Clichés/design

Pour l’amour du geste

Pour cette quatrième édition de Paris Design Week, de showrooms en ateliers, de musées en galeries, les rencontres se multiplient grâce à une synergie internationale. Je soulignerais la naissance d’une nouvelle maison d’édition, « Collection Particulière », une aventure que Jérôme Aumont a assumé avec passion. Là, on est enfin dans la différence et dans l’échange. Des meubles et des objets pour ranger, pour poser, pour s’asseoir, pour mettre en scène, des objets de tous les jours et une force de travail exceptionnelle qui décuple l’énergie de création. Une étape supplémentaire bien franchie dans la carrière de ce garçon qui aime le beau. la coupe à fruits néo-industrielle et les bougeoirs sorcière de Dan Yeffet, la table en chêne massif comme taillée dans la masse de Sam Accoceberry, la console à souvenirs de Grégoire de Lafforest, les pièces en bois tourné à l’assise gainée de cuir de Christophe Delcourt. Mon coup de cœur, une boite, « objet de contemplation » en marbre et cuir de Laurent Nicolas. Des produits uniques pour une expérience unique, où se croisent l’art et la fonction. Lancement à la Biennale du design de Courtrai en Belgique du 1er au 25 octobre 2014.
http://www.collection-particuliere.fr

Par défaut
Tanger 2012 Gilles Dallière

Tanger 2012 Gilles Dallière

Photo/Gilles Dallière/Tanger 2012

Cyrille, l’absence n’existe pas. Tout est présence. Le temps ne finit pas. L’air ce matin était saturé de sens. Les prières, les très beaux discours, l’émotion, nous ont fait le cœur gros et aujourd’hui tu l’habites. Merci d’avoir toujours commenté mes photos, tu m’inventais des légendes et tu m’as donné beaucoup de joie. La pluie a fini de mouiller la Seine, le soleil brille ce matin sur Boulogne Billancourt.

Clichés/photos

Cyrille

Image

Mario-Botta-Archiportrait-by-Federico-Babina_dezeen_17
Illustration/Federico Babina

Mario Botta est né en avril 1943. architecte suisse de premier plan, doté d’une forte personnalité, il est installé à Lugano dans le Tessin, canton suisse de culture italienne, après avoir fait ses études à Venise. Il travaille avec Le Corbusier et Luis Kahn. Il enseigne et fait des recherches en Europe, en Asie et en Amérique. Il collabore depuis 1982 avec Alias pour laquelle il crée « Seconda » et « Quinta », deux de ses chaises les plus connues, aujourd’hui exposées au MoMA. Architecte maintes fois récompensé, il a publié différentes monographies et il a fondé en 1996 l’Académie d’Archi-tecture Suisse. De renommée internationale, il a réalisé de nombreuses œuvres en Europe, au Japon, aux Etats-Unis.

« Je pensais au projet de la maison de Dieu avec l’espoir de construire la maison de l’homme ».

Mario Botta

Clichés/citations

Archiportrait : Mario Botta

Image
Céramique, Clichés/expositions, Clichés/photos

Bettina


Sa carrière débute en 1947, chez Fath. Elle représente alors la Parisienne moderne et élégante, comme une alternative plus jeune à ce que créaient Dior ou Balmain. Solicitée de partout, elle quitte le couturier pour se consacrer à sa carrière de modèle photographique. Dans les années 1950, invitée à se rendre aux États Unis par Vogue, elle intègre l’agence d’Eileen Ford. Bettina travaille avec Hubert de Givenchy lors de l’ouverture de sa maison de couture. C’est elle qui organise le premier défilé en février 1952 ; elle demande à ses amies, les plus célèbres mannequins de l’époque telles que Suzy Parker, Ivy Nicholson ou Sophie Litvak, d’y participer. Elle apparait au cours de sa carrière dans de nombreux magazines de mode et en couverture du Elle français, sa première à l’initiative du photographe Jean Chevalier. L’exception restera le Harper’s Bazaar, grand concurrent de Vogue. Paris Match lui consacre un reportage suite à une séance chez le coiffeur d’où elle ressort avec les cheveux très courts, lançant ainsi une nouvelle mode reprise plus tard par Victoire. Elle travaille avec les plus grands photographes de mode, comme Henry Clarke, Horst, Erwin Blumenfeld, Norman Parkinson, Irving Penn, Georges Dambier, Mark Shaw, Willy Maywald, Jean-Philippe Charbonnier ou Gordon Parks. L’année 1955 est le point culminant de sa carrière, elle est sollicitée de partout, s’affichant dans les magazines du monde entier. La même année elle rencontre Aly Khan, qu’elle avait déjà croisé chez Fath plusieurs années avant, et arrête sa carrière de mannequin du jour au lendemain passant de la cabine aux salons des maisons de couture, comme cliente. Mais elle travaille encore ponctuellement pour Valentino, toujours dans les relations publiques. En 1960, alors enceinte, elle survit à l’accident de voiture qui donnera la mort au Prince mais perd son enfant. En 1969, c’est Chanel qui la sollicite pour une collection, puis elle devient attachée de presse aux États-Unis pour Emmanuel Ungaro. Bettina Graziani est Commandeur des Arts et des Lettres depuis 2010 ; « Vous êtes devenu un emblème d’une certaine mode française » dira le ministre Frédéric Mitterrand lors de la cérémonie de remise de la décoration.

photographs by : Erwin Blumenfeld, Henri Cartier-Bresson, Jean-Philippe Charbonnier, Jean Chevalier, Henry Clarke, Robert Doisneau, Martin Dutkovitch, Nat Farbman, Milton Green, Gordon Parks, Irving Penn, Willy Rizzo, Emile Savitry, Maurice Zalewski.
opening
Tuesday 16th September 2014
from 7.00 pm to 10.00 pm
on show from 17th September to 2nd November 2014
everyday, 10.30 am – 7.30 pm
Wednesday and Thursday, 10.30 am – 9.00 pm
Galleria Carla Sozzani
Corso Como 10 – 20154 Milan, Italy
tel. +39 02 653531 fax +39 02 29004080
press@galleriacarlasozzani.org
http://www.galleriacarlasozzani.org

Par défaut
Clichés/photos

Le pin des Landes

Hossegor 2014 Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Hossegor 2014

On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ;
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ce qu’il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !

Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.

Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;
Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.
Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !

Théophile Gautier (1811-1872), España

Par défaut
Clichés/photos

Lumière-espace

Hossegor 2014 Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Hossegor 2014
La lumière du pays Basque est lumineuse. La hauteur certaine des nuages, donne au terrain la mobilité d’un visage. Elle est subtile, jamais totalement grise, jamais basse, elle est presque musicale… Ce soir là elle déchire le ciel, illuminant chaque chose dans sa différence. Il y a eu des pluies, des orages, des moments où le ciel était gris, les accidents de la lumière n’affectent pas l’âme, seulement le corps empoissé d’humidité, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches.

Par défaut
Clichés/photos

L’envers d’un endroit

Villa Matuszek Hossegor 2014
Photo/Gilles Dallière Hossegor 2014
Et non, Ce ne sont pas les architectes Louis et Benjamin Gomez qui ont construit la villa Matuszek mais Robert Maurice qui agrandi un premier bâtiment en 1932. La construction de la villa est achevée en 1934. Ce qui est extraordinaire dans cette maison, c’est qu’elle est restée intacte, avec sa décoration et les meubles datant de sa construction. Je n’y ai pas fait beaucoup de photos mais j’aimerais beaucoup l’immortaliser. Les éléments architecturaux, les bas-reliefs, les balcons, les arcs, la pergola sont magnifiques. L’escalier intérieur, massif, de style dit « basco-landais » est majestueux.
Heureusement, elle est classée à l’inventaire général du patrimoine culturel. À suivre.
tourisme@hossegor.fr

Par défaut

Archiportrait Rem Koolhaas par Federico Babila
Illustration/Federico Babina

A 68 ans, il est une des stars mondiales de l’architecture. Lauréat du « Nobel » de la discipline, le prix Pritzker en 2000, Praemium imperiale reçu de l’empereur du Japon en 2003, lion d’or de la Biennale d’architecture de Venise en 2010, mais encore professeur à Harvard, chevalier de la Légion d’honneur et même directeur de la Biennale d’architecture de Venise. N’en jetez plus… Rem Koolhaas est lui-même un monument : grande silhouette filiforme, look superchic, austère et décontracté, coiffé d’un bonnet de vieux loup de mer. Le Néerlandais est plutôt connu des initiés, des intellos, des adeptes du concept, des fervents de l’art contemporain et même des ultrabranchés de la mode. En France, pourtant, pas de réalisation supermédiatique signée Koolhaas depuis plusieurs années, si ce n’est Euralille en 1995 et un parc des expositions prévu à Toulouse en 2015. Le projet : un immense bâtiment rectangulaire avec un parking suspendu sur pilotis.

« Nous vivons dans un calme presque parfait et travaillons dans une urgence incroyable. »

Rem Koolhaas

Clichés/citations

Archiportrait : Rem Koolhaas

Image
Clichés/expositions, Clichés/photos

Le temps d’une soirée


No Youth Control est une marque Fondé à New York City en 2012 par trois parisiens. Elle s’est forgée autour d’une seule idée: défendre les valeurs inhérentes à la jeunesse. La créativité, le goût du risque, la curiosité sont les piliers de l’esprit No Youth Control et la marque s’efforce de rester fidèle à ce principe dans tous ses projets. Aujourd’hui No Youth Control a posé ses valises à Paris pour ouvrir son premier espace dans le quartier des Batignolles. Hybride, le lieu est à la fois un showroom et une galerie accueillant de nombreux évènements.
Magdalena Lawniczak décide de poser ses valises et de s’intaller à Paris pour continuer à développer son travail photographique. «Daydreaming» est déjà sa seconde exposition dans la capitale française. Son style est reconnaissable et plébiscité par le monde de la mode. Utilisant de la lumière naturelle et des esthétiques minimalistes, les oeuvres de Magdalena semblent capturer des moments suspendus entre rêve et réalité. Des moments de grâce pure. Elle préfère photographier les hommes et se concentre sur l’art du portrait en particulier.


Chez No Youth Control jusqu’a fin juillet
du mercredi au dimanche, de midi à vingt heures, 41 rue des Dames – 75017 Paris
http://noyouthcontrol.com

Par défaut
Céramique, Clichés/expositions

« L’artiste ne doit jamais perdre de vue son âme »


Photo/Francis Amiand/Style Gilles Dallière
C’est un artiste exceptionnel, qui expose jusqu’au 31 juillet dans les salons d’honneur de l’hôtel du département de Haute-Corse sous l’impulsion de Marie-Hélène Ferrandini, femme de lettres, cheville ouvrière de ce projet préparé en étroite collaboration avec Jean Leccia, directeur général des services de la collectivité, aujourd’hui disparu. Peintre, dessinateur, sculpteur, architecte, designer, Giò di Busca, de son vrai nom, Giovanni Maria Malerba di Busca, est issu d’une très vieille famille milanaise. Je suis rentré dans ce palais familial au bord du lac de Garde et tout y est grandiose. Giovanni attache une grande importance au décor, aux objets qui l’entourent et qui l’intéressent plus que tout, plus même que les gens qui traverse sa vie. Dans ce palais, on ne peut pas nier que les ambiances ont été choisies avec un soin extrême. Et mêmes si certaines portes sont restées fermées à clé c’est qu’il y enferme ces secrets.
http://www.giodibusca.com

Par défaut