voir. Je sens désormais dans la banalité du savoir. Cela n’est désormais plus la réalité : c’est simplement la vie. »
Fernando Pessoa

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A bout de souffle

Salvador de Bahia Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Salvador de Bahia, Brésil
C’est incroyable, ici le Brésil a un dernier élan, c’est le Brésil comme je ne le voyais plus. Nous sommes pourtant près de l’ascenseur qui descend dans la ville basse, là ou tout le monde court on ne sait où, là ou tout semble envahi et agité et dans le même temps tout semble vide. On se sent mal. Le ciel est blanc, méchant. Il y a quelque chose de désespéré dans cette course artificielle, à contre courant.

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Clichés/expositions

Marc Held, un plongeon dans les années 50


Photos/Marc Held
Alors qu’il n’a que 18 ans, le designer et architecte Marc Held explore son époque de son regard rigoureux. L’instant composé pris sur le vif à la fraction de seconde près nous offre une scène photographique dont les clichés en noir et blanc sont décisifs et spontanés. Les images sont toutes empreintes d’humanisme en rapport à cette époque entre 1950 et 1960 ou l’on se sent bien plus libre et heureux qu’aujourd’hui. Son oeuvre photographique, comme son travail d’architecte nous révèlent une esthétique sensuelle à ne pas râter, jusqu’au 30 mars à la VOZ’Galerie.
41, rue de l’Est, 92100 Boulogne-Billancourt
http://www.vozgalerie.com

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