Clichés/design

Le sculpteur de lumière


Il faut un certain aplomb à Michael Anastassiades pour jongler de la sorte avec la lumière. Flos a relevé le défi. Des sphères en verre de 30 et de 20cm semblent glisser sur une tige de laiton satiné prodigieusement équilibrée. « IC Lights », disponible en lampe de table, suspension, lampadaire et applique, est une collection de lignes, épurées au maximum qui frôlent le domaine de l’art. Tout le secret du designer chypriote est là, dans sa capacité à faire se rencontrer la Poésie et la recherche méticuleuse des matériaux et de la technologie qu’il utilise pour ses créations.

http://www.flos.com
http://www.michaelanastassiades.com

IC Light Giuseppe Brancato (3)

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Clichés/expositions

Du bronze « Au fil de l’eau »


Elisabeth Delacarte expose Franck Evennou pour la première fois en 1991 chez Avant-Scène, et depuis cette année là, le bronze coule sous les ponts. Nous ne nous étions pas vus depuis longtemps et je trouve que son œuvre a vraiment évoluée. Il maîtrise la matière à la perfection, mais le dessin est plus poétique, presque féminin. Le geste s’est épuré, la forme s’est arrondie. Il sculpte les meubles, les objets, les luminaires, les bijoux comme un infatigable poète. Ici, nulle création est hasardeuse, c’est la même acuité de regard, la même obsession pour les choses de l’existence, la même sensualité à l’œuvre dans le design de Franck Evennou que l’on reconnaît. « Au fil de l’eau » va à l’essentiel, les lignes sont sensibles, et je dois bien avouer que ses feuilles de lotus sont une véritable révélation.
http://www.avantscene.fr

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Clichés/design

« Inventer des choses pour le plus grand nombre et au meilleur prix »


Le designer et artiste français Pascal Mourgue est mort, samedi 6 décembre, d’une embolie pulmonaire. Né en 1943, diplômé de l’école Boulle, où il était entré à 14 ans et demi, et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il est l’auteur de grands succès dont les canapés Câlin, Smala, les chaises Lune d’argent, Tutti Frutti, des pièces qui associent fonctionnalité et esthétique. Il collabora pendant sa carrière avec de nombreux éditeurs en France et à l’étranger parmi lesquels Fermob, Cinna, Ligne Roset, Cassina ou Knoll. Dans les dernières années de sa vie il se consacra plus particulièrement à la création artistique. Pascal a exprimé, par ses dessins et croquis, ses sculptures et ses peintures, la fragilité, « la solitude et l’émerveillement de l’homme face à son environnement, à la vie et à ses vicissitudes ».

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50 interprétations du tabouret « Butterfly » de Sori Yanagi offert par Vitra, seront mises aux enchères le lundi 15 décembre 2014 à 20 heures à l’hôtel de l’Industrie 4 place Saint-Germain-des-Prés à Paris. Le peintre Gérard Garouste crée l’association La Source pour venir en aide aux enfants et aux jeunes en difficulté à développer leur créativité. Chaque année il organise une vente aux enchères de mobilier inédit. Après la « Standard Chair » de Jean Prouvé, c’est autour du « Butterfly » que cinquante designers et architectes vont s’éclater, du moins on l’espère. Les oeuvres seront exposées dès le 13 décembre à l’Hôtel de l’Industrie, cette vente aux enchères au profit de La Sourse sera dirigée de main de maître par Simon de Pury. L’occasion d’y rencontrer Nathalie Baye, ambassadrice de L’association et surtout d’y acquérir une pièce arty unique en son genre. Mes préférées : « le filet à papillon » de Franck Evennou, la « Voodoo Chair » de Ensaders, la « Ducky » de Claire Fanjul, la « Constellation » d’Éric Gizard, la « Sorry Yanagi » de Mathieu Lehanneur, « l’Arlequin » de Christian Ghion, la « Bilros » de Sam Baron, « le Jaune et le noir » de Bruno Moinard, le « Spider Stool » d’Éric Robin, la sculpture d’Hubert Le Gall sans oublier le monde riant de Jean-Charles de Castelbajac.

http://www.associationlasource.fr
http://www.facebook.com/associationlasourse
http://www.fondation-entreprise-ricard.com

Depuis plus de 20 ans, La Source soutient les enfants et les jeunes défavorisés par l’expression artistique sur ses 5 sites.

Clichés/expositions

La métamorphose du Butterfly

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Clichés/interiors

L’essence du luxe


Photos/Bernard Maltaverne/Scénographie/Gilles Dallière

Depuis 2009, Valérie Maltaverne alias Ymer&Malta affirme son engagement avec « Fait Feu de Tout Bois ». Elle présente 5 meubles en marqueterie, un savoir faire traditionnel confronté à une vision totalement contemporaine, signée Benjamin Graindorge, Normal Studio, Sylvain Rieu-Piquet et Sebastian Bergne. Il faut rendre hommage aux artisans pour leur travail d’exception, il faut dire que « la dame de fer », porte le projet à bout de bois. La table basse « Serpent » de Sylvain Rieu-Piquet s’orne d’un motif en ébène blanc noyé sur un fond de poirier noir. « InMySkin », la table de Benjamin Graindorge dévoile sa puissance grâce à un dégradé de onze essences différentes, de l’alisier à l’ébène de macassar en passant par le chêne et le wengé. Le bahut « CloudinChest » du même designer est à l’image d’un ciel pixellisé. Dans la cuisine, la table basse « Illusion » de Sebastian Bergne est plaquée d’inclusion de métal et d’ébène. Le banc, « Platane » de Normal Studio camoufle des tiroirs cachés. Une mise en scène qui demande autant de respect que celui que j’ai pour ces différents acteurs.
http://www.ymeretmalta.com

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Clichés/design

Nendo : créateur de l’année 2015 à Maison&Objet Paris

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Clichés/tendances

Star Wars VII – The Force Awakens

10 ans plus tard, la Force reprend enfin du service !
Disney a fait l’une des ses plus belles affaires en rachetant les droits d’exploitation de Star Wars à George Lucas. Une nouvelle trilogie à peine annoncée, il aura tout de même fallu attendre de longs mois avant de découvrir les premières images du film de J.J. Abrams qui promet de renouer avec les plus vieux fans en faisant revenir sur le devant de la scène Luke Skywalker (Mark Hamill), Han Solo (Harrison Ford) et Leia (Carrie Fisher). Patience The Force Awakens ne sort que le 18 décembre 2015, mais voilà 88 secondes Qui font remonter un vent de nostalgie et quelques larmes aux yeux. J’en ai froid dans le dos.
On ira ensemble ?

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Clichés/photos

Un talent affolant

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La Maison européenne de la photographie présente De faux horizons, une large exposition consacrée au dernier opus de l’espagnol Alberto Garcia-Alix, à la frontière du rêve et de l’abstrait.

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Format carré, noir et blanc, la forme reste pure dans cette déambulation au cœur « d’une vie d’inquiétude et d’angoisse ». Qu’il photographie la ville ou ses natures mortes, tout n’est que jeux d’ombre et de lumière, au point de frôler parfois l’abstraction.

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Pourtant, il n’est nullement question de désincarnation ici. Ville ou oiseau, tout est personnifié dans ses légendes éloquentes où surgit toujours la poésie. Un dos tatoué et scarifié devient Cicatrices d’un ange, et des murs qui se dressent dans le ciel sont tour à tour une Ville oubliée par elle-même ou Pas de concierge ni de voisin. Ces mots qui se posent sur les photographies sont bien la porte d’entrée dans l’intimité du monde mélancolique de Garcia-Alix. L’abstraction ne dure pas là où le photographe se fait narrateur.

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Au milieu d’une salle réservée aux portraits, les regards des sujets sont tellement intenses qu’on navigue constamment entre un sentiment de connivence avec eux et la sensation dérangeante de se faire interpeller par chacun de ces personnages atypiques. Pour nous dire quoi ? Ce que les yeux ont à dire. Le titre du portrait d’une corneille dont les yeux disparaissent dans le noir de son plumage. De quoi méditer sur notre aveuglement à voir de faux horizons.

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Mais Garcia-Alix est toujours sur le fil, à la frontière entre rêve et réalité, entre tristesse et ironie. De faux horizons, le titre de l’exposition, laisse songeur face à la sincérité des postures. Prenez cet Autoportrait caché dans ma peur où le soleil découpe la silhouette de l’homme derrière des canisses. Quelle est cette peur qu’il avoue si frontalement à son public ?

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De faux horizons, Alberto Garcia-Alix
Jusqu’au 25 janvier 2015
Dans le cadre du Mois de la Photo
Maison européenne de la photographie
5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45.
Entrée : 8 € ; tarif réduit : 4,5 €
Entrée libre le mercredi de 17h à 20h

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Céramique, Clichés/expositions

Les silences de Marco Tirelli

Marco Tirelli
Marco Tirelli, Untitled, 2014, Mixed media on wooden panel, 150 x 150 cm

Marco Tirelli, né à Rome en 1956, fait partie de la Nouvelle Ecole Romaine et développe depuis les années 70 un travail pictural qui s’inscrit dans une tradition dite métaphysique. Il capture non seulement une dimension architecturale phénoménale mais aussi le sens du mystère par son jeu de nuances. Il nous invite à entrer dans un espace de transition architecturale d’une perfection formelle où rien n’a lieu, le temps est simplement suspendu entre des formes géométriques qui vibrent de l’ombre vers la lumière. A travers une fenêtre, Le regard cherche a transpercé l’obscurité d’un paysage invisible dans la nuit, la limite entre ce qui apparait et ce qui disparait. Ses gris, ses noirs, ses blancs, en pointillisme, créent un effet monochromatique singulier qui lui est propre. Marco Tirelli s’invente un univers très personnel, aussi imaginatif que poétique.

Marco Tirelli
du 4 décembre 2014 au 1er février 2015
Axel Vervoordt Gallery
Vlaeykensgang Oude Koornmarkt 16 2000 Antwerp +32 477 88 80 60 info@axelvervoordtgallery.com
http://www.axel-vervoordt.com

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Clichés/design

En mode dripping

Holy Stools / Limited run for Gallery S. Bensimon, Paris, September 2014
François Chambard a fondé l’atelier UM Project à Brooklyn à New York City en 2004. UM pour Users and Makers (“utilisateurs et fabricants”) est né du désir de créer de ses propres mains des objets usuels sans renoncer aux apports de la technologie. Ultra graphique, « Holy Stools » est une collection spéciale de 20 tabourets en exclusivité pour la Gallery S. Bensimon. Les couleurs sont toniques et vivantes, le résultat est élégant et intelligent, faisant dialoguer avec aisance un artisanat industriel à une sensibilité ultra moderne. L’envie : un petit meuble ludique réfléchi qui fait qu’il devient tout aussi gratifiant dans une maison qu’une oeuvre d’art.

http://www.gallerybensimon.com

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