Où que me porte mon voyage

Photo/Gilles Dallière
La Grèce m’obsède : Athènes, le Péloponnèse, Hydra, Mykonos, Delos, Sérifos, Rhodes, Symi, Icaria, Tinos, Syros, Sifnos, Folegandros, Sikinos, Kithira, je ne cesse jamais d’en remuer les souvenirs. Dans l’ultime éclat du soleil qui décline, je laisse la lumière si particulière pénétrer cette image. Le soir monte, rose à l’horizon, déjà presque trop sombre avec ses petits nuages bleuâtres que le vent pousse vers la mer Égée. C’est la séduction des îles, leur tristesse, leur solitude, et leur déchéance. La Grèce voyage, voyage toujours et depuis Ulysse et Thésée, les grecs ont plusieurs vérités, mais ce qui est en cause ce n’est pas leur sincérité, c’est leur double appartenance : à l’Occident par le goût et parce qu’ils lui ont donné une civilisation, à l’Orient par nature et parce que la géographie les y oblige.









