
Photo/Gilles Dallière, Milan
De tous les mouvements artistiques, l’expressionnisme apparaît comme celui qui marque de sa puissante empreinte la plus large diversité de disciplines.
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Otello de Gioachino Rossini au théâtre des Champs Élysées
Pendant qu’ils sont tous au salon du meuble à Milan, je viens d’ouvrir le festival Rossini au théâtre des Champs Élysées. Je connaissais l’Otello de Verdi et le fameux air de la mort de Desdemona, mais je n’avais jamais vu celui de Rossini. J’ai passé une merveilleuse soirée. Second d’une série d’ouvrages composés pour Naples par Rossini, Otello doit son livret au Marquis Francesco Berio du Salsa. L’ouvrage, créé le 4 décembre 1816, s’écarte volontairement de Shakespeare. Il s’appuie sur des adaptations contemporaines. Au-delà des éléments géographiques (l’action ne se déroule plus à Venise, mais pour cette production dans l’Italie du début des années 1960), c’est surtout dans le traitement psychologique des personnages que l’opéra de Rossini diffère de la pièce originale : le rôle de Iago perd de son importance et est moins diabolique, alors que sont introduits celui d’Elmiro, le père de Desdemona, et surtout la dimension de « racisme » dont souffre Otello. Musicalement, la priorité donnée aux ensembles sur les airs (et cela malgré la nécessaire présence de trois ténors exceptionnels) et plus encore l’orchestration pour la première fois des récitatifs chez Rossini achèvent de conférer à l’ouvrage une grandeur et une profonde originalité. Immense succès à travers toute l’Europe toute au long du XIXe siècle, la création de la version éponyme de Verdi, soixante-dix ans plus tard, le fit progressivement disparaitre de la scène jusqu’à son grand retour triomphal dans les années 1980. Outre donc la rareté de l’ouvrage sur les scènes françaises, l’événement de cette production signée par le brillant duo Moshe Leiser et Patrice Caurier, et créée il y a deux saisons à l’Opéra de Zurich, est également la présence de Cecilia Bartoli dans le rôle-titre féminin. Une presque Première scénique parisienne pour la diva romaine si l’on excepte un espiègle Chérubin il y a près de vingt ans à l’Opéra de Paris. Après tant de grands récitals sur cette scène, elle a aux côtés du ténor américain John Osborn, illuminée la soirée. Et quelle passion entre tous, il y a de l’amour à travailler ensemble et ça fait du bien un peu de bonheur dans ce monde de brutes.
du papier peint au pays de la soie
La grande nouveauté de l’éditeur de soieries thaïlandaises Jim Thompson est une magnifique collection de papiers peints distribué à Paris par Pierre Frey dans leur nouveau showroom parisien, 2 bis rue de Furstemberg. L’écrin est à l’image de la maison, sobre et raffiné. Les vitrines sont construites autour d’une structure alvéolaire dans laquelle les papiers peints s’exposent. « Temple Dawn », « Emerald isles » s’affichent avec la première collection de tissu outdoor en fibre synthétique, « Singing in the rain ». Quand à la collection n° 9 (la première maison de Jim Thompson était située au 9 d’une rue de Bangkok, et là-bas c’est un chiffre porte bonheur), elle est dirigée d’un coup de crayon magistral, celui de son créateur Richard Smith, depuis plus de 10 ans. Une collection de tissus « Butterfly House » et de papiers peints « Pagoda and Palms », qui viennent donner un bon coup de peps aux dessins inspirés des tissages traditionnels.
http://www.jimthompsonfabrics.com
Showroom Jim Thompson, distribution Pierre Frey
2 bis rue de Furstemberg 75006 Paris
Un escalier vernaculaire

Photo/Gilles Dallière, le Ksour de Médénine, Tunisie, 2011
Un très beau souvenir ce voyage entre Noël et le jour de l’an. Nous avons pris le temps de vivre, de marcher, de visiter et ces escaliers en terre sont étonnants. Ils sont bâtis soit en creusant le mur, soit en fixant les marches sur ce dernier en les laissant découvertes. Ils peuvent être simple, incorporés dans l’épaisseur même du torchis, comme les escaliers des jardins en terrasses. L’envolée est audacieuse et dans ce cas le délicat problème du départ est ici résolu : si les marches sont épaisses et creusées dans le mur, elles n’ont pas de sottoscala ; si elles sont indépendantes et fixées au mur, elles n’en ont pas plus.
Un mur interactif

Hexi est un incroyable système qui donne du sens à vos murs. Les accroches en aluminium supportent soixante formes en PVC Qui bougent comme une sculpture interactive avec le déplacement de l’air. Un projet du designer Thibaut Sld, hypnotisant. Thibaut a été formé en tant que graphiste aux Beaux-Arts et s’est progressivement intéressé à ce type de conceptions qui interagissent avec l’homme. Cliquer sur la vidéo, c’est étonnant.
« Work in progress »

Photo/Gilles Dallière, Bègles, 2009
Il est très tôt , la terre est gelée, la tête aussi et nous allons faire un catalogue de luminaire. L’escalier de l’hôtel est suspendu dans le vide. Il monte au ciel à volée droite infinie. Pour s’approcher de ce rêve, les architectes et les ingénieurs ont essayé de défier les lois de la gravité en utilisant des matériaux qui permettent des sections de plus en plus subtiles. Le béton armé, l’acier et le verre permettent au dessinateur contemporain de transformer en réalité les rêves des siècles passés. En même temps il est au bord de l’autoroute.
48 heures à Frankfurt
Le 25 Hours Hotel by Levi’s à Frankfurt est un lieu que je recommande absolument. Roots mais luxe, dégling mais classe ! situé au calme du quartier chaud de la ville, entre la gare (4H de Paris en TGV) et à 10mn à pied du Light+building de Frankfurt où nous installions le stand Forestier. On a pris plaisir à grimper au soleil couchant sur la terrasse du 6e étage en se délectant de la vue sur le skyline de la ville. On y sirote un drink trendy et on y dîne superbement. Le tout en écoutant un concert en live. La déco des 76 chambres est déjantées, on y dort très bien, quoique je ne me fasse pas à la couette allemande. Ces 48 heures sont passées à toute allure, il a fait très beau et il ne reste plus qu’a Forestier d’y faire un bon salon.
http://www.25hours-hotels.com/de/levis/home/home.html
De l’ascenseur et de la rampe d’accès

Photo/Gilles Dallière, Milan 2005
L’ascenseur est une grande invention. Je ne le prends jamais mais son apparente commodité a relégué l’escalier à un strict rôle de remplacement, en cas de panne ou d’accident. L’escalier est si marginalisé qu’on ne l’utilise même plus pour descendre deux étage. Et pourtant je vous assure que de monter et de descendre des escaliers est un exercice des plus sains et qui convient parfaitement à ma circulation sanguine et à mes fesses. Et lorsque l’escalier est beau, il ne reste que le plaisir de le découvrir jusqu’à regarder à travers les grilles de l’ascenseur le vide mécanique de ces cages contemporaines. Autant de formes qui se sont intégrées de façon relativement naturelle, et sans grand mal. Dans un immeuble, une promenade architecturale ne peut se faire que par un escalier.
« Blow » up
Photo/Francis Amiand/Direction artistique/Gilles Dallière
Voilà entre autre, la nouvelle collection de luminaire des petits nouveaux de la team Forestier, Normal Studio. A nous de mettre en avant dimanche prochain au lighting+building messe de Frankfurt cette très belle collection qui se décline en lampadaire et en lampe à poser, E27 LED 13,5W ou CFL 18W sur variateur. la structure métallique existe en bleu, gris foncé et gris clair. Normal Studio est composé de deux créateurs – Jean-François Dingjian et Eloi Chafaï. En juillet 2006 ils associent leur vision et fondent ensemble leur agence de création industrielle. « Notre travail est articulé autour de l’observation des procédés de fabrication et de la qualité que ces procédés peuvent générer. Mais également autour de la fonctionnalité et des usages. Il nous importe de détourner des procédés industriels vers le domestique et des objets purement techniques en objets domestiques. Il s’agit pour nous de trouver du sens aux formes qui découlent directement des procédés industriels ». Ce procédé est la condition sine qua non, qui permet de générer un dessin « qui ne soit pas un geste gratuit, qui ne soit pas un dessin de style ». Un travail que nous avons mis longtemps à éditer. Un design élémentaire.
http://www.forestier.fr
http://www.normalstudio.fr
Star Wars identities
Je m’appelle Charlie, J’ai grandi sur la planète ville Coruscant, où les membres de ma communauté gagnaient leur vie en concevant et en construisant des gratte-ciel. Durant les congés, mon meilleur ami et moi avions l’habitude d’aller voir un spectacle à l’Opéra des Galaxies. Mes parents exigeaient de moi beaucoup de discipline sans m’offrir de soutien, mais je suppose qu’ils m’ont transmis de remarquables habiletés créatives. Plus tard dans la vie, j’ai rencontré le maître Jedi Qui-Gon Jinn, dont les enseignements m’ont enrichi de connaissances qui me sont utiles au quotidien dans mes fonctions de chevalier Jedi. Je me rappelle la fois où un wampa m’a attaqué et grièvement blessé. Je n’ai pas laissé cet événement m’atteindre outre mesure; j’ai travaillé sans relâche à protéger l’habitat des wampas pour prévenir toute nouvelle attaque. On dit souvent de moi que je suis une personne généralement accommodante et généreuse, j’ai aussi tendance à être détendu et imperturbable. Mais la chose la plus importante pour moi est la bienveillance : après tout, vouloir le bien des autres, c’est s’aider soi même. La Force est puissante en moi; je ne suis donc pas surpris que l’Empereur m’ait visé. Lorsqu’il m’a offert un pouvoir illimité en échange de mon allégeance, j’ai résisté à la tentation de me joindre à lui et à ses sbires et j’ai rejeté son offre.
Un conseil, réservez vos billets à l’avance.
L’exposition, à la cité du cinéma à Saint Denis.
Jusqu’au 30 juin 2014
http://www.citéducinéma.org

