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Le 13 octobre, city guide autour du monde est le thème abordé par Alexis Chenu, auteur pour le city guide Vuitton Paris, Pierre Léonforté et Claude Deloffre, auteur pour les guides Vuitton Paris, Los Angeles. Ils sont reçus dans l’émission Goûts de luxe Paris par Karine Vergniol et Emmanuel Rubin, sur BFM Business. Un nouveau format, de nouvelles couleurs, des photos, de nouvelles adresses, un ton un peu plus acéré que pointu et surtout de nouvelles adresses, et pas toujours superflues. C’est pas du luxe.
Archives de Catégorie: Clichés/livres
« Ce gamin à l’angoisse solaire il grouille clair »
C’est ce que va écrire Louis Pons sur le cas Drouillet. Avant d’être sculpteur, Gérard Drouillet fut d’abord et avant tout un peintre et un dessinateur. Pendant les dix dernières années de son parcours, la céramique et la sculpture prirent une place plus importante. Il avait le goût de la rigueur et de la liberté, de la turbulence et de la magnificence. Je l’ai connu à Eygalières, à la grande époque de l’Isle sur la Sorgue. À la suite d’un reportage je lui ai acheté une toile d’une énergie incroyable. Je l’avais trouvé dans son vaste atelier ouvert de grandes baies où il stockait ses travaux. Cet homme d’exception était curieux et ses engouements n’avaient pas de limites. Ses expositions furent fréquentes. À Saint Rémy de Provence je l’ai entraîné dans le jardin de « la Maison du Village » avec mes amies, puis en 2009 chez Pierre Passebon, au Passage Vero Dodat de Paris. Ce livre, sous la direction de Frédéric Guigue et des Éditions du Regard, rend un hommage magnifique à ses hantises et ses déroutements et plus on tourne les pages et plus la virulence de ses sensations, de ses frayeurs, de ses joies, se catalysent sur son oeuvre d’ombre et de lumière peuplée d’énigmes. Comme le dit si bien Terry de Gunzburg, « entre anges et démons… Il est de ces grands artistes qui ne savent pas qu’ils sont immenses ».
Livre relié sous jaquette
format : 29 x 24,5cm
200 pages
240 illustrations
Prix : 40€
Parution : le 17 octobre 2013
Les Éditions du Regard
Monolithe
Odile Decq, se voit décerner, en janvier 2013, le titre de créateur de l’année du salon Maison & Objets. Architecte-designer, elle est connu pour l’extension du MACRO (Musée d’Art Contemporain de Rome en 2010), le restaurant Phantom à l’opéra Garnier de Paris en 2011 et le FRAC, (Fonds régional d’Art Contemporain à Rennes) en 2012. Monolithe est la troisième édition d’artiste d’Odile Decq chez Bernard Chauveau Éditeur. Elle se compose d’un ensemble de douze dessins originaux tirés en sérigraphie, reprenant les éléments fondateurs du projet architectural, dont le rythme évoque à la fois la force et le silence d’un lieu à la complexité inattendue. À partir de demain les 400 antiquaires du marché Paul Bert Serpette donnent « Carte Noire à Odile Decq ». 22 galeries seront sélectionnées et scénographiées par l’architecte. Une belle promenade en perspective sur le parcours de Paris Design Week.
Elle est inévitable.
http://www.odiledecq.com
http://www.bernardchauveau-editeur.com
http://www.paulbert-serpette.com

« L’Art de l’effacement »

Photo/gilles Dallière, Samode, Inde
La romancière indienne, d’expression anglaise, Anita Desay, publie « L’Art de l’effacement »‘ trois nouvelles sur le thème de la disparition. Trois nouvelles où tout s’organise autour d’une cassure primordiale entre ce que l’on a été et ce que l’on rêvait d’être. La première histoire raconte la vie d’un homme qui vit en reclus, proche de la nature, sa seule et unique source de contentement. Il a pourtant connu une jeunesse facile auprès de parents adoptifs suffisamment riches pour passer leurs étés à Nice. Mais tout bascule par petites touches et glissements successifs. Il décide de se fondre dans le décor, de disparaître tout en restant vivant. Il en fait un art de vivre jusqu’à ce que l’irruption intempestive de la civilisation à Mussoorie en Inde, vienne perturber ses plans.
« L’Art de l’effacement », d’Anita Desay
Mercure de France
L’arrière-saison
« L’Arrière-Saison » est un roman de Adalbert Stifter « qui poursuit un idéal esthétique et moral d’une extrême ambition ». Le héros est un jeune homme qui rencontre une jeune fille, une vieille femme et un vieil homme aux liens mystérieux et chacun proche de la mort. Le jeune homme s’aperçoit que la vieillesse crée la jeunesse. Privé de cet entourage, de cet encadrement, il est complètement perdu, encombré de son âge, de ses sensations, de ses ambitions. Les valeurs défendues par Adalbert Stifter sont amplement rétrogrades. Ce sont celles de l´époque Biedermeier à laquelle il se rattache. L´univers est essentiellement petit-bourgeois. La femme a sa place au foyer, les enfants doivent obéir et honorer leurs parents, le mariage est un sacrement qu´on ne peut rompre, l´art est une branche de la religion, les anciens et notamment les Grecs sont « plus naturels, plus vrais, plus simples et plus grands que les hommes de la modernité », etc., etc. Dieu n´est évident pas absent, mais il n´est pas omniprésent. Comment dès lors expliquer le charme d´un tel roman ? Difficile de répondre. Mais en abordant sur plus de six cents pages les sujets les plus humbles et les aspects les plus personnels des raisons de vivre pleinement une vie jusqu´à l´accomplissement de son arrière-saison, Adalbert Stifter a réussi un tour de force passionnant : celui de nous faire croire que ses personnages et lui-même, dans leur tentative à la fois exaltée et désespérée de donner un sens à leur vie par des gestes et des pensées les plus humbles, est aussi la nôtre.
J’aimerais que mon père le lise.
Apollon

Photo/Gilles Dallière, Apollon, Musée national d’Athènes.
« Délos, si tu voulais être la demeure de mon fils, Phoibos Apollon, et l’y laisser fonder un temple prospère?…Personne d’autre ne touchera jamais tes bords, ni ne t’honorera de sa présence. tu ne seras pas non plus, je pense, riche en boeufs ni en moutons ; tu ne porteras point de vignes, ni ne verras grandir des plantes sans nombre. Mais si tu possèdes le temple de l’archer d’Apollon, le monde entier se rassemblera ici pour mener des hécatombes à tes autels ; sans cesse, une énorme fumée jaillira des chairs grasses : c’est par le bras d’autrui que tu nourriras tes habitants, puisqu’il n’y a pas de fertilité dans ton sol. »
Homère Hymnes à Apollon
« Poésies dessinées »

Georges Braque, L’oiseau dans le feuillage, lithographie originale de 1961, 80,5 x 105,5cm, tirée à 50 exemplaires.
Parallèlement à l’exposition organisée cette été par Isabelle Maeght, qui met à l’honneur une sélection de gravures et de lithographies de grands maîtres, Maeght éditeur, sollicite la créativité des enfants, en présentant une collection de livres artistiques à partir de formes suggérées autour de poèmes. Un cadeau ludique, dans ce monde brutal, où nos bambins vont laisser libre cours à leur imaginaire, et si votre petit génie se prend pour Braque, Miró, Marco Del Re, où Calder, il ne vous reste plus qu’a développer son langage artistique.
Pour toi, mon Hugo, mais tu es encore trop petit.
« Que sont mes amis devenus »

Le journaliste, éclectique, cultivé, découvreur de talents, dandy impeccable, Gilles de Bure est mort à l’âge de 72 ans. Je l’ai souvent rencontré à la rédaction du journal Maison Française. Critique d’art, enseignant, commissaire d’exposition, il serait le premier à avoir employé le mot « design » en 1965, où l’on préférait la notion plus incomplète « d’esthétique industrielle ». Légende du monde de l’art, il a produit une quarantaine d’ouvrages. Conteur insatiable, son dernier livre, paru en 2010, « Que sont mes amis devenus », chez Norma/EnsAD, réunissait quarante créateurs, quarante aventures que rien ne lie sinon leur passage à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD).
Un portrait vivant de la création française.
Une mosaïque de photos
À la Triennale de Milan, à L’occasion du 20ème anniversaire de l’Altagamma Fondation, le studio Migliore+Servetto met en scène une surprenante exposition de photos sur le savoir faire italien. Les éditions Rizzoli éditent le livre illustré de ces regards, sur le design, la mode et la cuisine made in Italy. 10 jeunes photographes, choisis par Cristina Morozzi et Denis Curti pour évoquer le beau, le bon, et le bien fait de l’excellence Italienne.
la vision très évocatrice d’une table de Zanotta par le photographe Lorenzo Cicconi Massi
http://www.altagamma.it
http://www.triennale.it
http://www.lorenzocicconimassi.it

J’arrive un peu tard. Mais …
Après Moscou, Shanghai, Pékin, Canton et Paris au Palais de Tokyo en juin, je n’ai pas vue l’exposition « Culture Chanel ». J’ai acheté ce livre magnifique, sur l’excellence de l’image, d’une créativité hors du commun, d’un savoir faire incontournable, et je l’ai offert.
Jean Louis Froment a fait de cet ouvrage une oeuvre d’art, qui comme le N°5 de Gabrielle Chanel, échappe au temps.
Un livre fabriqué, composé, épuré en accord avec sa mode.
élégant.
N°.5 Culture Chanel (relié)
Editions Abrams
http://www.abramsbooks.com










