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Les polychromies d’un balcon de verdure


Photos/Richard Alcock/Style/Gilles Dallière/Varenna 2014
Plongeons dans l’architecture du jardin italien au bord de ce lac de Côme si profond que les allées grimpent à l’aplomb de la montagne. Le jardin secret de Romeo Sozzi est planté de graminées et d’essences exotiques. La promenade se fait de terrasses en terrasses. La villa de style néo-classique, sobre et élégante, met en valeur le paysage environnant. Le vert profond révèle les savantes ondulations du terrain. Les allées serpentent autour des massifs de plantes et permettent de découvrir le paysage s’ouvrant sur le lac. Le jardin possède une grande richesse botanique, des murs de verdure encadrent des pergolas de fleurs, des tonnelles de plantes grimpantes et des ambiances exotiques différentes. Plus on monte la pente, plus il devient sauvage. La courbe de l’érable, pas encore rougissant, est d’une perfection quasi surnaturelle, le pin plonge ses branches dans les eaux saphir du lac où se reflètent les sommets des Alpes. Les allées pavées de galets s’offrent au moutonnement des buis. En contrebas le ferry glisse vers la rive opposée en direction de Bellagio, laissant derrière lui les fougères arborescentes, les bambous et les succulentes. Romeo a multiplié les atmosphères et les perspectives avec passion. Une conviction romantique de dialogue intime avec la nature. L’homme change, ici il peut tout oublier sauf l’instant présent.

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Tanger 2012 Gilles Dallière

Tanger 2012 Gilles Dallière

Photo/Gilles Dallière/Tanger 2012

Cyrille, l’absence n’existe pas. Tout est présence. Le temps ne finit pas. L’air ce matin était saturé de sens. Les prières, les très beaux discours, l’émotion, nous ont fait le cœur gros et aujourd’hui tu l’habites. Merci d’avoir toujours commenté mes photos, tu m’inventais des légendes et tu m’as donné beaucoup de joie. La pluie a fini de mouiller la Seine, le soleil brille ce matin sur Boulogne Billancourt.

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Cyrille

Image
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Bettina


Sa carrière débute en 1947, chez Fath. Elle représente alors la Parisienne moderne et élégante, comme une alternative plus jeune à ce que créaient Dior ou Balmain. Solicitée de partout, elle quitte le couturier pour se consacrer à sa carrière de modèle photographique. Dans les années 1950, invitée à se rendre aux États Unis par Vogue, elle intègre l’agence d’Eileen Ford. Bettina travaille avec Hubert de Givenchy lors de l’ouverture de sa maison de couture. C’est elle qui organise le premier défilé en février 1952 ; elle demande à ses amies, les plus célèbres mannequins de l’époque telles que Suzy Parker, Ivy Nicholson ou Sophie Litvak, d’y participer. Elle apparait au cours de sa carrière dans de nombreux magazines de mode et en couverture du Elle français, sa première à l’initiative du photographe Jean Chevalier. L’exception restera le Harper’s Bazaar, grand concurrent de Vogue. Paris Match lui consacre un reportage suite à une séance chez le coiffeur d’où elle ressort avec les cheveux très courts, lançant ainsi une nouvelle mode reprise plus tard par Victoire. Elle travaille avec les plus grands photographes de mode, comme Henry Clarke, Horst, Erwin Blumenfeld, Norman Parkinson, Irving Penn, Georges Dambier, Mark Shaw, Willy Maywald, Jean-Philippe Charbonnier ou Gordon Parks. L’année 1955 est le point culminant de sa carrière, elle est sollicitée de partout, s’affichant dans les magazines du monde entier. La même année elle rencontre Aly Khan, qu’elle avait déjà croisé chez Fath plusieurs années avant, et arrête sa carrière de mannequin du jour au lendemain passant de la cabine aux salons des maisons de couture, comme cliente. Mais elle travaille encore ponctuellement pour Valentino, toujours dans les relations publiques. En 1960, alors enceinte, elle survit à l’accident de voiture qui donnera la mort au Prince mais perd son enfant. En 1969, c’est Chanel qui la sollicite pour une collection, puis elle devient attachée de presse aux États-Unis pour Emmanuel Ungaro. Bettina Graziani est Commandeur des Arts et des Lettres depuis 2010 ; « Vous êtes devenu un emblème d’une certaine mode française » dira le ministre Frédéric Mitterrand lors de la cérémonie de remise de la décoration.

photographs by : Erwin Blumenfeld, Henri Cartier-Bresson, Jean-Philippe Charbonnier, Jean Chevalier, Henry Clarke, Robert Doisneau, Martin Dutkovitch, Nat Farbman, Milton Green, Gordon Parks, Irving Penn, Willy Rizzo, Emile Savitry, Maurice Zalewski.
opening
Tuesday 16th September 2014
from 7.00 pm to 10.00 pm
on show from 17th September to 2nd November 2014
everyday, 10.30 am – 7.30 pm
Wednesday and Thursday, 10.30 am – 9.00 pm
Galleria Carla Sozzani
Corso Como 10 – 20154 Milan, Italy
tel. +39 02 653531 fax +39 02 29004080
press@galleriacarlasozzani.org
http://www.galleriacarlasozzani.org

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Le pin des Landes

Hossegor 2014 Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Hossegor 2014

On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ;
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ce qu’il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !

Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.

Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;
Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.
Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !

Théophile Gautier (1811-1872), España

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Lumière-espace

Hossegor 2014 Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Hossegor 2014
La lumière du pays Basque est lumineuse. La hauteur certaine des nuages, donne au terrain la mobilité d’un visage. Elle est subtile, jamais totalement grise, jamais basse, elle est presque musicale… Ce soir là elle déchire le ciel, illuminant chaque chose dans sa différence. Il y a eu des pluies, des orages, des moments où le ciel était gris, les accidents de la lumière n’affectent pas l’âme, seulement le corps empoissé d’humidité, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches.

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L’envers d’un endroit

Villa Matuszek Hossegor 2014
Photo/Gilles Dallière Hossegor 2014
Et non, Ce ne sont pas les architectes Louis et Benjamin Gomez qui ont construit la villa Matuszek mais Robert Maurice qui agrandi un premier bâtiment en 1932. La construction de la villa est achevée en 1934. Ce qui est extraordinaire dans cette maison, c’est qu’elle est restée intacte, avec sa décoration et les meubles datant de sa construction. Je n’y ai pas fait beaucoup de photos mais j’aimerais beaucoup l’immortaliser. Les éléments architecturaux, les bas-reliefs, les balcons, les arcs, la pergola sont magnifiques. L’escalier intérieur, massif, de style dit « basco-landais » est majestueux.
Heureusement, elle est classée à l’inventaire général du patrimoine culturel. À suivre.
tourisme@hossegor.fr

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Le temps d’une soirée


No Youth Control est une marque Fondé à New York City en 2012 par trois parisiens. Elle s’est forgée autour d’une seule idée: défendre les valeurs inhérentes à la jeunesse. La créativité, le goût du risque, la curiosité sont les piliers de l’esprit No Youth Control et la marque s’efforce de rester fidèle à ce principe dans tous ses projets. Aujourd’hui No Youth Control a posé ses valises à Paris pour ouvrir son premier espace dans le quartier des Batignolles. Hybride, le lieu est à la fois un showroom et une galerie accueillant de nombreux évènements.
Magdalena Lawniczak décide de poser ses valises et de s’intaller à Paris pour continuer à développer son travail photographique. «Daydreaming» est déjà sa seconde exposition dans la capitale française. Son style est reconnaissable et plébiscité par le monde de la mode. Utilisant de la lumière naturelle et des esthétiques minimalistes, les oeuvres de Magdalena semblent capturer des moments suspendus entre rêve et réalité. Des moments de grâce pure. Elle préfère photographier les hommes et se concentre sur l’art du portrait en particulier.


Chez No Youth Control jusqu’a fin juillet
du mercredi au dimanche, de midi à vingt heures, 41 rue des Dames – 75017 Paris
http://noyouthcontrol.com

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La ville immaculée

angle d'alger copie
Photo/Gilles Dallière, Alger 2002
La coexistence entre les écritures architecturales contradictoires a transformé depuis longtemps le paysage d’Alger en une séquence étonnante d’objets autonomes et cependant capables de dialogues. Je ne suis pas resté assez longtemps pour découvrir cette création urbaine unique, inscrite dans les relations entre l’Algérie et la France. La « ville blanche » déploie un paysage intense et harmonieux. Il me manque ce que je n’ai pas vu de la chronique urbaine d’Alger avec les édifices de Frédéric Chassériau, Benjamin Bucknall, Auguste Perret, Le Corbusier, Fernand Pouillon, Roland Simounet et le grand Oscar Niemeyer, entraînés tour à tour dans un tourbillon d’espoirs et de déceptions. À suivre un jour…

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Une image hasardeuse

Assiette, Firminy 2001 Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Firminy, 2001
Dans ce monde, nous voyagerons tout le temps sous une lente pluie permanente de très belles étiquettes, une pluie si lourde, si drue, qu’à travers toutes ces étiquettes nous ne pourrons pas même voir ce qu’il y a peut-être de l’autre côté de la vitrine. Pis : ce qu’il y a peut-être de l’autre côté, nous ne voudrons pas même le voir, car nous serons très heureux de ce qu’il y a de ce côté-ci.

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