
Photo/Gilles Dallière, île de Bendor
Me voilà donc à Bendor, j’arrive droit sur le port, un port céruléen et doux comme une lagune. Sur la petite promenade du bord de mer, en laissant l’hôtel Delos à gauche, il y a une construction des années 1950, d’une élégance absolue mais totalement abandonnée. Le soleil est déjà brûlant, mais il émane de l’île une fraîcheur de paradis. En face, le long du muret qui suit le bord de mer, un petit bataillon d’enfants est déjà en train de se baigner. Je rentre dans le hall, l’hôtel est dévasté, je tourne et je tourne dans les débris, ce qui n’est vraiment pas facile, pour arriver sur une immense piscine couverte. Je m’enfonce dans l’escalier qui monte dans les chambres, il s’y dégage un violent parfum de réglisse. la nuit tombe, je descends vers le bar dans une semi-obscurité, je traverse la bâtisse pour aller vers ce petit bras de mer, devenue turquoise et rose dans le dernier éclat de lumière. Je me baigne emporté par les parfums de la nuit, heureux.
Archives de Catégorie: Céramique
Otello de Gioachino Rossini au théâtre des Champs Élysées
Pendant qu’ils sont tous au salon du meuble à Milan, je viens d’ouvrir le festival Rossini au théâtre des Champs Élysées. Je connaissais l’Otello de Verdi et le fameux air de la mort de Desdemona, mais je n’avais jamais vu celui de Rossini. J’ai passé une merveilleuse soirée. Second d’une série d’ouvrages composés pour Naples par Rossini, Otello doit son livret au Marquis Francesco Berio du Salsa. L’ouvrage, créé le 4 décembre 1816, s’écarte volontairement de Shakespeare. Il s’appuie sur des adaptations contemporaines. Au-delà des éléments géographiques (l’action ne se déroule plus à Venise, mais pour cette production dans l’Italie du début des années 1960), c’est surtout dans le traitement psychologique des personnages que l’opéra de Rossini diffère de la pièce originale : le rôle de Iago perd de son importance et est moins diabolique, alors que sont introduits celui d’Elmiro, le père de Desdemona, et surtout la dimension de « racisme » dont souffre Otello. Musicalement, la priorité donnée aux ensembles sur les airs (et cela malgré la nécessaire présence de trois ténors exceptionnels) et plus encore l’orchestration pour la première fois des récitatifs chez Rossini achèvent de conférer à l’ouvrage une grandeur et une profonde originalité. Immense succès à travers toute l’Europe toute au long du XIXe siècle, la création de la version éponyme de Verdi, soixante-dix ans plus tard, le fit progressivement disparaitre de la scène jusqu’à son grand retour triomphal dans les années 1980. Outre donc la rareté de l’ouvrage sur les scènes françaises, l’événement de cette production signée par le brillant duo Moshe Leiser et Patrice Caurier, et créée il y a deux saisons à l’Opéra de Zurich, est également la présence de Cecilia Bartoli dans le rôle-titre féminin. Une presque Première scénique parisienne pour la diva romaine si l’on excepte un espiègle Chérubin il y a près de vingt ans à l’Opéra de Paris. Après tant de grands récitals sur cette scène, elle a aux côtés du ténor américain John Osborn, illuminée la soirée. Et quelle passion entre tous, il y a de l’amour à travailler ensemble et ça fait du bien un peu de bonheur dans ce monde de brutes.
complètement cintré
Quelle belle idée, « Cliq », est un cintre sans crochet qui change tout. Crée par Georg Dwalischwili et Janis Karklins pour Flow Design Ltd, c’est sa tête magnétique qui se fixe automatiquement a n’importe quel tube métallique de votre penderie. Terminé les cintres rebelles qui se chevauchent et s’emmêlent. Il fait gagner 6 cm de hauteur a votre espace vertical, supporte les vêtements les plus lourds comme les plus délicats. Il se décline en trois finitions, bouleau naturel, teinté blanc ou noir. Le cintre Cliq sera disponible dès le 30 avril 2014 prochain sur le site http://www.cliqishere.com
Photos/Janis Karklins
Un papier-peint de fantaisie
philippe Morillon a été illustrateur, peintre, photographe et directeur artistique. En 1982 il publie un album de ses travaux d’illustration “ultra lux” préfacé par andy Warhol, et en 2009, un livre de photographies ”une dernière danse ?” chez steidl préfacé par Karl Lagerfeld. Fidéle à son goût des variations, Il présente à la Galerie du Passage de nombreux papiers autour des thèmes, Le Palace, Loulou de la Falaise, Pierre Bergé, Diane de Beauvau-Craon, Andy Warhol, jeunes gens de passage qui sont les leitmotive des motifs. Un jeu visuel en 3D qui porte la marque de son époque, un éclair d’imagination, une formule choc presque surréaliste ou l’important n’est pas d’inventer mais de savoir tirer d’une chose, de n’importe quoi, une multitude d’autres sans programme défini. Fantasque, oui.
Exposition “Wallpapers” papiers-peints de Philippe Morillon
Exposition du Mercredi 14 Mai au 7 Juin 2014
Galerie du Passage
20/26, galerie Véro-Dodat 75001 Paris
Tél : 01 42 36 01 13
http://www.galeriedupassage.com

Photo/Richard Alcock/ Stylisme Gilles Dallière
L’Afrique est une inépuisable source d’inspiration, le nouveau sac de Onze se libère des folklores en s’associant avec ce petit Vichy très urbain pour un tribal trip au bord de la plage à Saint Tropez. Un mix primitif pour 54€ seulement, made in Barbès Rochechouart. Des motifs à choisir, vibrants pour un twist de modernité anti morosité. En ligne.
http://www.onze-home.com
et chez : Des Étendues
7 rue de la villette
75019 Paris
Exotic chic
Sonia Delaunay, une composition chromatique Prêt-à-porter
C’est la Fashion Week, et tout le monde s’en est aperçu. 34 ans après sa mort, le nom de Sonia Delaunay est de retour sur la scène de la mode. Connue comme une artiste au style unique, elle laisse une trace lumineuse dans l’histoire de l’art. Alla Malomane, directrice de la création chez Sonia Delaunay, insuffle une seconde vie à l’oeuvre Art-Déco de son ancêtre. La collection Printemps-Été 2014 célèbre la recherche du mouvement des couleurs simultanées, une tendance abstraite de motifs inventés. Une ligne de vêtements en soie peinte, graphique et géométrique. Une collection fantasque menée de main de maître qui célèbre l’art simultané, le mouvement vibratif des couleurs et la fluidité. C’est bien le rythme de la vie moderne, son prisme, son illumination que célèbre Alla Malomane. Vive l’abstrait.
http://www.soniadelaunay.fr
Un campus universitaire haut en couleur
Photos/Wison Tungthunya
À l’université de Bangkok, le SAC (Student Activity Center) est le chantier le plus ambitieux du groupe d’architecture Supermachine Studio. Un programme complexe au sein même du campus universitaire, 22OOm2 tout en longueur qu’il leur a fallu restaurer entièrement. Les 90m de façade ont été entièrement recouverts d’une nouvelle toiture en bardage de cèdre. La lumière est filtrée par des lucarnes et d’immenses ouvertures toutes en couleur. Collé à la structure, un bâtiment de 16 m de haut abrite la nouvelle salle de sport. Cet ancien dortoir très abîmé par les inondations de 2011, est complètement désossé. On y installe un studio de photos, des salles de musique, un club de danse, Une salle de réunion et tout une série de petits espaces de repos, pièces phares du projet architectural. Dès l’entrée, c’est le jaune qui donne le ton. La composition chromatique donne à l’espace une énergie incroyablement positive, une vraie profusion de teintes vives aux motifs graphiques qui restructurent le vide. Une explosion de couleurs qui n’est faite que pour rendre les étudiants joyeux.
http://www.supermachine.wordpress.com
Parce que la vie est un jeu !
Dans un décor extrêmement enthousiaste de Cédric Martineau, Nespresso présente Inissia, une machine à café accessible, au design optimiste et coloré qui va donner du ton à votre intérieur. Le célèbre Marchand de couleurs Ressource s’en est inspiré pour créer une gamme de teintes identiques. Le plus petit modèle de la gamme Nespresso Joue le pop à fond. « Sky Blue », « Ruby Red », « Noir », « Lime Yellow », « Summer Sun », « Blanc », « Blueberry Blue », « Vanilla Cream », « Vintage Orange » et « Pearl Grey » en font un objet décontracté qui va très vite devenir iconique. Une première collection très Arty sera proposée courant 2014 en séries limitées à 250 exemplaires imaginées par les créateurs Vahram Muratyan et Geneviève Gauckler. Pour 99,00€ (+éco-participation 0,16€), elle va trouver sa place partout. À vous de repeindre votre cuisine selon ses envies.
What else ?
http://www.nespresso.com
http://www.ressource-peintures.com
http://www.vahrammuratyan.com
http://www.genevievegauckler.com
Pour l’ éternité
Photo/Gilles Dallière/Lisbonne/Monastère des Hiéronymites/Tombeau de Vasco de Gama
« Le hasard objectif » comme le disait André Breton, c’est l’instant magique où il faut être là, le moment où il faut déclencher, à la seconde près afin de capter l’espace, la lumière, la composition structurée. Savoir regarder, découvrir les lois éternelles de la composition c’est toute ma vie et c’est maintenant que je dois être encore plus concentré.
L’oeil du siècle

Photo/Henri Cartier-Bresson
Dix ans après sa mort, Le centre George Pompidou consacre une grande rétrospective mondiale à Henri Cartier-Bresson. Du surréalisme à la création de Magnum, en passant par l’engagement politique, les témoignages d’une des figures photographiques majeures, qui sut aussi magnifier sa belle, la photographe belge Martine Franck, comme ici en zoomant sur ses sublimes jambes! Ah les hommes!
Du 12 février au 9 juin 2014

http://www.centrepompidou.fr
