Clichés/livres

« L’Art de l’effacement »

20130812-093527.jpg
Photo/gilles Dallière, Samode, Inde

La romancière indienne, d’expression anglaise, Anita Desay, publie « L’Art de l’effacement »‘ trois nouvelles sur le thème de la disparition. Trois nouvelles où tout s’organise autour d’une cassure primordiale entre ce que l’on a été et ce que l’on rêvait d’être. La première histoire raconte la vie d’un homme qui vit en reclus, proche de la nature, sa seule et unique source de contentement. Il a pourtant connu une jeunesse facile auprès de parents adoptifs suffisamment riches pour passer leurs étés à Nice. Mais tout bascule par petites touches et glissements successifs. Il décide de se fondre dans le décor, de disparaître tout en restant vivant. Il en fait un art de vivre jusqu’à ce que l’irruption intempestive de la civilisation à Mussoorie en Inde, vienne perturber ses plans.

« L’Art de l’effacement », d’Anita Desay
Mercure de France

http://www.mercuredefrance.fr

Par défaut
Clichés/tendances

Un noir sensuel

« Moi Charlotte Simmons est un roman de désapprentissage et de déformation. C’est aussi le sottisier d’une Amérique qui brade ses élites dans la pétaudière de la branchitude, de la coolitude, de la paresse et de la servitude sexuelle. »
À propos du roman « Moi, Charlotte Simmons » de Tom Wolfe
André Clavel/L’Express

Par défaut
Clichés/livres

L’arrière-saison

20130808-142142.jpg
Photo/gilles Dallière

« L’Arrière-Saison » est un roman de Adalbert Stifter « qui poursuit un idéal esthétique et moral d’une extrême ambition ». Le héros est un jeune homme qui rencontre une jeune fille, une vieille femme et un vieil homme aux liens mystérieux et chacun proche de la mort. Le jeune homme s’aperçoit que la vieillesse crée la jeunesse. Privé de cet entourage, de cet encadrement, il est complètement perdu, encombré de son âge, de ses sensations, de ses ambitions. Les valeurs défendues par Adalbert Stifter sont amplement rétrogrades. Ce sont celles de l´époque Biedermeier à laquelle il se rattache. L´univers est essentiellement petit-bourgeois. La femme a sa place au foyer, les enfants doivent obéir et honorer leurs parents, le mariage est un sacrement qu´on ne peut rompre, l´art est une branche de la religion, les anciens et notamment les Grecs sont « plus naturels, plus vrais, plus simples et plus grands que les hommes de la modernité », etc., etc. Dieu n´est évident pas absent, mais il n´est pas omniprésent. Comment dès lors expliquer le charme d´un tel roman ? Difficile de répondre. Mais en abordant sur plus de six cents pages les sujets les plus humbles et les aspects les plus personnels des raisons de vivre pleinement une vie jusqu´à l´accomplissement de son arrière-saison, Adalbert Stifter a réussi un tour de force passionnant : celui de nous faire croire que ses personnages et lui-même, dans leur tentative à la fois exaltée et désespérée de donner un sens à leur vie par des gestes et des pensées les plus humbles, est aussi la nôtre.
J’aimerais que mon père le lise.

http://www.gallimard.fr

Par défaut
Clichés/photos

Albert Ier

20130807-230402.jpg
Photo/Gilles Dallière Belgique
La ville de Cannes a rendu hommage à Albert I, roi des Belges (1875-1934) en baptisant un jardin du nom du 3ème roi des Belges. Le jardin Albert I se situe sur la Croisette au niveau du port Canto. le 22 mars 1959, le chevalier Pierre de Selliers de Moranville offre à la ville de Cannes un buste du roi en marbre de Carrare afin de rendre hommage au souverain qui était un amoureux de la Côte d’Azur. La statue du roi Albert I, surnommé de son vivant le « Roi chevalier » pour son engagement auprès de ses troupes lors de la Première Guerre Mondiale sur le front de l’Yser, trône désormais dans un jardin de Cannes. (Merci à Charles)

Par défaut

20130806-151630.jpg
Dessin/jean Philippe Delhomme

Nous avons passé une soirée formidable, vraiment formidable. Tine n’a pas distribuée sa carte de visite. Le porc aux hormones de sylvie était délicieux, la salade de haricot vert de gilles, digne d’Alice au pays des merveilles. Le gâteau au chocolat trop moelleux de Tophe à tomber. Mercer s’est bien tenu pour une fois. Brigitte était magnifique, Mathieu a parlé vin toute la soirée et la conversation entre Jean Philippe, Sophie-Anne et Emmanuelle était presque philosophique, mais la philosophie est aussi une pratique très amicale. Et moi j’ai fait la vaisselle.

Clichés/design

Une soirée formidable

Image

Italien, Andrea Branzi est né en 1938. Il étudie l’architecture et le design à Florence (1966).
Andrea Branzi mène simultanément une activité d’architecte, de designer, d’urbaniste et de journaliste, notamment à Modo de 1983 à 1987. Il est l’un des fondateurs de la Domus Academie à Milan en 1983. Professeur de design industriel au Politecnico de Milan, il est aussi l’auteur de nombreux livres et essais. A la fin des années soixante, il fut très engagé à Florence dans les luttes étudiantes et membre du groupe de design radical Archizoom Associati. Il a créé depuis un grand nombre d’objets pour de nombreuses entreprises comme Alessi, Artemide, Cassina, Poltronova, Vitra et Zanotta. Son travail a été présenté dans des manifestations importantes telles que la Triennale de Milan ou la Biennale de Venise, ainsi que lors d’expositions personnelles dans des galeries et des musées internationaux. L’œuvre photographiée fait partie de la dernière exposition « Éros » présentée à la galerie Clio Calvi et Rudy Volpi à Milan. Le design italien propose une construction à la fois esthétique et théorique, une projection mentale et physique émancipée de l’architecture. Il n’y a donc pas exactement un modèle esthétique qui puisse être reconnu comme le modèle Italien. La production italienne propose, en fait, plus qu’un art de vivre, une philosophie, non pas esthétique mais empreinte d’une sorte de qualité physique qui fait du design un phénomène non monolithique dont l’artisanat et les industries ne sont pas absents.Le designer fait, avant tout, ses recherches et développe son travail. Il est en symbiose avec la culture, la nature, la technique et l’expressivité des formes. C’est ainsi que vases, lampes, coupes et tables des Italiens vibrent d’une qualité essentielle : la bienveillance sereine que donne la sensation de l’accomplissement.

20130806-124133.jpg
Photo/Gilles Dallière, Milan

Clio Calvi Rudy Volpi
Via Pontaccio 17
20121 Milan
TEL. +39 (0)2 86915009
http://www.cliocalvirudyvolpi.com

Clichés/design, Clichés/expositions

Mouvement moderne

Image
Clichés/citations, Clichés/photos, Clichés/voyage

Où que me porte mon voyage…

20130805-115856.jpg
Photo/Gilles Dallière, Délos, Grèce

« Mais que cherchent-elles, nos âmes, à voyager ainsi
Sur des ponts de bateaux délabrés,
Entassées parmi des femmes blêmes et des enfants qui pleurent,
Que ne peuvent distraire ni les poissons volants
Ni les étoiles que les mâts désignent de leur pointe ;
Liées sans le vouloir à d’inopérants pèlerinages?
Murmurant en langues étrangères les miettes de pensées?

Mais que cherchent-elles nos âmes à voyager ainsi
De port en port
Sur des coques pourries?

Déplaçant des pierres éclatées, respirant
La fraîcheur des pins plus péniblement chaque jour,
Nageant tantôt dans les eaux d’une mer
Et tantôt dans celles d’une autre mer,
Sans contact,
Sans hommes,
Dans un pays qui n’est plus le nôtre
Ni le vôtre non plus.
Nous le savions qu’elles étaient belles, les îles
Quelque part près du lieu où nous allons à l’aveuglette,
Un peu plus bas, un peu plus haut,
À une distance infime. »

Georges Séféris

Par défaut
Clichés/tendances

À mort « le total look »

Sylvie n’aime pas le jaune citron, maman non plus. Je les lance sur la tendance du moment, dans les anomalies chromatiques, le mélange des styles, le rythme des motifs, les genres colorés. Il faut se libérer. Associer des effets de matière, de couleur autour d’un thème avec cohérence. il faut créer un lien entre tous les éléments.
C’est ça l’astuce pour éviter la vraie faute de goût.
Pas si facile.

Par défaut
Clichés/photos

Une perle de lumière

20130803-110146.jpg
Photo/Gilles Dallière Jodhpur

Là s’élève un palais resplendissant dont le toit de cristal brillant de mille feux, s’offre à la vue des visiteurs qui traversent la ville et montent sur le rocher. La lumière troue l’espace, le noir conduit, reflète, réfracte la chaleur dans le sillage du soleil qui émerge de l’escalier.

Par défaut
Clichés/tendances

Jaune Menton

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à faire pleurer l’automne
Ma jonque est jaune
J’en connais qui s’en étonnent

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille de Manille à la quille
Elle me torpille
De regard feu des dragonnes

Porté par des vagues de jade
J’ai déjà du vague à l’âme
Dansez moi javanaise
Sur les falaises
De nos jadis

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à faire trembler les ormes
Ma jonque est jaune
J’en connais que ça désarme

Ma jonque est comme
Les mers qu’on traverse au pied de l’opium
Là sur ma natte
Mes pensées l’habillent d’agate

En attendant le sampan
Je fais les 100 pas
Sous un ciel de safran
Je me sens pas
Pas si souffrant

Dans la vase s’abîment
Des faïences et des Ming
En avant la machine
Au vent salé
J’me laisse aller

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à rajeunir les hommes
Ma jonque est jaune
Petite esquisse à la gomme

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à faire rougi l’automne
Ma jonque est jaune
Jaune à rajeunir un homme.

Marc Lavoine

Par défaut