Les géométries de la Touques…

La digue, la Touques, Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021, 2017

Je retrouve la ligne et l’angle droit, le carré, mais derrière cette rigueur brille le sens des propositions, des intervalles, des pleins, des vides et du rythme. Je suis entré dans le bâti, la verticalité du bâti. Au-dessus, un ciel d’azur est surmonté d’une mouette. Elle offre son jabot blanc au soleil levant. En bas, l’eau de la Touques reflète les géométries de la digue avant de se jeter dans la mer.

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Les géométries de la Touques…

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Un si sûr présage …

Les vagues à l’âme, Trouville-sur-Mer, marée basse, réflection, gildalliere, mon été 2021

C’est le moment où je perds pied. Mais j’aime à le voir, le reflet de ce soleil timide qui perce un ciel mystérieux, ébloui d’être venu au matin, à marée basse, au milieu des réalités du monde. Il n’a rien perdu de la fraîche pâleur de ses rayons. Il est là, devant moi, immobilisé à jamais à travers le prisme impénétrable des vagues de sable. Il disparaîtra, soulevé par les flots rythmiques de la marée montante.

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Un si sûr présage …

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Et du silence, parfois, sourd une image…

La Touques, la digue, côte fleurie, Trouville-sur-Mer, Deauville, gildalliere, 2017

On ne regarde pas la Touques comme un tableau de Vuillard ou de Bonnard pour des émotions esthétiques. On la vit concrètement. Et même à marée basse, vide, sous un soleil blanc, on s’amuse à observer les mouettes affolées par les reflets de la digue dans ce qu’il reste d’eau. Ces bois noirs, verticaux, alignés mais en désordre, droits, penchés vers l’avant et vers l’arrière en disent long. Choses mates et rugueuses. Mutinées de la matité.
Et du silence, parfois, sourd une image.

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Et du silence, parfois, sourd une image…

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Gris ardoise…

Gris ardoise, Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021

À Trouville, ce matin d’été est un peu frais. Mais la mer est là, loin. Et même si on ne la voit pas, elle est là. Sur la route de la corniche, le gris ardoise encadre ce grand vide, et dévoile peu à peu les pieux noirs. Le ciel est plus clair que le sable, plus creux, plus éclairé. Les toits ont la couleur du silence. Les tourelles d’ardoise désignent la plage d’un geste lent et précis, et les eaux immobiles.

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Gris ardoise…

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Le banc…

Le banc, les Roches Noires, Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021

Seul, face à la mer, au vent, aux vagues, tu sèmes en pointillé tes souvenirs et tes secrets. L’air frémit. Le matin monte. Tu as encore toute ta tête. Tu es vivant. Tes lattes blanches sont ton carcan. Ta muse des Roches Noires était plus écrivain que vivante. La plage est magnifique, c’est à la fois violent et d’une subtilité essentielle. La chose magique ici, c’est que plus on regarde la mer et plus on la voit. 

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Le banc…

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La digue…

La digue, Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021

Seul, sur la digue déserte, en ce matin d’été, je regarde du côté de Deauville les mouettes. Le passage tout entier est une mélancolie de roches noires. Et lorsque la rieuse se détache de l’ombre, je m’aperçois tout à coup qu’il s’est ouvert un espace entre la jetée et la plage. Espace réfléchi, blanc, dans les eaux immobiles de la marée descendante et la fraîcheur du matin où j’arrive.

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La digue…

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L’art de bien regarder…

Eternité, Nicolas Baier, architecture, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

J’ai levé les yeux sur les chemins du paradis. Je me suis projeté dans la sculpture de Nicolas Baier : Eternity. J’ai observé la lumière des skydomes transpercer les Franciscaines et je me suis trouvé petit. Où suis-je ?
Le judaïsme, le christianisme, et l’Islam se reflètent dans les courbes de l’œuvre monumentale. L’Egypte pharaonique, l’antiquité grecque et romaine, la création et le paradis originel se succèdent dans les replis de l’acier poli, ils interrogent le regard et rendent visible ce lieu mythique dédié à l’ordre de Saint-François, dont on peut, ou pas, rêver.

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L’art de bien regarder…

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Féérique…

Le lustre surdimensionné, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

En architecture, j’aime la lumière, la pénombre et l’obscurité. Ce sont des choses en rapport, complémentaires. L’agence Moatti-Rivière a utilisé la lumière comme matière. Dans l’ancienne cour du cloître des Franciscaines, un lustre monumental capte la clarté du jour et la conduit à travers 14 285 tubes de polycarbonate translucides qui distribuent des rayons lumineux de manière à créer une bonne répartition sur une surface de 400m2. Malgré sa forte présence et sa visibilité, il offre au passant la fluidité d’une matière mouvante jusqu’à l’indétermination formelle.

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féérique…

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Le rêve prémédité…

Les géométries de l’escalier des Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

À Deauville le rêve est prémédité. Loin du grouillement bruyant et coloré des planches, j’observe les géométries d’un escalier à contre-jour immergé dans la lumière qui entre par la baie vitrée du bel été des Franciscaines. Je cherche à capturer l’énigme architecturale en la réduisant à un noir et blanc cadré qui restitue l’atmosphère innovante du projet de l’agence Moatti-Rivière. Dans l’atmosphère onirique des chemins du paradis, les lignes se croisent et servent de rideau de scène à des perspectives où la clarté s’invite pour modeler et dévoiler une culture muséale recherchée et poétique à l’image de la station balnéaire.

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Le rêve prémédité…

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Multibonheur…

Plage de Trouville-sur-Mer, parasols, gildalliere, mon été 2021

Entre la jetée et les Roches noires, la pluie ne réfléchit pas les nuages. La plage de Trouville-sur-Mer est comme un long jardin de fleurs éclatées. Tout au long des cabines, les parasols de toutes les couleurs occupent le premier plan. Ils s’alignent par lignes au bord des planches. J’ai marché au milieu des gens, frôlant du regard les couleurs, tournant autour, en me disant que la plage s’était faite belle.

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Multibonheur…

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