Nafi et Shade, (la mère et la fille), aiment le wax. Parisiennes, elles sont africaines avant tout et le Wax, c’est leur culture, leur allure, leur inspiration, leur élégance. Nafi dessine un style urbain, facile à porter, féminin et bien coupé. Une première collection de chemises, confectionnées dans des imprimés différents qu’elle trouve au marché de Dantokpa. La diversité est infinie et son choix se porte sur des motifs peu répandus. Vivant à Paris depuis belle lurette, elles montent une entreprise à Cotonou, au Benin et s’engagent à améliorer les conditions de la femme au travail dans leur atelier de confection. Mélanger l’imprimé Wax un peu fou à la stricteté de la chemise, c’est le pari réussi de Nafi et Shade, les deux fondatrices de Nash Prints It. Shade ne se serais jamais lancée dans cette aventure si elle n’avais pas eu cette famille-là, cette mère-là. leur philosophie, ne pas être dans l’ethnique mais rester inspirées par l’Afrique.
« On veut amener les gens à voir le wax comme un imprimé basique, à l’image du liberty. »
http://www.nashprintsit.com
Archives d’Auteur: gildalliere

Frida Kahlo/musée de l’orangerie
Simultanément à l’affiche du théâtre Déjazet et du Musée de l’Orangerie, la peintre mexicaine est incontestablement la personnalité du moment. Côté scène,Lupe Velez retrace la vie de Frida Kahlo et son exil hors du Mexique. Côté musée, du 9 octobre au 13 janvier, l’Orangerie expose à la fois Frida Kahlo et Diego Rivera, son grand amour et compagnon d’une vie, et met en parallèle leurs œuvres, emblématiques de l’identité mexicaine. Une exposition inédite, comme pour illustrer leur impossible divorce, tant sur le plan artistique qu’intime. Symboliquement, le Musée d’Orsay nous ouvre les portes de la maison bleue, où le couple vivra ses plus beaux instants. Diego Rivera y peindra le Mexique des année 1930, comme pour lui conter le monde qu’elle ne peut fréquenter. L’hivers va être froid Et rien ne vous empêche d’aller boire une Margarita à la Candelaria où de terminer la soirée dans le dernier-né de la restauration mexicaine tendance bio, le foodtruck El Tacot.
http://www.spectacles.premiere.fr
http://www.musee-orangerie.fr
http://www.candelariaparis.com
http://www.eltacot.fr
« Attention peinture fraîche »
Des signes dans la peau

Le tatouage est désormais la norme. Le quart des Américains sont tatoués, selon l’Association médicale américaine. Même chose pour la population britannique. Après la déferlante de signes chinois et de tatouages tribaux, se dessine aujourd’hui une nouvelle tendance : le tatouage littéraire. Les mots dans la peau. Après avoir fait sa place dans les clubs de danseuses, chez les punks et parmi les rebelles de tous genres, après s’être présenté sous forme de dragons et de têtes de mort, le tatouage est aujourd’hui ailleurs et bouge constamment. Déjà, on voit poindre de nouvelles sous-tendances. D’un côté, des tatouages d’encre blanche, discrets et chics. De l’autre, le tatouage facial, provocateur. Quelle sera la prochaine étape?
A touch of love, Rajmata Gayatri Devi

Photo/Dans ma chambre au Samode Palace
Fille du Maharaja de Cooch-Behar, Gayatri Devi est née princesse Ayesha le 23 mai 1919. Plus tard, une passion commune pour l’équitation et le polo rapprochera Man Singh II, Maharaja de Jaipur (un Kachwaha), et la princesse Ayesha, marquant le début d’une longue et belle histoire d’amour. Leur romance puis leur mariage est un véritable conte de fée. Hostile à toute union avec ce prince déjà marié deux fois, et pour l’éloigner, la mère d’ Ayesha envoie la princesse poursuivre ses études en Angleterre, mais le maharaja la rejoint. Ils se cachent et se fréquentent 6 ans avant qu’Ayesha ne devienne, en 1940, la Maharani Gayatri Devi de Jaipur et la troisième épouse du Maharaja Sawai Man Singh II. Eduquée en Angleterre et en Suisse où elle a fréquenté les meilleures institutions et émancipée avant l’heure, elle adopte de suite des attitudes qui, à cette époque, étaient réservées aux hommes, comme jouer au badminton ou au tennis, se couper les cheveux, porter des pantalons et monter à cheval. Mais le monde est fasciné par sa beauté. Une grande partie de son charme tenait à cette grâce féminine, typique des femmes indiennes, et à sa beauté naturelle (elle utilisait peu de maquillage). Citée par le magazine Vogue comme l’une des plus belles femmes du monde, Gayatri Devi est encore très admirée dans l’Inde moderne. Devenue une icône pour les femmes, cette personnalité royale va jouer une succession de rôles publics avec une grâce et un charme qui a conquis le monde. Contrairement aux deux premières épouses de Man Singh II, qui, dans une société très traditionnelle, observent les règles strictes du « Purdha » (enfermement des femmes), la Maharani Gayatri Devi participe aux cérémonies religieuses, conduit librement ses voitures, nage dans la piscine, joue au tennis, y compris avec des partenaires masculins, porte des pantalons, monte à cheval et part à la chasse avec le prince. En réalité, elle est soutenue par son époux, lui aussi en avance sur son temps (Man Singh II pensait que les idées progressistes de Gayatri encourageraient les autres femmes). Sur ses conseils, elle entreprend d’émanciper les femmes de l’état de Jaipur et de faire sortir les femmes du Rajasthan de la claustration du « Purdah », mais, invités au palais, les hauts responsables laissent toujours leurs femmes à la maison. Gayatri Devi comprend alors très vite que l’éducation sera la clé de la modernisation de la société et de l’émancipation des femmes. Aussi, en 1943, elle ouvre une école de fille destinée aux femmes rajpoutes et, grâce à elle, des jeunes filles issues de familles conservatrices, non scolarisées, sachant à peine lire et écrire, deviendront docteurs, ingénieurs, scientifiques ou écrivains. Devenue institution nationale, la « Maharani Gayatri Devi Girls School » est aujourd’hui célèbre dans toute l’Asie. L’accession de l’Inde à l’indépendance en 1947 et l’intégration du Rajasthan dans l’Union en 1949 constituent des moments difficiles qui la conduiront en Espagne (aux cotés de son mari en tant qu’ambassadeur), et au parlement avec une écrasante majorité au sein d’un parti d’opposition. Après le décès brutal de son époux en Angleterre, en 1970, elle est réélue au parlement en 1971, en tant que Rajmata de Jaipur pour assister à la perte des statuts particuliers conférés jusqu’alors aux princes. Mais son courage politique lui vaudra un séjour de 5 mois de prison sur ordre d’Indira Gandhi. En 1975, probablement par vengeance politique, les autorités fiscales avaient fouillé en vain le fort de Jaigarh où était censé se trouver le trésor des Kachwahas et perquisitionné au palais de Gayatri Devi. Encore député (toujours contre Indira Gandhi), Gayatri Devi sera accusée de fraude fiscale, au titre de la loi sur les devises étrangères, pour être en possession de quelques livres sterling anglaises. Elle sera arrêtée et emprisonnée 5 mois à la prison de Delhi avec son beau-fils, Sawai Bhawani Sing, l’actuel maharaja de Jaipur qui avait pris sa défense. Dans cette épreuve, elle fera encore preuve de beaucoup de dignité. Elle est morte en juillet 2009. Elle reste encore très admirée dans l’Inde moderne, comme le symbole d’une époque et d’un mode de vie révolus, mais sa grâce et sa beauté restent immuables. Bien que traitée de « poupée de verre » par Indira Gandhi, en plus de la grâce, du charme et de l’élégance, elle avait l’esprit et le courage d’une authentique Maharani Rajput.
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La théorie des couleurs selon Society
Fidèle à sa philosophie, Society réinvente l’automne et l’hivers 2013/2014. Une large gamme de couleur neutre, de ton pétrole, un soupçon de moutarde, une touche de brique qui contraste avec des violets. Une gamme sourde, inhabituelle, qui se mélange selon l’humeur du temps pour créer des ambiances calmes. Des couleurs discrètes proches d’une nature minérale.
Le ton sur ton n’est plus à la mode. La noblesse des matières et les contrastes soulignent l’impression d’espace. Il faut savoir mélanger les couleurs saturées et lumineuses aux couleurs sourdes et rompues.
Alors pour une fois soyons créatifs!
http://www.societylimonta.com
Et bien vissez maintenant !
La collection « Screw You » a été présentée à la Dutch Design Week d’Eindoven.Le studio David Grass a créé ce système de bouchons en platique qui s’assemblent sur toutes les bouteilles à vis.Vous pouvez les transformer en vase, en jouet pour les enfant, en récipient alimentaire. C’est tellement ludique.
Écran noir
Patrice Chéreau lisait en public « Coma » de Pierre Guyotat au théâtre de l’Odéon et de l’Europe.
« …Au soir d’un dimanche, les derniers visiteurs partis, l’interne de garde fait le guilleret devant moi, et comme, à ce moment-là, je peine encore à parler, me demande de répéter, après lui, le vers de Mallarmé : aboli bibelot d’inanité sonore. Croit-il que je n’ai pas été capable, le serais-je à nouveau ?, d’écrire aussi beau, aussi tintant et mélodieux, aussi désespérant, vanité de l’âme sonore, et, moi, sur la longueur ! Mais, lui : aboli bibelot d’inanité sonore.
Me remettre en bouche, en cœur, en respiration, ce qui m’a tué, la splendeur qui m’a tué, desséché, ces sons tentateurs qui m’ont amené sous son ombre…
Après la clinique, c’est l’entrée dans la dépression douce, la guérison lente : la récompense de cette traversée de la mort, c’est, au lieu du palais enchanté que l’on croit avoir gagné à la sueur de son sang mort, un monde désenchanté, sans relief, ni couleur notable, des regards ternes qui ne vous voient plus, des voix toujours adressées à d’autres que vous qui revenez de trop loin, une obligation quotidienne à survivre, un cœur qui ne fait passer que du sang, et du sang qui ne chauffe plus. Il faut attendre. Sans colère. S’appliquer à se nourrir, à dormir, à se laver, à se vêtir, à marcher, chaque jour : le tout, presque seul, et sans même soi-même à ses côtés, essayer : essayer par à-coups, si gauche, de reprendre du cœur. Patience, patience… »
« Seul Dieu a le droit de me réveiller »

« Seul Dieu a le droit de me réveiller ». Cette phrase, c’est mamie Rose qui l’écrit dans le très beau roman d’Éric Emmanuel Schmitt, « Oscar et la dame en rose ».
Ce soir le soleil veut s’éteindre, mais il habite mon coeur.
« Si vous découvrez vraiment ce que vous êtes, vous verrez que vous n’êtes pas un individu, que vous n’êtes pas une personne, que vous n’êtes pas un corps. »
Sri Nisangadatta Maharaj
La baie des anges
Sur Nice, cette semaine le soleil est descendu. Et pourtant, caché derrière la grande façade du palais Victoria, sur la colline de Cimiez, le soleil brille dans les yeux d’un médecin, humble, pétillant, intelligent et d’une grande sagesse. Dans ses yeux il y a comme de la douceur et le soleil nous est apparu sous un jour nouveau, quoique limité. Hier il était pâle comme une tâche de lune, il ne se lève plus. À ses côtés, une femme âgée, aux jambes maigres couvertes de blessures, reste assise, fébrile, le regard tourné vers la sortie. Les nuages s’accumulent, le soleil a les yeux un peu désespérés, un peu honteux. Son amie plus âgée est étrangère au temps qui passe. Et nous, nous espérons encore descendre les quelques marches qui mènent à la plage du Rulh, tous ensemble à l’ombre des palmiers de la Promenade des Anglais.
À Venise, le tapis fait le mur
Jusqu’au 31 décembre, l’artiste américain Rudolf Stingel fait son show. Il couvre sur 5000m2, des sols aux murs, le vaste atrium et les deux étages de galerie, de tapis ottomans. Une superposition ou le rouge se fait la vedette pour mieux mettre en valeur les peintures monochromes et les photos en noir et blanc de saints et de madones en bois sculpté. La transformation de l’espace est explosive.


