
Les îles ne racontent jamais leur histoire d’une seule voix. Elles la confient à la lumière, aux pierres, au vent… et parfois au silence d’un balcon tourné vers l’horizon. Ici, à Syros, il ne reste que l’essentiel : la pierre, le métal, la lumière. Une géométrie de l’attente où chaque ligne semble conduire moins vers un lieu que vers une pensée. @gillesdalliere

A la fois austère et aérien, mais en fait, c’est une transparence de la pensée. Et votre photographie, comme ce que vous en dites, me rappellent la poésie de Yannis Ritsos.
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« Derrière des choses simples je me cache, pour que vous me trouviez ; si vous ne me trouvez pas, vous trouverez les choses, vous toucherez ce que ma main a touché, les traces de nos mains se joindront l’une à l’autre. La lune du mois d’août brille dans la cuisine comme un pot étamé. Elle éclaire la maison vide et le silence agenouillé de la maison – le silence est toujours agenouillé. Chaque mot est un départ pour une rencontre – annulée souvent – et c’est un mot vrai seulement quand, pour cette rencontre, il insiste. »
Yannis Ritsos
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