
Yesterday au centre Pompidou, the performance found its inspiration between two main sources: Buenos Aires’ tango at the time when it was danced amongst men, (je veux y aller) and the representation of the biblical tale of the Brothers Cain and Abel (ça me rappelle quelqu’un). The movie matches tango’s passion and intuitive domination, following gradually the protagonists towards a real violent climax.
très fort.
Archives d’Auteur: gildalliere
Le verre : une lumière dansante pour les tables de fête
Photo/Lucía Morate Benito
Recevoir est un art qui se prépare en privé et se joue en public. Bien sûr, à cette occasion, la table doit être décorée. Ces verres donnent le ton pour une table basée sur la transparence et la pureté des formes. Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette rare suite de verres en cristal taillé bleu-cobalt, jaune et blanc transparent, c’est le dessin. Sur la paraison la couleur donne de la vivacité mais la jambe formée de carrés pleins et vides alternés est vraiment spectaculaire. Otto Prutscher (1880 – 1949) a créé ces verres en 1907 à Vienne en plein Art Nouveau. Aujourd’hui on les trouve dans des salles de ventes et vous pouvez être sûr que le prix vaut toute l’élégance de la forme restée en état de grâce.
http://www.artnet.fr
L’ éphémère évanescence de Byung-Hun Min

Byung-Hun Min a toujours privilégié le noir et blanc et souvent choisi pour épreuve un format modeste. Il entretient une relation intime avec l’image, en saisit la finesse et les détails. Le papier velouté concoure à la création d’une oeuvre poétique et raffinée tellement proche de l’aquarelle qu’on reste perplexe. Les longs temps de pose ou les prises de vues en lumière atténuée saisissent ce que l’oeil humain ne pourrait appréhender naturellement. l’uniformité des blancs purs est étonnante, elle fourmille de détails qui apaisent le regard. Ce qui ma le plus marqué, c’est la pureté de l’image, Min cherche à restituer ce qu’il a vu. Il en naît une impression d’intemporalité, une homogénéité visuelle surprenante. L’image est impalpable.
La galerie Particulière
16 rue du Perche
75003 Paris
http://www.lagalerieparticuliere.com
« SEI », la fleur emblème absolu de séduction

Photo/Yuriko Takagi, Sei
J’ai aimé ce soir les incroyables tirages argentiques réalisés par Yuriko Takagi exposés à la galerie Lazarew. Pour sa nouvelle exposition, « SEI », Yuriko Takagi propose une immersion troublante dans l’intimité des fleurs. 28 clichés de ces caractères qui décrivent toutes les étapes d’une vie jusqu’a la mort. 28 boutons de plantes en devenir, fleurs effeuillées, presque martyrisées pour n’en photographier que le coeur, intime, sensuel, asexué ou sexuel. les photos révèlent une beauté crue presque dérangeante. 28 mots : bleu, mort, monde, correct, contrôle, tranquillité, ouest, sacré, demande, habitat, règle, sincérité, pur, sexe, voeu, force, ordonné, esprit, éveillé, voix, conquête, prospère, trahir, omission, vie, étoile, beau, réalisation.
Un livre sur la série est en vente à la galerie.

Sei by Yuriko Takagi, published by Editions Xavier Barral, November 2014, Hardcover, 245 x 345 mm, 68 pages, 28 B&W photographs
http://www.exb.fr
Galerie Lazarew Paris
14, rue du Perche
75003 Paris
http://www.galerie-lazarew.fr
Paris capitale mondiale de la photo

Photo/Alberto Garcia-Alix
Depuis 1980, Paris vit au rythme de la photo. En novembre, les cimaises des galeries, comme la verrière du Grand Palais – où se tient le salon Paris Photo accueillent la crème de la scène artistique internationale. Ayez les yeux grand ouverts, l’image est partout. Du noir et blanc à la couleur, du cliché anonyme aux grandes signatures, l’image s’affiche partout dans la capitale durant ce 18e Mois de la photo. Un marathon qui débute à la Maison européenne de la photographie (MEP) avec le turbulent Alberto Garcia-Alix et se poursuit jusqu’au Grand Palais et Paris Photo, avec quelque 143 galeries de 35 pays.

Photo/René Burri
René Burri, le photographe suisse (1933-2014), qui immortalisa Che Guevara le cigare au bec, est mort le 20 octobre, à quelques jours du Mois de la photo. Le Zurichois de l’agence Magnum venait d’exposer «Mouvement» à la MEP, rappel en images de ses premières amours cinématographiques.
La loi des séries.

Photo/Nicholas Nixon, The Brown Sisters, Boston, 2012
À Paris Photo cette année, beaucoup de belles séries à découvrir. À commencer par les légendaires Brown sisters, soit Bebe Brown Nixon et ses trois sœurs, photographiées, année après année, par Nicholas Nixon: la série complète des 40 photos sera présentée sur le stand de la Fraenkel Gallery, avant l’exposition prévue au MoMA de New York.

Photo/Pierre et Gilles
Musique! Daniel Templon mettra Pierre & Gilles à l’affiche pour son premier Paris Photo. Les chanteurs ont souvent été leurs sujets d’inspiration si glamour. Après Iggy Pop, Gainsbourg, Daho, Sylvie Vartan, Lio, Nina Hagen, le duo a fait le portrait de Stromae pour Numero, le cœur en bandoulière et la larme coulant sur sa peau de pêche.

Photo/Todd Hido
L’Amérique au programme. Le sujet est inépuisable et sera d’autant plus d’actualité avec la perspective de Paris Photo Los Angeles en mars 2015. Après Robert Adams l’an dernier et Garry Winogrand cette saison au Jeu de paume, on pourra naviguer au Grand Palais dans les grands espaces du Nouveau Monde à travers la vision embuée de Todd Hido (La Galerie particulière), «sur la route»… comme Jack Kerouac!
Le Mois de la photo à Paris. Durant tout le mois de novembre. Le programme complet sur le site http://www.moisdelaphoto.fr
Paris Photo au Grand Palais. Du 13 au 16 novembre. 143 galeries et 26 éditeurs et libraires de 35 pays.
http://www.parisphoto.com

Photo/Constantin Mashinskiy
Les Parisiens de Constantin. Constantin Mashinskiy, photographe russe installé à Paris, poste chaque jour sur son blog le portrait d’un Parisien. Cette démarche originale a débuté sur un malentendu. Il y a environ un an, un inconnu lui demande une cigarette dans la rue, le photographe lui demande une photo en échange. L’inconnu accepte. La série «365 parisiens» voit le jour.
http://365parisiens.tumblr.com
Luis Barragan a vécu jusqu’à sa mort dans la maison-atelier qu’il avait imaginé pour lui-même. Construite en 1947 mais incessamment rénovée par l’architecte, elle est considérée comme un chef d’œuvre et l’un des plus beaux fleurons de l’architecture moderne au Mexique. Cette demeure a été inscrite depuis 2004, sur la liste du patrimoine mondial. de l’Unesco. Luis Barragán (1905-1988), est reconnue aujourd’hui comme un architecte majeure dans l’histoire du XXe siècle. L’architecture de Barragán convoque l’émotion et l’esthétique, au travers de la couleur, de la lumière et de l’ombre. Il puise ses références et son inspiration aux sources les plus diverses : peinture, art populaire, arts du spectacle, photographie, voyages, rencontres. Les caractéristiques de cette architecture : le rapport à la nature avec l’importance de l’eau, de la pierre et de l’arbre ; le traitement de la lumière avec le rôle des sources lumineuses dans la définition de l’espace et de sa « théâtralisation ». L’œuvre architecturale de Luis Barragán se veut « provocatrice d’émotion ».
« Je me suis rendu compte qu’une proportion consternante de textes consacrés à l’architecture ignore les mots beauté, inspiration, magie, fascination, enchantement, ainsi que les concepts de sérénité, de silence, d’intimité et de surprise. »
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Archiportrait : Luis Barragán
Andrea Branzi : archi poétique

Vase Ipomea Maculata, collection « The Bronze Age », 2000, édition Design Gallery Milano © Studio Branzi
Personnalité majeure du design international, acteur du mouvement radical italien, du groupe Alchimia puis de Memphis, Andrea Branzi a œuvré à libérer le design de son carcan rationnel. En rupture avec la seule vision industrielle et standardisée du design, il a contribué à faire de cette discipline un champ d’une totale liberté d’expression, ouvrant ainsi la voie vers la multiplicité des formes que revêt aujourd’hui le design. Il libère l’objet de la tyrannie de l’usage et le dote de pouvoirs de résonance et d’évocation. La ville est son champ d’observation privilégié, l’humain, sa première préoccupation. Et pour la première fois en France une rétrospective de son oeuvre est présentée par le musée des Arts Décoratifs et du Design de Bordeaux. Un hommage mérité à la pérennité d’un travail hors normes à plus d’un titre. L’exposition s’organise hors-les-murs, dans ce magnifique endroit qu’est l’église Saint-Rémi, érigée entre les XIe et XVe siècles, située dans l’hyper centre de Bordeaux, à deux pas de la place de la Bourse. La noblesse et le volume de cet espace ont d’emblée intéressé le designer, architecte et scénographe qu’est Andrea Branzi.
Andrea Branzi, Pleased to meet you, jusqu’au 25 janvier 2015.
musée des Arts décoratifs et du Design
39, rue Bouffard 33000 Bordeaux
http://www.bordeaux.fr
« Si Dieu ne pardonnait pas, son paradis resterait vide. »

Photo/Gilles Dallière, Maroc 2014
Perdu dans le paysage desséché mais sublime de ce lac artificiel, la barrière noire plantée d’arbres fruitiers est prête à devenir un paradis. Celui d’un homme qui aime la vie et qui va construire dans ce lieu propice une ferme en permaculture. Ce terrain lui offre le moyen de développer son autonomie et de participer à la création d’un monde soutenable et éthique. La maison dans laquelle il va vivre sera construite d’argile, demandant un entretien constant : les fissures sont inévitables, mais ces maisons procurent une meilleure qualité de vie, isolant mieux du froid et de la chaleur. Pour lui, l’objet de cette recherche est une philosophie s’intéressant aux relations entre les espèces, les groupes sociaux, les communautés rurales et l’environnement économique. Son but : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et repenser sa manière de produire et de consommer. Dans cette zone semi-aride, où les routes disparaissent sous la terre, où ne semble cohabiter que le soleil, le vent et des buissons tassés, il va vivre avec un raffinement certain. Il ne faut jamais oublier que la vie suit son propre rythme, dont l’être humain n’est pas maître. Mais tout ça est encore secret et il ne faut surtout pas en parler.
La muse éternelle
Élégante, la cigarette vissée à ses lèvres, elle fut la muse d’Yves Saint Laurent pendant près de 30 ans. Icône de toute une époque, mannequin, elle inspira ses collecions en devenant la créatrice maille et accessoires de la prestigieuse maison de couture. Les éditions Rizzoli NY rendent hommage à l’audacieuse anglaise, à travers 400 clichés en couleurs ou en noir et blanc, témoignages intimes contés par son amie de toujours Ariel de Ravenel et Natasha Fraser-Cavassoni. Une superbe monographie dédiée à la muse éternelle, préfacé par Pierre Bergé et clôturé par les propos de l’autre homme de sa vie : Thadée Klossowski.
Loulou de la Falaise, 272 pages, aux éditions Rizzoli NY, 50 euros
Anatomie d’une renaissance
Photos Francis Amiand/Style/Gilles Dallière
En Touraine, Robert Gervais a consacré 3 ans à la restauration d’un château Renaissance planté au milieu des vignes. Un lieu d’exception dans lequel l’architecte d’intérieur a laissé s’exprimer sa culture des arts décoratifs, réinterprétant l’histoire, sculptant les volumes et expérimentant de savants jeux de matières.
http://www.robertgervaisstudio.fr




