Clichés/tendances

Beautiful people


Si le tatouage était, à l’origine des temps, une façon de marquer son appartenance à un clan, puis plus tard, à un groupe social, on le croise aujourd’hui sur toutes les peaux. Femme ou homme, jeune ou vieux, riche ou pauvre : le tatouage est « encré » dans les moeurs. En France, une personne sur dix serait tatouée, même si, comme le souligne la psychosociologue Marie Cipriani-Crauste, « le tatouage est encore trop souvent mal perçu par la société ». Apanage des bad boy, le tatouage ? Pas seulement. « Il est beaucoup plus répandu que vous ne pouvez l’imaginer. Seulement, nombreux sont ceux qui les cachent, car le tatouage touche à quelque chose d’intime ». Kossi le montre comme « the black swan », mon frère les portent fièrement, Marie le garde sur le pied comme un soleil, JD le cache par culpabilité. En tout cas, Ils sont souvent étonnant, et moi j’aimerais savoir ce que vous en pensez ?

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Clichés/tendances

vivez l’imperfection


Qu’est ce que vous avez reçu pour Noël… Moi rien encore… ah si : un syndrome de vasoconstriction cérébrale et de l’hyper tension. J’avoue que là J’ai hâte de me retrouver sous le sapin de Pia, et j’attend avec beaucoup d’impatience ce que va me rapporter Igor pour mon Ipad Air de HK… ;-). Exceller, être irréprochable, tout contrôler, des conneries tout çà. À quelques heures du jour de l’an, il est urgent d’échapper à la perfection, à la pression du boulot qui vous fout au bout du rouleau. Je suis devenu le jouet de ce marché, en permanence dans l’urgence et je ne vais bientôt plus vivre dans cette dictature de la performance.
Je ne vais bientôt plus tout contrôler. J’ai envie de vivre la vraie vie, une vie pleine d’imperfections, désordonnée et joyeuse. Être libre de dire « merde », d’être vivant, d’avoir enfin des projets ininterrompus qui laissent à la pensée la liberté de rêver.

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2012-10-05 à 10-08-42
Photo/Richard Alcock/réalisation/Gilles Dallière, Andrézieux Bouthéon.
Il existe à jamais dans le monde une âme indépendante, nihiliste. Dans ce tague, on y voit que l’éveillé se défit de son propre prestige, recommandant de faire confiance à l’enseignement proprement dit, et non pas à la personne du maître. C’est le silence qui règne dans l’ombre de ce sourire. Comme le dira le Dalaï-lama, l’hypothèse d’un dieu créateur fait naître plus de problèmes qu’elle n’en résout.
« Lucerne », 100% soie en 135cm de large, Colefax and Fowler. Embrasse « Duchesse », avec support en aluminium, Sahco. « Chimère Poudré », 50% lin, 50% coton en 300cm de large, créations Métaphores. « Addo », 100% polyester en 140cm de large, Osborne & Little. « Frolic », 100% lin, Donghia, Rubelli.

Clichés/tendances

La corde de la pensée

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2012-10-04 à 13-25-27
Photo/richard Alcock/réalisation/Gilles Dallière, Andrézieux Bouthéon.
C’est l’indolente élégance de ces drapés qui n’avait plus rien de raideur face aux graffitis de cette usine abandonnée. Il se passe tout à coup quelque chose d’étrangement fastueux. La composition est abstraite mais l’alliance est mystérieuse. Mais finalement ces idées et ces trouvailles ressemblent fort qu’à des inspirations, des rêveries, heureuses en apparence, et qui se révèlent complètement vides et sans valeur dans le monde d’aujourd’hui.
De gauche à droite : « Rive Gauche », 70% polyester, 30% soie, en 150cm de large, Métaphores. « Mariposa », 71% polyester, 29% soie en 140cm de large, Harlequin chez Sanderson. « Frederico, 80% viscose, 11% soie, 9% lin, en 148cm de large, Fadini Borghi chez Pierre Frey. « Dragon », 41% polyamide, 32% coton, 27% polyester, en 148cm de large, Lorca chez Osborne & Little. « Griante », 78% coton, 22% soie, en 140cm de large, Rubelli.
Maison Française n°581
http://www.cotemaison.fr

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L’évidence des contrastes

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2012-10-04 à 17-09-23
Photo/Richard Alcock/réalisation/Gilles Dallière, Andrézieux-Bouthéon.
Franchir les portes closes de ce palais d’acier abandonné, gagner sa confiance comme un cambrioleur procédant à un repérage des lieux… Construire ce décor pour mieux en révéler l’envers dans un silence troublant, le silence de toutes les solitudes, où seuls se font entendre les grincements lugubres de cette usine désaffectée. l’envie d’y mettre du faste, d’en faire un décor intemporel, je l’ai fait pour mon père parce que cette usine porte encore notre nom.
suspendus : « Hector », 100% lin en 150cm de large, Nobilis et « Saraille », 100% lin en 305 cm de large, Designers Guild. 2 fauteuils « Victor et Victoria » recouverts d’un velours 100% coton, Élitis. Sur le fauteuil, « Hibiscus, 100% soie en 137cm de large, Lee Jofa chez Brunschwig & Fils. Plissé « Alexandre », 100% soie en 140cm de large, Manuel Canovas. Comme un tapis, « Amoura », 88% coton, 12% polyester, Harlequin chez Sanderson
Maison Française n°581
http://www.cotémaison.fr

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Ambiguité

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Vanités et têtes de mort


Je rentre de Anvers et une chose est sûre, l’art et la mode sont intimement liés Autour de la tête de mort et même en période de Noël. Mais c’est quoi une vanité ? C’est tout simplement une représentation allégorique de la mort et surtout de la place de l’homme sur terre, en peinture, c’est donc une forme d’art très philosophique qui nous fait réfléchir sur notre statut d’être humain et à sa précarité, et après la peinture flamande, ce sont les artistes contemporains qui se sont mis à la vanité : cette forme de réflexion artistique a donc perduré et évolué avec le temps. De Picasso à Andy Warhol, avec ses sérigraphies, Skull dans les années 70, en passant par Salvador Dali, ils s’y sont tous mis : des crânes en veux-tu en voilà mais pas juste pour la provoc’, cela va beaucoup plus loin avec un désir de perpétuer une tradition de l’histoire de l’art.
Ah, vanité quand tu nous tiens !

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Une certaine idée de la beauté au Palais Garnier


Hier soir nous étions au Palais Garnier. Le premier ballet « Darkness is Hiding Black Horses » de Saburo Teshigawara était forcément surréaliste et très inaccessible. La deuxième chorégraphie « Glacial Decoy » de Trisha Brown, figure emblématique de la danse postmoderne américaine, nous a laissée de glace. Les hors-champs de la scène et le silence, car il n’y avait pas de musique ni de grincements de portes, auraient pu nous faire fuir à l’entracte. Heureusement Le troisième ballet nous transporte. william Christie et les chanteurs des Arts Florissants interprètent a cappella les Madrigaux de Gesualdo et Monteverdi, accentuant encore la tension émotionnelle portée par la danse. Jiří Kylián, infatigable inspirateur du « Nederlands Dans Theater », confronte les corps à l’espace. « Doux Mensonges » est une scénographie en mouvement faite pour illustrer le mystère des coulisses du Palais Garnier. Entre les danseurs, le décor, la video et la musique polyphonique, une place infinie est laissée à l’imaginaire qui englobe toutes les ombres projetées allant de la lumière la plus éclatante jusqu’aux ténèbres les plus mortelles. Une vraie philosophie de la danse et une bonne soirée.
http://www.operadeparis.fr

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Mille pétales pour tous les saints

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Photo/Gilles Dallière, New Delhi, Inde
Nul parfum pour cette fleur somptueuse, mais ses couleurs variées nous étonnent ,nulle fleur ne se décline en autant de nuances, en autant de teintes… Les feuilles épaisses exhalent une odeur d’herbe assez prononcée, bien perceptible. Le feuillage dense, touffu laisse dépasser sa haute tige qui se dresse pour se montrer au regard de tous. Il faut voir avec quelle audace elle se hisse pour attirer l’attention et comme le spectacle des pétales nous séduit, nous fascine, nous charme. Très commune en Inde, la fleur du dahlia, même dans la rue d’un bidon-ville indien, nous offre son exubérance. Elle éclate de couleurs, explose de mille éclats sous nos yeux. Noir, rouge, rose ,jaune, blanc, mauve, c’est une fleur magnifique en bouquet.

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On a wild side

561036-singer-lou-reed-performs-during-the-isle-of-wight-festivalhttp://youtu.be/WZ88oTITMoM
lou reed, mort d’un rock’n’roll animal

L’ex-icône du Velvet Underground, revenu récemment au succès avec Bob Wilson, est décédé à l’âge de 71 ans.
Lou Reed c’était : du cuir, Andy Warhol, le Velvet, Bowie et Berlin, Metallica et Bob Wilson. Une partie de l’art américain des années soixante, star un peu pute et droguée de la Factory warholienne, devenu vieille grenouille à bajoues, mais qui n’avait jamais perdu le goût du borderline.
Comment oublier « walk on the wild side »
Regardez le lien.

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