Céramique, Clichés/expositions

« L’artiste ne doit jamais perdre de vue son âme »


Photo/Francis Amiand/Style Gilles Dallière
C’est un artiste exceptionnel, qui expose jusqu’au 31 juillet dans les salons d’honneur de l’hôtel du département de Haute-Corse sous l’impulsion de Marie-Hélène Ferrandini, femme de lettres, cheville ouvrière de ce projet préparé en étroite collaboration avec Jean Leccia, directeur général des services de la collectivité, aujourd’hui disparu. Peintre, dessinateur, sculpteur, architecte, designer, Giò di Busca, de son vrai nom, Giovanni Maria Malerba di Busca, est issu d’une très vieille famille milanaise. Je suis rentré dans ce palais familial au bord du lac de Garde et tout y est grandiose. Giovanni attache une grande importance au décor, aux objets qui l’entourent et qui l’intéressent plus que tout, plus même que les gens qui traverse sa vie. Dans ce palais, on ne peut pas nier que les ambiances ont été choisies avec un soin extrême. Et mêmes si certaines portes sont restées fermées à clé c’est qu’il y enferme ces secrets.
http://www.giodibusca.com

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Clichés/interiors

À l’abri des regards


Photo/Francis Amiand/Style/Gilles Dallière
Sur la Côte de Granit rose, les pierres sont sculptées depuis des millénaires par la mer et le vent. C’est dans cet écrin naturel, embusqué dans un recoin de rivage, qu’un jeune couple a trouvé cette solide bâtisse du XVIIIe siècle. L’architecte Frédéric Lebard l’a entièrement rénovée et modernisée. La maison ne se dévoile pas, elle garde comme un secret ce travail de rénovation incroyablement moderne. Frédéric a entièrement restructuré l’espace en remodelant les perspectives afin de privilégier la lumière tout en gardant la mémoire et l’esprit austère du lieu. Il a optimisé les volumes, accentué les perspectives, remanié le jardin pour faire place à une flore d’une rare diversité. À l’étage il encastre des tatamis dans un parquet de bubinga jalonné de troncs d’ébène. Côté technique, l’isolation a été repensée pour que cette grande demeure de famille soit la plus économe possible en énergie. Il n’est pas architecte pour rien.
http://www.studio-afl.com

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Archiportrait Kazuyo Sejima par Federico Babila
Illustration/Federico Babina
Diplômée en 1981 de la Japan Women’s University, Kazuyo Sejima entame sa carrière auprès de l’architecte nippon Toyo Ito, pour qui elle travaille sept années durant. Par la suite, elle fondera deux agences, Kazuyo Sejima and Associates et Sanaa. Connue pour ses oeuvres pures, elle porte une attention particulière à la communication entre les usagers. Entre autres réalisations célèbres, elle a conçu le musée d’Art contemporain à Kanazawa, la boutique Christian Dior à Tokyo et le New Museum of Contemporary art de New York. En 2005, le Louvre-Lens lui confie la réalisation de ses bâtiments.

« Le choix de mon métier n’a pas été sans prix: je n’ai ni mari, ni enfants. Parce que l’architecture exige toute mon attention. »

Kazuyo Sejima.

Clichés/citations

Archiportrait : Kazuyo Sejima

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Clichés/interiors

L’esprit Wabi


Photos/Bertrand Limbour/Style/Gilles Dallière

Dans son château de ‘s-Gravenwezel, le collectionneur et marchand d’art anversois Axel Vervoordt met en scène sa passion pour l’Asie. Un espace architectural inspiré du « Wabi », dans lequel il affine son approche de l’art et sa philosophie de vie. Ce concept japonais, valorise la simplicité et l’authenticité des matériaux façonnés par le temps. La sérénité de l’espace vide, les imperfections du mobilier ou des objets prennent une importance particulière, révélant un dialogue extrême entre Orient et Occident. Pour Axel Vervoordt, cette démarche est le résultat d’un voyage personnel intérieur proche du bouddhisme.
http://www.axel-vervoordt.com

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Clichés/Inspiration

Inspiration : un lit clos qui roule

015Grégoire de Lafforest
Photo/Francis Amiand/Style/Gilles Dallière

Architectes d’intérieur, Stéphanie et Grégoire de Lafforest ont conçu cet appartement parisien de 52m2 avec du mobilier qu’ils peuvent bouger à volonté. Pour gagner un espace précieux, ils travaillent sur la transversalité, abattent les cloisons pour miser sur un maximum d’espace pour recevoir, grâce à une mise en scène qui permet de réduire ou d’agrandir le salon à volonté. L’astuce ? C’est la présence d’un lit clos sur roulettes qui se pousse et se tourne selon les heures de la journée et de la nuit. Tantôt boîte à dormir, tantôt divan à l’heure de la sieste ou confident lorsqu’il est ouvert sur le salon, il évolue au rythme de la journée.

013Grégoire de la Forest

http://www.gregoiredelafforest.com

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Clichés/Inspiration

Inspiration : du bon usage du tissu

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Photo/Francis Amiand/Direction artistique/Gilles Dallière

L’envers du décor, une bergère à oreille récupérée dans un grenier, un vieux lampadaire et plusieurs chutes de tissus unis ou bariolés et là, la grâce doit flirter avec le génie. La bonne idée, c’est de coudre, d’assembler les chutes, de mélanger les motifs jusqu’à gainer la structure en bois du fauteuil pour lui insuffler une âme excentrique et décalée. Mais avant tout il faut savoir quadriller les brocantes, en quête d’objets qui vous rappellent des souvenirs. Il faut fixer le décor avec humour et dérision et pourquoi pas repeindre le mur dans un ton clair ou foncé pour charger l’identité graphique des éléments du décor. Faites votre choix.

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Photo/Francis Amiand/Direction artistique/Gilles Dallière

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Archiportrait Toyo Ito par Federico Babila
Illustration/Federico Babina

« Les gens qui vivent dans les villes sont plus isolés que jamais. J’aimerais me servir de l’architecture pour créer des ponts entre les gens »

Toyo Ito

Clichés/citations

Archiportrait : Toyo Ito

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Clichés/photos, Clichés/voyage

La ville immaculée

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Photo/Gilles Dallière, Alger 2002
La coexistence entre les écritures architecturales contradictoires a transformé depuis longtemps le paysage d’Alger en une séquence étonnante d’objets autonomes et cependant capables de dialogues. Je ne suis pas resté assez longtemps pour découvrir cette création urbaine unique, inscrite dans les relations entre l’Algérie et la France. La « ville blanche » déploie un paysage intense et harmonieux. Il me manque ce que je n’ai pas vu de la chronique urbaine d’Alger avec les édifices de Frédéric Chassériau, Benjamin Bucknall, Auguste Perret, Le Corbusier, Fernand Pouillon, Roland Simounet et le grand Oscar Niemeyer, entraînés tour à tour dans un tourbillon d’espoirs et de déceptions. À suivre un jour…

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Le vert nous fait directement penser à la nature. Il représente la fraicheur, l’équilibre, l’optimisme, l’énergie, l’harmonie. La couleur verte est une couleur froide. Elle est apaisante et engendre le calme.
En décoration, le vert a la particularité d’être élégant et de donner une note de fraîcheur, de rajeunissement, de bien-être et de naturel à la pièce. Il est peu encombrant s’il est clair.
Il convient aux salons comme aux chambres, salles de bain, cuisines et aux pièces qui ne reçoivent pas beaucoup de lumière. Il est très simple à associer. Il se marie avec pratiquement toutes les couleurs. Tout dépend du thème choisi. On peut agréablement l’associer avec les tons neutres : crème, marron, gris, blanc et très bien avec certaines couleurs chaudes comme le rouge, l’orange ou le jaune. Côté froid, il peut s’associer très simplement avec le bleu. Les couleurs claires, par contre, adouciront le vert s’il est foncé.

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Clichés/tendances

Le vert : une couleur rebelle

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