
Photo/Gilles Dallière, Nice, 2013
La splendeur de ce hall et de son escalier nostalgique des fastes de la Riviera victorienne, c’est un rêve de luxe et de grandeur offert aujourd’hui à cette maison de repos sur la colline de Cimiez à Nice. Le bâtiment fait parti de l’ensemble architectural le plus spectaculaire de ce quartier, le Régina, ancien hôtel construit en 1896 par Sébastien-Marcel Biasini ou la reine Victoria séjourna.
Archives d’Auteur: gildalliere
Anamorphose

Photo/Gilles Dallière, Paris, 2010
Rue Mallet stevens à Paris dans l’hôtel particulier de Joël et Jan Martel, il y a un escalier, cylindrique, qui articule les différents volumes des appartements. La spirale, enfermée dans le cylindre de béton se reflète dans un miroir pour y réfléchir une perspective démultipliée. Et si on prend un peu de recul l’image se déforme, elle abuse de notre sens visuel, joue de notre raison, invente une nouvelle représentation spatiale comme une anamorphose.
complètement cintré
Quelle belle idée, « Cliq », est un cintre sans crochet qui change tout. Crée par Georg Dwalischwili et Janis Karklins pour Flow Design Ltd, c’est sa tête magnétique qui se fixe automatiquement a n’importe quel tube métallique de votre penderie. Terminé les cintres rebelles qui se chevauchent et s’emmêlent. Il fait gagner 6 cm de hauteur a votre espace vertical, supporte les vêtements les plus lourds comme les plus délicats. Il se décline en trois finitions, bouleau naturel, teinté blanc ou noir. Le cintre Cliq sera disponible dès le 30 avril 2014 prochain sur le site http://www.cliqishere.com
Photos/Janis Karklins

Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
De gauche à droite et de haut en bas : « Corniche Fitzgerald », en 140 cm de large, Osborne & Little. « Vence », en 135 cm de large, Osborne & Little. « Conrad », en 143 cm de large, Larsen. « Plurielle », en 140 cm de large, Soleil Bleu chez Jab. « Kingston plaid », en 127 cm de large, Brunschwig & Fils. « Gallop », en 140 cm de large, Jab. « Yuma », en 138 cm de large, Nya Nordiska. « Basquette », en 140 cm de large, Dedar. « Antigua », en 139 cm de large, Pierre Frey. « Country », en 120 cm de large, Mulberry Home. « Cézanne », en 140 cm de large, Camengo. « Savile Row », en 140 cm de large, Métaphores. « Emprise », en 136 cm de large, Casamance. « Vanini », en 140 cm de large, Lorca. « Couture N°2 », en 147 cm de large, Glant chez Cleo C. « Arty Gitane », en 132 cm de large, Sonia Rykiel. « Donegal plaid », en 150 cm de large, Sequana. « Granito », en 142 cm de large, Lelièvre. « Vanuatu », en 142 cm de large, Pierre Frey.
Maison Française Magazine N°3
Les tweeds prennent des libertés
Requiem pour l’escalier

Photo/Gilles Dallière, Lisbonne, 2007
L’escalier de l’hôtel Ritz à Lisbonne a un mouvement architectural extrêmement particulier. Son style est unique. l’hôtel est étonnant. Sa puissance est majestueuse, pénétrée d’un sérieux et d’une gravité pesante, presque sévère. Le caractère froid de sa courbe marque la volonté du mouvement confit dans la force monumentale de l’édifice. Le bâtiment est sublime.
http://www.fourseasons.com/lisbon/
C’est l’ printemps

Il y a des gens qui sous prétexte que c’est le printemps vont vous parler de déco, pas moi. je vous aime, je t’aime.
Y a la nature qu´est tout en sueur
Dans les hectares y a du bonheur
C´est l´printemps
Y a des lilas qu´ont même plus l´temps
De s´faire tout mauves ou bien tout blancs
C´est l´printemps
Y a du blé qui s´fait du mouron
Les oiseaux eux ils disent pas non
C´est l´printemps
y a nos chagrins qu´ont des couleurs
Y a même du printemps chez l´malheur
Y a la mer qui s´prend pour Monet
Ou pour Gauguin ou pour Manet
C´est l´printemps
Y a des nuages qui n´ont plus d´quoi
On dirait d´la barbe à papa
C´est l´printemps
Y a l´vent du nord qu´a pris l´accent
Avec Mistral il passe son temps
C´est l´printemps
Y a la pluie qu´est passée chez Dior
Pour s´payer l´modèle Soleil d´Or
Y a la route qui s´fait nationale
Et des fourmis qui s´font la malle
C´est l´printemps
Y a d´la luzerne au fond des lits
Et puis l´faucheur qui lui sourit
C´est l´printemps
Y a des souris qui s´font les dents
Sur les matous par conséquent
C´est l´printemps
Y a des voix d´or dans un seul cri
C´est la Sixtine qui sort la nuit
Y a la nature qui s´tape un bol
A la santé du rossignol
C´est l´printemps
Y a l´beaujolais qui la ramène
Et Mimi qui s´prend pour Carmen
C´est l´printemps
Y a l´île Saint-Louis qui rentre en Seine
Et puis Paris qui s´y promène
C´est l´printemps
Y a l´été qui s´pointe dans la rue
Et des ballots qui n´ont pas vu
Qu´c´était l´printemps
Leo Ferré

Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
De gauche à droite et de haut en bas : « Bahia », en 136 cm de large, Sahco. « Kaya », en 140 cm de large, Manuel Canovas. « Canevas », en 135 cm de large, Élitis. « Hamilcar », en 136 cm de large, Nobilis. « Pixus », en 138 cm de large, Sahco. « Spatial », en 145 cm de large, Jean Paul Gaultier pour Lelièvre. « Oxford », en 135 cm de large, Missoni. « Coup de foudre », en 129 cm de large, Dedar. « Volupté », en 128 cm de large, Élitis. « Carriacou », en 121 cm de large, Pierre Frey. « Cheree », en 132 cm de large, Harlequin chez Zoffany. « Rio Sunset », en 135 cm de large, Donghia chez Rubelli. « Lomond Velvet », en 137 cm de large, Mulberry chez Brunschwig & Fils.
Maison Française Magazine N°3
Gipsy ou l’esprit de vagabondage
L’Atlantique Noir au musée du Quai-Branly

Photo/Man Ray
Nancy Cunard, la Muse des surréalistes fut surtout une femme engagée contre la ségrégation. Riche héritière américaine « the queen of the jazz age » à une classe folle. Sa coupe à la garçonne, ses bras chargés de bracelets, elle est d’une élégance stupéfiante, presque écrasante. Elle verse dans l’avant-garde de l’excentrique Peggy Guggenheim à l’extravagante Marie Laure de Noailles. Elle se lie d’amitiés avec Brancusi, Tristan Tzara, Jean Michel Franck. Maîtresse d’Aragon, elle publie le tout premier texte de Samuel Beckett. Elle fais surtout le choix de se révolter contre le franquisme, le fascisme et le snobisme. Le grand combat de sa vie, fut la lutte contre la ségrégation raciale. Amoureuse du musicien noir américain Henry Crowder, elle scandalise la société aristocratique, mondaine et artistique. Elle travaille sur un ouvrage collectif tiré à 1000 exemplaires, qui rassemble plus de 150 collaborateurs pour démontrer que le préjugé racial ne repose sur aucune justification. « Negro Anthologie » est un document unique d’une force inouïe. L’ouvrage est censuré aux Antilles et en Afrique, il fait scandale aux États-Unis. A sa mort en 1965, dans une salle commune de l’hôpital Cochin elle est ruinée, il ne lui reste plus personne, elle voulait seulement accomplir sa vie avec rage et passion.
Une exposition « L’Atlantique Noir », Nancy Cunard, Negro Anthologie (1931-1934) du 4 mars au 18 mai 2014.
http://www.quaibranly.fr

Photo/Richard Alcock/Stylisme/Gilles Dallière
De gauche à droite et de haut en bas : « Métamorphose », en 305 cm de large, Métaphores. « Écorces », en 143 cm de large, Casamance. « Venier », en 140 cm de large, Rubelli. « Cinema », en 145 cm de large, Nya Nordiska. « Enjoy », en 138 cm de large, Elitis. « Botanica », en 130 cm de large, Casamance. « Couture Atelier N°13 », en 138 cm de large, Glant chez Cleo C. « Sila », en 140 cm, Jim Thompson chez Pierre Frey. « Memory », en 144 cm de large, Kvadrat. « Éperon », en 145 cm de large, Le Crin chez Métaphores. « Muse », en 137 cm de large, Threads, GP & Baker chez Brunschwig & Fils. « Roads », en 150 cm de large, Zimmer+Rohde. « Liberta », en 300 cm de large, Ardecora chez Zimmer+Rohde. « Portobello », en 138 cm de large, Nobilis. « Danilo », en 144cm de large, Sahco. « Lacca », en 135 cm de large, Rubelli. « Granita », en 132 cm de large, Fadini Borghi chez Pierre Frey.
Maison Française Magazine N°3
La nature s’engouffre dans la maison
Manille gigantesque diamant brisé

Photo/Gilles Dallière, Manille, 2010
La mer des Philippines n’est pas notre mer : elle effraie. Manille est une ville extrêmement dramatique et originale, d’une pauvreté angoissante. C’est un monde impossible à reconnaître. Parfois il est vrai que l’on retrouve un point de vue, un paysage dont on a l’habitude mais le climat est impossible. Sous une chaleur de plomb, l’humidité ambiante est suffocante. Dans le sourire des jeunes gens qui rentrent de leur atroce boulot, il y a un trop-plein de liberté, une sorte de folie. Tout vacille, tout est brinquebalant, tout est ouvert à tous les vents et à tous les voleurs. dans les miroirs d’eau laissés par la mousson, se déroule tous les jours un véritable spectacle clandestin. La drogue est omniprésente et loin de la culture de notre monde, les hommes ont une hélice qui les agite à l’intérieur, l’hélice du sexe, de la curiosité, de la provocation, du désir d’exister. Ce n’est pas sans danger.
