Clichés/design

Il Maestro…Gio


Certains vont rire, mais j’assume. Architecte et designer industriel avant l’heure, Gio Ponti, (mon préféré), a mené une carrière unique en participant de manière active au renouveau du design italien d’après-guerre. Né à Milan en 1891, il débute son activité d’architecte au sein de l’agence d’Emilio Lancia et Mino Fiocchi. Directeur artistique de 1923 à 1930 pour Richard Ginori (c’est Paola Navonne aujourd’hui), fabricant de céramiques, il adapte l’ensemble des créations de l’entreprise à la production en série et conçoit des pièces néoclassiques couronnées d’un grand prix à l’Exposition Internationale des Arts décoratifs de Paris en 1925. Il lance Domus, revue d’architecture aujourd’hui encore publiée et dont il fait une référence internationale. En 1930, il crée pour Fontana des meubles et des luminaires. Il construit l’Ecole de mathématiques de l’Université de Rome (1934), le premier immeuble pour Montecatini (1936), les ensembles d’appartements « Domuses » à Milan (1931-36). De 1946 à 1950, il conçoit pour Venini des bouteilles, des verres, des lustres, dont un chandelier multicolore en verre de Murano. En 1948, il réalise la célèbre machine à expresso la Pavoni dont les cylindres chromés évoquent l’univers industriel. Les années cinquante sont les plus prolifiques de sa carrière : avec Piero Fornasetti, il crée du mobilier, des aménagements intérieurs néoclassiques. Au même moment, Idéal Standard lui confie la conception d’une gamme de sanitaires. Dès 1955, la chaise Superleggera conçue pour Cassina, toujours en production aujourd’hui, entre dans toutes les salles à manger d’Italie : fabriquée en frêne, inspirée du mobilier traditionnel des pêcheurs de Chiavaria, village d’origine de Ponti, son design à la fois classique et ultra moderne ainsi que son poids-plume (1,7 kg) lui ont valu le Compasso d’Oro de 1957, prestigieux prix que Ponti a d’ailleurs contribué à créer. On retrouve cette association de tradition et de modernité dans la célèbre Tour Pirelli (127 m de haut, et un bon repère pour ceux qui se perdent à Milan), conçue en 1955 avec l’ingénieur Pier Luigi Nervi. Dans les années 1960 et 1970, Ponti crée les façades « en dentelle » de la cathédrale de Taranto (1970) et de la chapelle de l’hôpital de San-Carlo à Milan (1967). En collaboration avec les fabricants de céramique, dont Pozzi et d’Agostino, il mène des expérimentations sur les revêtements et réalise les façades du musée d’art de Denver (1971) et celle du magasin Shui-Hing de Singapour (1978). Je suis un inconditionnel, sans oublier Palladio (encore un italien) et Ledoux (qui lui, n’a pas eu de chance avec Haussmann).
http://www.gioponti.com/

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