Autoportrait de Piero Fornasetti, 1941-1945
© Courtesy Fornasetti

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Cette video est parfaite, elle me permet d’en rajouter une couche. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas rater l’exposition Piero Fornasetti aux Arts Décoratifs. Dans ce monde « post-moderne » dès 1930, il transpose des dessins, des images, des jeux de collage, avec humour sur n’importe quelle surface et ça c’est de la DÉCORATION. La scénographie de Giulio ALBERTAZZI est géniale et dans la grisaille du quotidien, même si le printemps pointe son nez, je peux vous dire que ça fait du bien.
Commissariat
• Barnaba FORNASETTI
• Olivier GABET directeur des musées des Arts Décoratifs

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Le catalogue de l’exposition, sous la direction de Patrick Mauriès, 55,00 €, 292 pages, 400 illustrations, 19 x 33 cm, Relié plein papier.

Les Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 55 57 50
Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries
Autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95

Clichés/expositions

« La folie Pratique »

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Clichés/expositions

L’architecte de l’illusion

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On croit toujours tout connaître de Piero Fornasetti. Ce créateur atypique, autodidacte de formation, s’installe enfin aux Arts Décoratifs. Sa fantaisie et ses paysages métaphysiques vont encore nous étonner. De ses débuts comme peintre, de son activité d’imprimeur, de son talent de décorateur, cette rétrospective va nous révéler bien des surprises. Mille pièces de 1913 à 1988 brossent le portrait d’un génie qui, en collaboration avec l’architecte Gio Ponti nous entraîne dans l’univers de l’illusion et de la poésie. Découvrons cette œuvre protéiforme : un style théâtralisé qu’il définie comme «pré-post-moderne» et qui nous apprend à lire l’ornementation sous toutes ses formes.
À lire : Fornasetti, designer de la fantaisie de Patrick Mauriès chez Thames & Hudson.
Piero Fornasetti : « La Folie Pratique »
Du 11 mars au 14 juin 2015
Musée des Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
http://www.lesartsdecoratifs.fr

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En clin d’œil à l’exposition qui lui est consacrée, son fils Barnaba Fornasetti expose 5 pièces autour de notre iconique Marianne. Une nouvelle collection entièrement façonnée à la main que vous trouverez en exclusivité chez l’Éclaireur 10 rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.
http://www.leclaireur.com

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Clichés/expositions

Les ambivalences « Chronochrome » de Soto


Courtesy Galerie Perrotin ; ©Jesús Rafael Soto, New York

Deux énormes expositions retracent magnifiquement le parcours exemplaire du maître du cinétisme : Jesús Rafael Soto. Un ensemble exceptionnel d’effets vibrants, de trames géométriques peintes, d’espaces pénétrables et impénétrables, de fonds striés en noir et blanc, de fils de fer, de tiges suspendues qui créent des effets de vibration spectaculaire. La Galerie Perrotin, à Paris comme à New York crée l’événement par cet ensemble d’oeuvres achevées de formes composées dans une réalité mouvante qui intègre totalement le spectateur à l’oeuvre d’art. Oui la scénographie est enveloppante, le travail est radical et cette rétrospective ne peut que nous faire bouger. Ça change d’autant plus mon regard sur ce monde là.


Courtesy Galerie Perrotin ; ©Jesús Rafael Soto / ADAGP, Paris, 2014

Du 10 janvier au 28 février
Galerie Perrotin 76 rue de Turenne 75003 Paris
Du 15 janvier au 21 février
Galerie Perrotin 909 Madison Avenue, New York, NY 10021
http://www.perrotin.com

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Clichés/expositions

Guy Bourdin : le maître du politiquement incorrect

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Somerset House à Londres met en scène la plus grande rétrospective des photos de mode de Guy Bourdin. 100 tirages, 8 vidéos, des dessins et des notes qui soulignent le travail surréaliste et révolutionnaire, de ce photographe français, dont la carrière débute avec Vogue Paris et la maison Charles Jourdan.

Avec un sens aigu du romanesque et de la provocation, les clichés de Guy Bourdin reflètent sa passion pour la couleur intense dont la saturation est poussée à l’extrême. L’exposition « Guy Bourdin : Image Maker » retrace cette carrière à travers des tirages restés jusqu’ici secrets. Les mises en scène suggestives, l’érotisme, l’élégance de ces œuvres comme la campagne publicitaire « Walking Legs » pour Charles Jourdan rendent hommage à ce maître du politiquement incorrect, devenu mythique.

L’exposition « Guy Bourdin: Image Maker », jusqu’au 15 mars 2015 à la Somerset House de Londres
Charles Jourdan, Spring 1979, © The Guy Bourdin Estate, 2014/ Courtesy A+C

http://www.somersethouse.org.uk

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Clichés/design

« Inventer des choses pour le plus grand nombre et au meilleur prix »


Le designer et artiste français Pascal Mourgue est mort, samedi 6 décembre, d’une embolie pulmonaire. Né en 1943, diplômé de l’école Boulle, où il était entré à 14 ans et demi, et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il est l’auteur de grands succès dont les canapés Câlin, Smala, les chaises Lune d’argent, Tutti Frutti, des pièces qui associent fonctionnalité et esthétique. Il collabora pendant sa carrière avec de nombreux éditeurs en France et à l’étranger parmi lesquels Fermob, Cinna, Ligne Roset, Cassina ou Knoll. Dans les dernières années de sa vie il se consacra plus particulièrement à la création artistique. Pascal a exprimé, par ses dessins et croquis, ses sculptures et ses peintures, la fragilité, « la solitude et l’émerveillement de l’homme face à son environnement, à la vie et à ses vicissitudes ».

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Céramique, Clichés/voyage

l’ultra tango de Luizo Vega

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Yesterday au centre Pompidou, the performance found its inspiration between two main sources: Buenos Aires’ tango at the time when it was danced amongst men, (je veux y aller) and the representation of the biblical tale of the Brothers Cain and Abel (ça me rappelle quelqu’un). The movie matches tango’s passion and intuitive domination, following gradually the protagonists towards a real violent climax.
très fort.

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Clichés/expositions

Andrea Branzi : archi poétique

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Vase Ipomea Maculata, collection « The Bronze Age », 2000, édition Design Gallery Milano © Studio Branzi

Personnalité majeure du design international, acteur du mouvement radical italien, du groupe Alchimia puis de Memphis, Andrea Branzi a œuvré à libérer le design de son carcan rationnel. En rupture avec la seule vision industrielle et standardisée du design, il a contribué à faire de cette discipline un champ d’une totale liberté d’expression, ouvrant ainsi la voie vers la multiplicité des formes que revêt aujourd’hui le design. Il libère l’objet de la tyrannie de l’usage et le dote de pouvoirs de résonance et d’évocation. La ville est son champ d’observation privilégié, l’humain, sa première préoccupation. Et pour la première fois en France une rétrospective de son oeuvre est présentée par le musée des Arts Décoratifs et du Design de Bordeaux. Un hommage mérité à la pérennité d’un travail hors normes à plus d’un titre. L’exposition s’organise hors-les-murs, dans ce magnifique endroit qu’est l’église Saint-Rémi, érigée entre les XIe et XVe siècles, située dans l’hyper centre de Bordeaux, à deux pas de la place de la Bourse. La noblesse et le volume de cet espace ont d’emblée intéressé le designer, architecte et scénographe qu’est Andrea Branzi.
Andrea Branzi, Pleased to meet you, jusqu’au 25 janvier 2015.

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musée des Arts décoratifs et du Design
39, rue Bouffard 33000 Bordeaux
http://www.bordeaux.fr

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Clichés/design

Une histoire bien ciselée


Depuis sa création en 1910, cinq générations d’orfèvres ont forgé l’identité de l’atelier Richard orfèvre. Edmond Ricard crée l’atelier et oriente son activité vers la fabrication de couverts en argent massif. En 1932 sa fille épouse Marcel Richard et fonde les établissements d’orfèvrerie. En 1952, leur fils Jacques Richard donne une nouvelle impulsion aux ateliers en développant la production d’orfèvrerie de naissance et de commandes spéciales. DE 1970 à 1980 la maison intègre la restauration d’orfèvrerie ancienne. En 1994, Francis Régala reprend la société et perpétue le savoir-faire. En 2011, Richard orfèvre fête ses 100 ans et dévoile une collection exclusive signée par Serge Bensimon, Ruth Gurvich, les 5.5 Designers, Franck Sorbier et Non Sans Raison. Jean Pierre Cottet-Dubreuil prend la tête de l’orfèvrerie en 2012 et fait appel à la jeune garde du design et de la création. Passionné, il s’appuie sur les mêmes techniques pour fabriquer à la main des pièces rares, issues d’un savoir-faire « haute-couture ». Jean Pierre s’associe à l’architecte Grégory Monier pour repenser l’espace situé dans une discrète arrière-cour du 3e arrondissement de Paris. Grégory retravaille l’espace, une haute porte vitrée invite à entrer, l’atmosphère est sereine, les coloris sont clairs, un parquet en pointe de Hongrie fait écho aux boiseries anciennes, une ouverture sur l’atelier permet d’entrevoir les artisans de la maison au travail. Richard-orfèvre, c’est un savoir-faire forgé à la fois dans son présent et dans son avenir.

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Clichés/design

Il Maestro…Gio


Certains vont rire, mais j’assume. Architecte et designer industriel avant l’heure, Gio Ponti, (mon préféré), a mené une carrière unique en participant de manière active au renouveau du design italien d’après-guerre. Né à Milan en 1891, il débute son activité d’architecte au sein de l’agence d’Emilio Lancia et Mino Fiocchi. Directeur artistique de 1923 à 1930 pour Richard Ginori (c’est Paola Navonne aujourd’hui), fabricant de céramiques, il adapte l’ensemble des créations de l’entreprise à la production en série et conçoit des pièces néoclassiques couronnées d’un grand prix à l’Exposition Internationale des Arts décoratifs de Paris en 1925. Il lance Domus, revue d’architecture aujourd’hui encore publiée et dont il fait une référence internationale. En 1930, il crée pour Fontana des meubles et des luminaires. Il construit l’Ecole de mathématiques de l’Université de Rome (1934), le premier immeuble pour Montecatini (1936), les ensembles d’appartements « Domuses » à Milan (1931-36). De 1946 à 1950, il conçoit pour Venini des bouteilles, des verres, des lustres, dont un chandelier multicolore en verre de Murano. En 1948, il réalise la célèbre machine à expresso la Pavoni dont les cylindres chromés évoquent l’univers industriel. Les années cinquante sont les plus prolifiques de sa carrière : avec Piero Fornasetti, il crée du mobilier, des aménagements intérieurs néoclassiques. Au même moment, Idéal Standard lui confie la conception d’une gamme de sanitaires. Dès 1955, la chaise Superleggera conçue pour Cassina, toujours en production aujourd’hui, entre dans toutes les salles à manger d’Italie : fabriquée en frêne, inspirée du mobilier traditionnel des pêcheurs de Chiavaria, village d’origine de Ponti, son design à la fois classique et ultra moderne ainsi que son poids-plume (1,7 kg) lui ont valu le Compasso d’Oro de 1957, prestigieux prix que Ponti a d’ailleurs contribué à créer. On retrouve cette association de tradition et de modernité dans la célèbre Tour Pirelli (127 m de haut, et un bon repère pour ceux qui se perdent à Milan), conçue en 1955 avec l’ingénieur Pier Luigi Nervi. Dans les années 1960 et 1970, Ponti crée les façades « en dentelle » de la cathédrale de Taranto (1970) et de la chapelle de l’hôpital de San-Carlo à Milan (1967). En collaboration avec les fabricants de céramique, dont Pozzi et d’Agostino, il mène des expérimentations sur les revêtements et réalise les façades du musée d’art de Denver (1971) et celle du magasin Shui-Hing de Singapour (1978). Je suis un inconditionnel, sans oublier Palladio (encore un italien) et Ledoux (qui lui, n’a pas eu de chance avec Haussmann).
http://www.gioponti.com/

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Clichés/expositions

Une Rome de marbre


Photos/Gilles Dallière, Paris, 2014
Tous le monde se précipite voir les expositions de Robert Mappelthorpe et de Bill Viola au Grand Palais. Entre les deux, Auguste règne dans toute sa splendeur de 63 avant J.-C. à 14 après J.-C. (une trotte quand même). Il faut bien dire que par son courage, il a surmonté son âge. L’exposition nous raconte l’enfance dans une famille modeste. Le temps des vengeances, et Antoine le rival, « il n’est pas bon qu’il y ait plusieurs Césars ». L’avènement d’un âge d’or qui passe par ses femmes, « Livie, souviens-toi de notre union. Adieu », ses enfants, « Applaudissez, la pièce est jouée » jusqu’à l’envers du pouvoir. Je n’ai jamais pu resté assis par terre 24 minutes voir tant de vidéos de Viola un peu trop longues à mon goût, et du coup, je me suis pris pour Mapplethorpe, chez Auguste, empereur de Rome sans avoir un gardien aux basques. Franchement ça vaut le détour.
Moi, Auguste, empereur de Rome
Grand Palais, Galeries nationales
19 mars-13 juillet
http://www.grandpalais.fr

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