Cet été, le Grimaldi Forum crée l’événement en produisant l’exposition « Monaco fête Picasso », un hommage rendu à l’occasion du 40ème anniversaire de la disparition de cet artiste mondialement reconnu.
La volonté du Grimaldi Forum Monaco est d’offrir un regard inédit sur sa production artistique, révélant non seulement les liens privilégiés qu’il a entretenus avec la Côte d’Azur, mais également une sélection exceptionnelle d’œuvres majeures issues d’une collection privée remarquable.
Deux ensembles thématiques illustrent cette exposition à travers plus de 160 œuvres :
« Picasso Côte d’Azur » emmènera les visiteurs autour d’Antibes-Juan-les-Pins, Golfe-Juan, Mougins, Cannes, dans cette région qui a tant attiré Pablo Picasso l’été, entre 1920 et 1946, et où la lumière méditerranéenne, la mer et le littoral furent pour lui des sources directes d’inspiration.
« Picasso dans la Collection Nahmad » mettra en lumière les chefs-d’œuvre de l’artiste qui occupent une place essentielle dans cette collection unique au monde, de par son importance et sa qualité, constituée par Ezra et David Nahmad durant ces cinquante dernières années.
Le commissariat de l’exposition est conjointement assuré par Jean-Louis ANDRAL, Directeur du Musée Picasso d’Antibes, Marilyn McCULLY, spécialiste reconnue de Picasso, et Michael RAEBURN, écrivain qui a collaboré avec elle sur de nombreux ouvrages consacrés à Pablo Picasso.
Du 12 juillet au 15 septembre 2013
Archives d’Auteur: gildalliere
Il n’y a pas l’ombre d’un doute

Photo/Gilles Dallière, Portugal
Il n’y a pas de lumière sans ombre, et pas de tonalité psychique sans imperfection. J’aime les dissemblances de cette part d’ombre et de la conscience sources d’antagonisme du caractère et de l’humeur. J’aime la projection du noir sur la lumière. Un fantasme qui se retrouve dans mes rêves et dans les projections psychiques liées à la peur de l’autre.
Une perfection en noir et blanc

Photo/richard Avedon, self portrait with Sophia Loren, NY 1966.
Nous avons eu une passionnante conversation autour de l’œuvre du photographe de mode et portraitiste américain Richard Avedon. Pour Harper’s Bazaar, Vogue, Life, il façonne son image. En 1974 la série de photo de son père rongé par le cancer bouleverse l’Amérique. En 1979,
Il se lance pendant six ans dans un projet qui lui permet de réaliser cent vingt-cinq portraits d’ouvriers, de chômeurs, de mineurs, de cow-boys du grand ouest américain. Ces grands formats « In The American West » choquent l’Amérique bien pensante mais certainement pas Tina Brown, qui brise un long tabou quand il devient l’unique photographe du New Yorker en 1992.
Une perfection en noir et blanc
Ce qu’aimer veut dire

Photo/Gilles Dallière New Delhi.
L’amour qu’un père fait peser sur son fils, le fils doit attendre que quelqu’un ait le pouvoir de le lui montrer autrement pour qu’il puisse enfin saisir en quoi il consistait. Je crois qu’il faut du temps pour comprendre ce qu’aimer veut dire.
Casta Diva
La maison est silencieuse. Je suis dans la chambre fraîche du premier étage, je viens de boire un verre de vin blanc, le vent c’est levé dans les ombres de la terrasse. Je mets le « Casta Diva » de la Norma de Bellini chanté par Maria Callas que j’aime tant, et ce soir, comme tous les soirs, mes lèvres articulent le bouleversant récitatif de la prêtresse
« Casta diva che inargenti
Queste sacre antiche piante
A noi volgi il bel sembiante
Senza nube e senza vel
Casta diva…
Tempra o diva
Tempra tu de’ cori ardenti
Tempra ancoralo zelo audace
Casta diva…
E senza vel. »
Je chante pour moi, en silence, le visage tourné vers la mer obscure.
La mer est grise à Nice
Soudain La mer est grise à Nice. Il y a de la houle au loin. Des dentelles d’écume. Quelques voiles qui s’agitent, comme des mains qui appellent au secours. Alors aime la vie, avec ses défauts, ses banalités, ses petitesses. Tu sais ce que je veux dire. Aime ta vie Maman, immense, flamboyante et unique. Nous t’aimons tous.
Bernadette Lafont
Bernadette Lafont a retrouvée François Truffaut qui lui offre son premier rôle dans le court-métrage, « Les Mistons » en 1957. Claude Chabrol et « le beau Serge » vont l’accueillir. Elle nous étonne dans la « Maman et la Putain » en 1973 de Jean Eustache et devient l’une des égéries de la « Nouvelle Vague ». Elle a tournée 150 films et il faut voir où revoir absolument, « Paulette », le dernier qu’elle a fait avec Jérôme Enrico en janvier 2013.
Bravo Madame.
Joyce
À la joie de cette journée … Le pouvoir du moment présent, là ce trouve la transformation de la conscience : en vivant dans l’instant présent, nous transcendons notre ego et accédons à un état de légèreté et de bien être.
« The light »
Master : What is the light for you?
Disciple : For me by day (it is) the sun, by night, a lamp.
M : What is the light that perceives that light?
D : The eye.
M : What is the light that illumines the eye?
D : That light is the intellect.
M : What is the light that knows the intellect?
D : It is the « I ».
M : You are (therefore) the supreme light of (all) lights.
D : That truly am i.
Sri Ramanaya
Valérie ces mots bleus sont pour toi
Il est six heures au
clocher de l’église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l’attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m’élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l’instant fragile
D’une rencontre
D’une rencontre
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l’appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d’hiver souffle en avril
J’aime le silence immobile
D’une rencontre
D’une rencontre
Il n’y a plus d’horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu’elle comprenne
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l’on donne
Sont comme les baisers que l’on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l’instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d’amour sans paroles
N’a plus besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
Je lui dirai les mots bleus
les mots qu’on dit avec les yeux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus
Christophe






