Pour l’amour du geste
http://www.collection-particuliere.fr
Photo/Gilles Dallière/Tanger 2012
Cyrille, l’absence n’existe pas. Tout est présence. Le temps ne finit pas. L’air ce matin était saturé de sens. Les prières, les très beaux discours, l’émotion, nous ont fait le cœur gros et aujourd’hui tu l’habites. Merci d’avoir toujours commenté mes photos, tu m’inventais des légendes et tu m’as donné beaucoup de joie. La pluie a fini de mouiller la Seine, le soleil brille ce matin sur Boulogne Billancourt.
Mario Botta est né en avril 1943. architecte suisse de premier plan, doté d’une forte personnalité, il est installé à Lugano dans le Tessin, canton suisse de culture italienne, après avoir fait ses études à Venise. Il travaille avec Le Corbusier et Luis Kahn. Il enseigne et fait des recherches en Europe, en Asie et en Amérique. Il collabore depuis 1982 avec Alias pour laquelle il crée « Seconda » et « Quinta », deux de ses chaises les plus connues, aujourd’hui exposées au MoMA. Architecte maintes fois récompensé, il a publié différentes monographies et il a fondé en 1996 l’Académie d’Archi-tecture Suisse. De renommée internationale, il a réalisé de nombreuses œuvres en Europe, au Japon, aux Etats-Unis.
« Je pensais au projet de la maison de Dieu avec l’espoir de construire la maison de l’homme ».
Mario Botta
photographs by : Erwin Blumenfeld, Henri Cartier-Bresson, Jean-Philippe Charbonnier, Jean Chevalier, Henry Clarke, Robert Doisneau, Martin Dutkovitch, Nat Farbman, Milton Green, Gordon Parks, Irving Penn, Willy Rizzo, Emile Savitry, Maurice Zalewski.
opening
Tuesday 16th September 2014
from 7.00 pm to 10.00 pm
on show from 17th September to 2nd November 2014
everyday, 10.30 am – 7.30 pm
Wednesday and Thursday, 10.30 am – 9.00 pm
Galleria Carla Sozzani
Corso Como 10 – 20154 Milan, Italy
tel. +39 02 653531 fax +39 02 29004080
press@galleriacarlasozzani.org
http://www.galleriacarlasozzani.org

Photo/Gilles Dallière, Hossegor 2014
On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ;
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ce qu’il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !
Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.
Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;
Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.
Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !
Théophile Gautier (1811-1872), España

Photo/Gilles Dallière, Hossegor 2014
La lumière du pays Basque est lumineuse. La hauteur certaine des nuages, donne au terrain la mobilité d’un visage. Elle est subtile, jamais totalement grise, jamais basse, elle est presque musicale… Ce soir là elle déchire le ciel, illuminant chaque chose dans sa différence. Il y a eu des pluies, des orages, des moments où le ciel était gris, les accidents de la lumière n’affectent pas l’âme, seulement le corps empoissé d’humidité, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches.

Photo/Gilles Dallière Hossegor 2014
Et non, Ce ne sont pas les architectes Louis et Benjamin Gomez qui ont construit la villa Matuszek mais Robert Maurice qui agrandi un premier bâtiment en 1932. La construction de la villa est achevée en 1934. Ce qui est extraordinaire dans cette maison, c’est qu’elle est restée intacte, avec sa décoration et les meubles datant de sa construction. Je n’y ai pas fait beaucoup de photos mais j’aimerais beaucoup l’immortaliser. Les éléments architecturaux, les bas-reliefs, les balcons, les arcs, la pergola sont magnifiques. L’escalier intérieur, massif, de style dit « basco-landais » est majestueux.
Heureusement, elle est classée à l’inventaire général du patrimoine culturel. À suivre.
tourisme@hossegor.fr
A 68 ans, il est une des stars mondiales de l’architecture. Lauréat du « Nobel » de la discipline, le prix Pritzker en 2000, Praemium imperiale reçu de l’empereur du Japon en 2003, lion d’or de la Biennale d’architecture de Venise en 2010, mais encore professeur à Harvard, chevalier de la Légion d’honneur et même directeur de la Biennale d’architecture de Venise. N’en jetez plus… Rem Koolhaas est lui-même un monument : grande silhouette filiforme, look superchic, austère et décontracté, coiffé d’un bonnet de vieux loup de mer. Le Néerlandais est plutôt connu des initiés, des intellos, des adeptes du concept, des fervents de l’art contemporain et même des ultrabranchés de la mode. En France, pourtant, pas de réalisation supermédiatique signée Koolhaas depuis plusieurs années, si ce n’est Euralille en 1995 et un parc des expositions prévu à Toulouse en 2015. Le projet : un immense bâtiment rectangulaire avec un parking suspendu sur pilotis.
« Nous vivons dans un calme presque parfait et travaillons dans une urgence incroyable. »
Rem Koolhaas

No Youth Control est une marque Fondé à New York City en 2012 par trois parisiens. Elle s’est forgée autour d’une seule idée: défendre les valeurs inhérentes à la jeunesse. La créativité, le goût du risque, la curiosité sont les piliers de l’esprit No Youth Control et la marque s’efforce de rester fidèle à ce principe dans tous ses projets. Aujourd’hui No Youth Control a posé ses valises à Paris pour ouvrir son premier espace dans le quartier des Batignolles. Hybride, le lieu est à la fois un showroom et une galerie accueillant de nombreux évènements.
Magdalena Lawniczak décide de poser ses valises et de s’intaller à Paris pour continuer à développer son travail photographique. «Daydreaming» est déjà sa seconde exposition dans la capitale française. Son style est reconnaissable et plébiscité par le monde de la mode. Utilisant de la lumière naturelle et des esthétiques minimalistes, les oeuvres de Magdalena semblent capturer des moments suspendus entre rêve et réalité. Des moments de grâce pure. Elle préfère photographier les hommes et se concentre sur l’art du portrait en particulier.