Céramique, Clichés/tendances

« Daphnis et Chloé » : le nouveau ballet audacieux de Benjamin Millepied


Loin de l’anniversaire des puces du design, de la présentation de la nouvelle collection du Conran Shop, j’ai passé une très belle soirée à l’opéra Bastille. C’est assez rare pour le souligner. Je ne parlerais pas du premier ballet, « Le palais de cristal », créé par George Balanchine en 1947, mais de « Daphnis et Chloé », dont la chorégraphie est signée de Benjamin Millepied. Il s’empare de la totalité de la symphonie de Ravel avec la complicité de Daniel Buren à la scénographie (Clin d’oeil, on démarre par un rideau rayé noir et blanc), et de Philippe Jordan à la direction de ce chef d’œuvre musical, (une émouvante découverte). Avec ce ballet, Millepied remporte son défi : embarquer le public ravi dans une chorégraphie en parfaite harmonie avec la sublime partition de Ravel pour choeur et orchestre. Reste la direction de Philippe Jordan, qui engagé très sincèrement dans l’entreprise, donne une force inaccoutumée à cette oeuvre. Millepied a la chance de compter sur des interprètes magnifiques. Aurélie Dupont est la grâce, Hervé Moreau a une stature antique. le couple Eleonora Abbagnato-Alessio Carbone est superbe, tandis que François Alu s’affirme comme l’une des personnalités les plus fortes de la nouvelle vague, avec ses bonds et ses pirouettes qui font sursauter le public.
http://www.operadeparis.fr

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À fleur de peau


Le tatouage est-il un art ? C’est la question que pose le quai Branly à Paris du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015. Ancré dans l’histoire depuis les Maoris en Nouvelle-Zélande, le tatouage est le « must have » au siècle de l’art éphémère. Que vous songiez à vous faire tatouer ou que vous soyez juste curieux de savoir jusqu’où les autres sont allés, Cette exposition explore l’histoire de cet art dans le monde entier grâce à de nombreux motifs et photographies, des gravures du XIXe siècle au « body art tribal », des femmes de cirque aux motifs préférés des motards du XXe siècle et vous offre un aperçu fascinant de l’art du tatouage. Les maîtres du genre contemporains sont français (Tin-Tin), suisse (Filip Leu), japonais (Horiyoshi III), américain (Jack Rudy), Polynésien (Chimé), à l’évidence, on tatoue partout.
À lire : le livre « 1000 tattoos » de Henk Schiffmacher et Burkhard Riemschneider chez Taschen, qui illustre mille façons d’avoir l’art dans la peau.teaser_ko_25_tattoos_top_1208141638_id_599278
http://www.quaibranly.fr
http://www.taschen.com

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Où que me porte mon voyage

Grèce Folégandros Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Folégandros

« Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
À Pilion parmi les oliviers
la tunique du Centaure
glissant parmi les feuilles
a entouré mon corps
et la mer me suivait pendant que je marchais
Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse
À Santorin en frôlant
Les îles englouties
En écoutant jouer une flûte parmi les pierres ponces
Ma main fut clouée à la crête d’une vague
Par une flèche subitement jaillie
Des confins d’une jeunesse disparue
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
À Mycènes
j’ai soulevé les grandes pierres
et les trésors des Atrides
j’ai dormi à leurs côtés à l’hôtel de « La Belle Hélène »
ils ne disparurent qu’à l’aube lorsque chanta Cassandre
un coq suspendu à sa gorge noire
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
À Spetsai, à Poros et à Mykonos
les barcaroles m’ont soulevé le cœur
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Que veulent donc ceux qui se croient à Athènes
ou au Pirée
l’un vient de Salamine
et demande à l’autre
s’il « ne viendrait pas de la place Omonia »
« non, je viens de la place Syndagma »
répond-il satisfait
« j’ai rencontré Yannis
et il m’a payé une glace
Pendant ce temps la Grèce voyage
et nous n’en savons rien
nous ne savons pas que tous nous sommes marins sans emploi
et nous ne savons pas combien le port est amer
quand tous les bateaux sont partis
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Drôles de gens
ils se croient en Attique
et ne sont nulle part
ils achètent des dragées pour se marier
et il se font photographier
l’homme que j’ai vu aujourd’hui
assis devant un fond de pigeons et de fleurs
laissait la main du vieux photographe
lui lisser les rides creusées
sur son visage
par les oiseaux du ciel
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Pendant ce temps la Grèce voyage
voyage toujours
et si la mer Egée se fleurit de cadavres
ce sont les corps de ceux qui voulurent rattraper à la nage
le grand navire
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Le Pirée s’obscurcit
les bateaux sifflent ils sifflent sans arrêt
mais sur le quai nul cabestan ne bouge
nulle chaîne mouillée n’a scintillé dans l’ultime éclat
du soleil qui décline
Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse
Rideaux de montagnes archipels
granites dénudés
le bateau qui s’avance s’appelle
Agonie…  »
Georges Seferis

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Otello de Gioachino Rossini au théâtre des Champs Élysées


Pendant qu’ils sont tous au salon du meuble à Milan, je viens d’ouvrir le festival Rossini au théâtre des Champs Élysées. Je connaissais l’Otello de Verdi et le fameux air de la mort de Desdemona, mais je n’avais jamais vu celui de Rossini. J’ai passé une merveilleuse soirée. Second d’une série d’ouvrages composés pour Naples par Rossini, Otello doit son livret au Marquis Francesco Berio du Salsa. L’ouvrage, créé le 4 décembre 1816, s’écarte volontairement de Shakespeare. Il s’appuie sur des adaptations contemporaines. Au-delà des éléments géographiques (l’action ne se déroule plus à Venise, mais pour cette production dans l’Italie du début des années 1960), c’est surtout dans le traitement psychologique des personnages que l’opéra de Rossini diffère de la pièce originale : le rôle de Iago perd de son importance et est moins diabolique, alors que sont introduits celui d’Elmiro, le père de Desdemona, et surtout la dimension de « racisme » dont souffre Otello. Musicalement, la priorité donnée aux ensembles sur les airs (et cela malgré la nécessaire présence de trois ténors exceptionnels) et plus encore l’orchestration pour la première fois des récitatifs chez Rossini achèvent de conférer à l’ouvrage une grandeur et une profonde originalité. Immense succès à travers toute l’Europe toute au long du XIXe siècle, la création de la version éponyme de Verdi, soixante-dix ans plus tard, le fit progressivement disparaitre de la scène jusqu’à son grand retour triomphal dans les années 1980. Outre donc la rareté de l’ouvrage sur les scènes françaises, l’événement de cette production signée par le brillant duo Moshe Leiser et Patrice Caurier, et créée il y a deux saisons à l’Opéra de Zurich, est également la présence de Cecilia Bartoli dans le rôle-titre féminin. Une presque Première scénique parisienne pour la diva romaine si l’on excepte un espiègle Chérubin il y a près de vingt ans à l’Opéra de Paris. Après tant de grands récitals sur cette scène, elle a aux côtés du ténor américain John Osborn, illuminée la soirée. Et quelle passion entre tous, il y a de l’amour à travailler ensemble et ça fait du bien un peu de bonheur dans ce monde de brutes.

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Clichés/expositions

Star Wars identities


Je m’appelle Charlie, J’ai grandi sur la planète ville Coruscant, où les membres de ma communauté gagnaient leur vie en concevant et en construisant des gratte-ciel. Durant les congés, mon meilleur ami et moi avions l’habitude d’aller voir un spectacle à l’Opéra des Galaxies. Mes parents exigeaient de moi beaucoup de discipline sans m’offrir de soutien, mais je suppose qu’ils m’ont transmis de remarquables habiletés créatives. Plus tard dans la vie, j’ai rencontré le maître Jedi Qui-Gon Jinn, dont les enseignements m’ont enrichi de connaissances qui me sont utiles au quotidien dans mes fonctions de chevalier Jedi. Je me rappelle la fois où un wampa m’a attaqué et grièvement blessé. Je n’ai pas laissé cet événement m’atteindre outre mesure; j’ai travaillé sans relâche à protéger l’habitat des wampas pour prévenir toute nouvelle attaque. On dit souvent de moi que je suis une personne généralement accommodante et généreuse, j’ai aussi tendance à être détendu et imperturbable. Mais la chose la plus importante pour moi est la bienveillance : après tout, vouloir le bien des autres, c’est s’aider soi même. La Force est puissante en moi; je ne suis donc pas surpris que l’Empereur m’ait visé. Lorsqu’il m’a offert un pouvoir illimité en échange de mon allégeance, j’ai résisté à la tentation de me joindre à lui et à ses sbires et j’ai rejeté son offre.
Un conseil, réservez vos billets à l’avance.
L’exposition, à la cité du cinéma à Saint Denis.
Jusqu’au 30 juin 2014
http://www.citéducinéma.orgSTAR-WARS-IDENTITIES_2677827369785518625

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Enfin, le Carreau du Temple ouvre ses portes le 25 avril. « Corps sous toutes ses coutures », est le thème de cette année à travers le sport, la mode, le théâtre, la musique, la danse, le design, les arts vivants. Le Carreau du Temple se veut être une pépinière de projets, un incubateur de nouvelles formes venant s’enrichir des propositions d’artistes partenaires, de structures culturelles associées ou de salons en devenir, avec un intérêt fort pour les enjeux internationaux. Il repose sur une économie mixte publique/privée inédite à ce niveau dans la capitale. La restructuration et la rénovation du Carreau du Temple ont été menées, sur la base d’une conduite d’opérations assurées par la Direction du Patrimoine et de l’Architecture de la Mairie de Paris, à partir d’une maîtrise d’œuvre confiée au studio Milou Architecture. Le parti pris propose de révéler la structure métallique épurée de la halle sur un fond monochrome et lumineux en bois de chêne. 6500 m2 au coeur du 3ème arrondissement qui va faire chaud au corps et à l’esprit.
http://www.carreaudutemple.eu

Clichés/tendances

« corps sous toutes ses coutures »

Image
Clichés/expositions

Émotion

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Bill Viola affirme que l’ère de la vision optique est terminée et, malgré cela, ses œuvres donnent l’impression d’une parfaite évidence visuelle : ce paradoxe d’une image non destinée à la vue est le thème de cette exposition au Grand Palais du 5 mars au 21 juillet. Vingt oeuvres majeures mêlant tableaux en mouvement et installations monumentales seront exposées au seuil de la fiction. Bill Viola est sans conteste le plus célèbre représentant de l’art vidéo. Il crée des configurations audiovisuelles qui permettent de produire un effet persuasif sur le spectateur qu’il soit naïf ou sophistiqué tout en sollicitant son système nerveux. Dans une quête à la fois intimiste et universelle, l’artiste exprime son cheminement émotionnel à travers de grands thèmes métaphysiques – vie, mort, transfiguration. Il en reste une chose capitale, l’émotion.
Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Studio Bill Viola
Commissariat : Jérôme Neutres , conseiller du Président de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et Kira Perov, Executive Director du Studio Bill Viola.

http://www.grandpalais.fr

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Clichés/tendances

« Elle a vraiment vécu sa vie »


Vous n’avez jamais vu une vraie rédactrice en chef ?
Achetez le film de Lisa Immordino Vreeland, « Diana Vreeland L’oeil doit voyager » et vous allez passer un moment extraordinaire, parce que le regard de cette femme a révolutionné la mode.
Le magazine W la surnommait « Big Chief Forever ». Elle a tout inventé, crée une nouvelle profession. Elle a façonné l’esprit de ce qu’est un magazine de mode aujourd’hui et ses idées révolutionnaires sont devenues la norme. En 1930, Dans Harper’s Bazaar, ses injonctions stylistiques sont emblématiques. Elle lance Richard Avedon, David Bailey, prend un soin très particulier au choix des mannequins. Elle utilise les défauts de ses modèles. Au début des années 1960, elle fait de Vogue le miroir de ses métamorphoses. Diana Vreeland démocratise la haute couture en mixant des pièces de créateurs et des vêtement bon marché, n’est-ce-pas ce que nous cherchons tous a faire aujourd’hui, même dans les journaux de déco. Face a cette femme hors norme, aussi charmeuse qu’impérieuse, Anna Wintour et Carine Roitfeld peuvent aller se rhabiller et le diable aussi.
Pyramide Video

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Céramique, clichés/citations

Cheval de bois

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Le 31 décembre c’est le nouvel an chinois, c’est aussi l’année du cheval de bois et c’est génial parce que c’est mon signe. La Nuit de Chine débarque au Grand Palais pour marquer le coup d’envoi de la célébration officielle du 50e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Chine. Ce lundi 27 janvier 2014, direction la Nef du Grand Palais pour une soirée exceptionnelle et gratuite offrant spectacle équestre (clin d’oeil à l’année du cheval), acrobaties, spectacle de sons et lumières, concert et soirée électro rock. Un rendez-vous à ne pas manquer. Et ça va me porter chance.

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