Reflet dans les canaux de Venise, ©gildalliere, hiver 2025

Venise se révèle à travers le temps comme une ville de feux intérieurs et de mystères entrelacés. À la Pietà, derrière ses grilles ouvragées, des orphelines apprenaient jadis à dompter le violon sous la houlette d’un prêtre roux au génie ardent. L’île de Murano, avec ses ateliers jaloux de leur savoir-faire, tissait quant à elle une autre forme de beauté secrète, celle du verre soufflé et des perles que le monde entier convoitait. Plus loin dans la lagune, Torcello garde la mémoire d’une Venise première, mélancolique et insulaire, où les jardins livrent une lutte silencieuse contre la montée des eaux. Dans les canaux sombres et sinueux, le Campo Santa Margherita s’anime de destins croisés, de jeunes gens insouciants et d’enquêteurs aux aguets. Et depuis la Giudecca, on contemple une cité double, celle des façades offertes au monde et celle des églises closes sur leurs chefs-d’œuvre endormis, deux visages d’une même beauté impénétrable. @gillesdalliere

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Les mystères de la sérénissime …

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