
« On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes »
Andy Warhol
Archives d’Auteur: gildalliere
Noblesse milanaise
La famille Crivelli, proprietaire du palais, est une importante famille de la noblesse milanaise. Ils possèdent une des plus belles construction du XVIIème siècle. Je m’aperçois aujourd’hui qu’à chacun de mes séjours à Milan j’entraîne tout le monde via Pontaccio pour montrer ce palais qui s’ouvre souvent au moment de la Fiera del mobile. L’escalier en granit qui monte à l’étage m’a toujours troublé. Je le trouve grandiose, et quand je prends cette photo, je vole enfin les ombres à la lumière, a sa solennité baroque qui frôle le sublime.
« Thanks for the sun »
Arnout Meijer Studio © copyright 2013
Dans le paysage culturel et artistique, le jeune designer Arnout Meijer présentait à l’occasion de la Dutch Design Week Eindoven 2013, sa collection « Thanks for the sun series ». Une lampe à poser, une lampe de bureau et une applique murale d’une poésie incroyable. Une recherche technique basée sur l’immatérialité de la lumière qui évolue en intensité lumineuse sur un cycle de 24H. Du blanc brillant aux tons plus apaisants le soir, ces sculptures de LEDS reflètent une création très en avance sur notre temps.
http://www.arnoutmeijer.nl
Une certaine idée de la beauté au Palais Garnier
Hier soir nous étions au Palais Garnier. Le premier ballet « Darkness is Hiding Black Horses » de Saburo Teshigawara était forcément surréaliste et très inaccessible. La deuxième chorégraphie « Glacial Decoy » de Trisha Brown, figure emblématique de la danse postmoderne américaine, nous a laissée de glace. Les hors-champs de la scène et le silence, car il n’y avait pas de musique ni de grincements de portes, auraient pu nous faire fuir à l’entracte. Heureusement Le troisième ballet nous transporte. william Christie et les chanteurs des Arts Florissants interprètent a cappella les Madrigaux de Gesualdo et Monteverdi, accentuant encore la tension émotionnelle portée par la danse. Jiří Kylián, infatigable inspirateur du « Nederlands Dans Theater », confronte les corps à l’espace. « Doux Mensonges » est une scénographie en mouvement faite pour illustrer le mystère des coulisses du Palais Garnier. Entre les danseurs, le décor, la video et la musique polyphonique, une place infinie est laissée à l’imaginaire qui englobe toutes les ombres projetées allant de la lumière la plus éclatante jusqu’aux ténèbres les plus mortelles. Une vraie philosophie de la danse et une bonne soirée.
http://www.operadeparis.fr
Marcel débarque rive gauche
Photos/Fanny B.
Tout le monde le sait, Marcel, est mon QG chic style new-yorkais, du 18ème arrondissement. Alexandra Delavigne récidive rive gauche en apportant une touche plus française avec son contre filet de bœuf ou son poulet pané aux noisettes. Ma préférence : les travers de porc accompagnés de légumes tout juste sautés, les meilleurs de Paris. Côté Déco, pas d’effet de surprise, il s’agit de la copie conforme de la formule originale. Tables et chaises en métal, ampoule à LED, suspensions industrielles, bar en zinc et mini coin épicerie fine, le tout noyé dans un gris souris subtil cher à son Architecte d’intérieur et voisin, Christophe Delcourt. Je vous conseil de finir votre repas en beauté avec un mochi Ice cream et son coulis de framboises, un vrai régal. Moi je reste rive droite.
Marcel 16 rue de Babylone, 75007 Paris
Service continu tous les jours de 10h à 19h, le mercredi, jeudi et vendredi jusqu’à 23h. Samedi et dimanche Brunch de 10h à 19h.
Plat à la carte de 12 à 19€.
Mille pétales pour tous les saints

Photo/Gilles Dallière, New Delhi, Inde
Nul parfum pour cette fleur somptueuse, mais ses couleurs variées nous étonnent ,nulle fleur ne se décline en autant de nuances, en autant de teintes… Les feuilles épaisses exhalent une odeur d’herbe assez prononcée, bien perceptible. Le feuillage dense, touffu laisse dépasser sa haute tige qui se dresse pour se montrer au regard de tous. Il faut voir avec quelle audace elle se hisse pour attirer l’attention et comme le spectacle des pétales nous séduit, nous fascine, nous charme. Très commune en Inde, la fleur du dahlia, même dans la rue d’un bidon-ville indien, nous offre son exubérance. Elle éclate de couleurs, explose de mille éclats sous nos yeux. Noir, rouge, rose ,jaune, blanc, mauve, c’est une fleur magnifique en bouquet.
On a wild side
http://youtu.be/WZ88oTITMoM
lou reed, mort d’un rock’n’roll animal
L’ex-icône du Velvet Underground, revenu récemment au succès avec Bob Wilson, est décédé à l’âge de 71 ans.
Lou Reed c’était : du cuir, Andy Warhol, le Velvet, Bowie et Berlin, Metallica et Bob Wilson. Une partie de l’art américain des années soixante, star un peu pute et droguée de la Factory warholienne, devenu vieille grenouille à bajoues, mais qui n’avait jamais perdu le goût du borderline.
Comment oublier « walk on the wild side »
Regardez le lien.
Les compagnies des Indes

Comment la France se lance dans la mondialisation.
La compagnie des Indes orientales est la plus grande aventure économique de l’ancien régime outre-mer. En 1664, Louis XIV et Colbert créent sous monopole d’État cette flotte pour procurer au royaume des marchandises que l’Europe est bien en peine de produire. Son histoire mouvementée se perpétue jusqu’à la Révolution sous diverses formes, statuts et appellations. C’est ainsi que pour plus d’un milliard de livres, poivre, épices, café, thé, porcelaines, cotonnades et soieries sont rapportés d’Afrique et d’Amérique, de l’île Bourbon et de l’île de France, des comptoirs des Indes, avec Pondichéry pour capitale et même de Chine. Ces cargaisons débarquent au port de Lorient où, vendues aux enchères, elles viennent satisfaire le goût du luxe des élites puis diffuser dans toutes les couches de la société un nouvel art de vivre. Chacune de ces destinations donne lieu à des aventures où la hiérarchie des puissances, qu’elles soient portugaise, espagnole, hollandaise où britannique, la violence des pouvoirs, le choc des religions, les vertiges de l’esclavage, bousculent des destins tendus vers la richesse et stimulent les sciences et les arts.
Un ouvrage collectif de 288 pages avec la contribution de plus de 20 auteurs, sous la direction de René Estienne, responsable à Lorient du fonds de la Compagnie des Indes. Plus de 350 illustrations provenant des archives du ministère de la Défense et des Archives Nationales.
Coédition Gallimard / Ministère de la Défense – DMPA
Parution : 24-10-2013, 49€.
http://www.gallimard.fr

Photo/Gilles Dallière, Paris
Si un jour tu me vois vieille, si je me salis quand je mange et que je ne réussi pas à m’habiller, soit compréhensif, souvient toi du temps que j’ai passée pour t’apprendre.
Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes.
Quand je ne veux pas me laver ne me fait pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant mille excuses pour que tu ailles au bain.
Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir, où que je perds le fil de la conversation, donne moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerve pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir a m’écouter.
Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considère pas comme un boulet, viens vers moi et offre moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas.
Quand je dis que j’aimerais être morte, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vie pas, on survie.
Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route.
Donne moi un peu de ton temps, donne moi un peu de ta patience, donne moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.
Aide moi à avancer, aide moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurais que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.
Je t’aime mon fils.
Lettre d’une mère à son fils
Avec ou sans fard

La Vraie Piaf, témoignages et portraits inédits ; Piaf-Cocteau, la môme et le poète ; Le Dernier Amour d’Édith Piaf ; Piaf par ses chansons ; Édith Piaf & Marcel Cerdan, lettres d’amour… À l’occasion du 50e anniversaire de sa mort, le 11 octobre, les ouvrages nouveaux ou réédités pour évoquer « la môme » inondent les librairies. Ces livres suscitent-ils la curiosité ? Aucun ne figure dans la liste des 50 meilleures ventes d’essais que publie l’hebdomadaire Livres Hebdo, pour la dernière semaine de septembre. Comme si les éditeurs ne cherchaient pas à vendre, mais à empêcher l’autre d’occuper seul le terrain. 50 ans après, c’est payé, balayé, oublié, je ne regrette rien sinon sa voix, ses chansons que le monde entier fredonne toujours de New York à Paname.

