Clichés/design

« Inventer des choses pour le plus grand nombre et au meilleur prix »


Le designer et artiste français Pascal Mourgue est mort, samedi 6 décembre, d’une embolie pulmonaire. Né en 1943, diplômé de l’école Boulle, où il était entré à 14 ans et demi, et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il est l’auteur de grands succès dont les canapés Câlin, Smala, les chaises Lune d’argent, Tutti Frutti, des pièces qui associent fonctionnalité et esthétique. Il collabora pendant sa carrière avec de nombreux éditeurs en France et à l’étranger parmi lesquels Fermob, Cinna, Ligne Roset, Cassina ou Knoll. Dans les dernières années de sa vie il se consacra plus particulièrement à la création artistique. Pascal a exprimé, par ses dessins et croquis, ses sculptures et ses peintures, la fragilité, « la solitude et l’émerveillement de l’homme face à son environnement, à la vie et à ses vicissitudes ».

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Nendo : créateur de l’année 2015 à Maison&Objet Paris

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En mode dripping

Holy Stools / Limited run for Gallery S. Bensimon, Paris, September 2014
François Chambard a fondé l’atelier UM Project à Brooklyn à New York City en 2004. UM pour Users and Makers (“utilisateurs et fabricants”) est né du désir de créer de ses propres mains des objets usuels sans renoncer aux apports de la technologie. Ultra graphique, « Holy Stools » est une collection spéciale de 20 tabourets en exclusivité pour la Gallery S. Bensimon. Les couleurs sont toniques et vivantes, le résultat est élégant et intelligent, faisant dialoguer avec aisance un artisanat industriel à une sensibilité ultra moderne. L’envie : un petit meuble ludique réfléchi qui fait qu’il devient tout aussi gratifiant dans une maison qu’une oeuvre d’art.

http://www.gallerybensimon.com

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Olivier Gagnère : un homme d’expérience

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La Galerie Maeght met à l’honneur le designer français Olivier Gagnère avec une série inédite de céramiques, vases et coupes, réalisés dans les ateliers Parigi à Sesto Fiorentino, en Italie. Olivier n’a jamais été un homme ordinaire, il a toujours pris le risque d’exposer ses idées, de trouver des solutions originales, de créer des volumes en cassant les géométries. Son message majeur : une relecture audacieuse et sculpturale des grands classiques, le vase et la coupe. L’élégance subtile de ces objets, conçus pour sublimer le quotidien, procède de l’efficacité mêlée à la précision du dessin au trait et à ce qui reste d’insaisissable quand il s’agit de feu et de terre. Olivier Gagnère a conçu ici un ensemble remarquablement vivant, joyeux, composé de pièces aussi pures que complexes. La question n’est pas « Est-ce que je fais ce que j’aime ? », mais « Est-ce que j’aime ce que je fais ? ».

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Adresse : 42 rue du Bac, 75007 Paris
Horaires d’ouverture :
mardi au samedi 9h30 / 19h, lundi 10h / 18h
http://www.maeght.com
http://www.gagnere.net

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Pour l’amour du geste

Pour cette quatrième édition de Paris Design Week, de showrooms en ateliers, de musées en galeries, les rencontres se multiplient grâce à une synergie internationale. Je soulignerais la naissance d’une nouvelle maison d’édition, « Collection Particulière », une aventure que Jérôme Aumont a assumé avec passion. Là, on est enfin dans la différence et dans l’échange. Des meubles et des objets pour ranger, pour poser, pour s’asseoir, pour mettre en scène, des objets de tous les jours et une force de travail exceptionnelle qui décuple l’énergie de création. Une étape supplémentaire bien franchie dans la carrière de ce garçon qui aime le beau. la coupe à fruits néo-industrielle et les bougeoirs sorcière de Dan Yeffet, la table en chêne massif comme taillée dans la masse de Sam Accoceberry, la console à souvenirs de Grégoire de Lafforest, les pièces en bois tourné à l’assise gainée de cuir de Christophe Delcourt. Mon coup de cœur, une boite, « objet de contemplation » en marbre et cuir de Laurent Nicolas. Des produits uniques pour une expérience unique, où se croisent l’art et la fonction. Lancement à la Biennale du design de Courtrai en Belgique du 1er au 25 octobre 2014.
http://www.collection-particuliere.fr

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Une histoire bien ciselée


Depuis sa création en 1910, cinq générations d’orfèvres ont forgé l’identité de l’atelier Richard orfèvre. Edmond Ricard crée l’atelier et oriente son activité vers la fabrication de couverts en argent massif. En 1932 sa fille épouse Marcel Richard et fonde les établissements d’orfèvrerie. En 1952, leur fils Jacques Richard donne une nouvelle impulsion aux ateliers en développant la production d’orfèvrerie de naissance et de commandes spéciales. DE 1970 à 1980 la maison intègre la restauration d’orfèvrerie ancienne. En 1994, Francis Régala reprend la société et perpétue le savoir-faire. En 2011, Richard orfèvre fête ses 100 ans et dévoile une collection exclusive signée par Serge Bensimon, Ruth Gurvich, les 5.5 Designers, Franck Sorbier et Non Sans Raison. Jean Pierre Cottet-Dubreuil prend la tête de l’orfèvrerie en 2012 et fait appel à la jeune garde du design et de la création. Passionné, il s’appuie sur les mêmes techniques pour fabriquer à la main des pièces rares, issues d’un savoir-faire « haute-couture ». Jean Pierre s’associe à l’architecte Grégory Monier pour repenser l’espace situé dans une discrète arrière-cour du 3e arrondissement de Paris. Grégory retravaille l’espace, une haute porte vitrée invite à entrer, l’atmosphère est sereine, les coloris sont clairs, un parquet en pointe de Hongrie fait écho aux boiseries anciennes, une ouverture sur l’atelier permet d’entrevoir les artisans de la maison au travail. Richard-orfèvre, c’est un savoir-faire forgé à la fois dans son présent et dans son avenir.

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« Light and Space » XL


La lumière s’affirme comme le thème majeur de Ludovica+Roberto Palomba. Chez Foscarini, la famille « Rituals » compte maintenant une suspension extra-large. La poésie et la légèreté des différentes déclinaisons s’inspirent des lanternes japonaises traditionnelles créées dans les années cinquante par Isamu Noguchi. Elles vont se servir de l’espace, l’occuper, le montrer. L’effet de meulage du verre satiné obtenu grâce à un processus industriel et les lignes horizontales d’épaisseur différente et apparemment aléatoires filtrent et modulent l’intensité de la lumière. Ces sculptures jouent sur la transparence et l’immatérialité, posant la question de leurs limites en tant qu’objets. Seules ou en composition elles invitent la lumière, l’air et le regard à circuler librement dans l’espace. C’est ce vide qui est modulé par ces périmètres lumineux même lorsque les lampes sont éteintes.
http://www.foscarini.com
http://www.palombaserafini.com

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Il Maestro…Gio


Certains vont rire, mais j’assume. Architecte et designer industriel avant l’heure, Gio Ponti, (mon préféré), a mené une carrière unique en participant de manière active au renouveau du design italien d’après-guerre. Né à Milan en 1891, il débute son activité d’architecte au sein de l’agence d’Emilio Lancia et Mino Fiocchi. Directeur artistique de 1923 à 1930 pour Richard Ginori (c’est Paola Navonne aujourd’hui), fabricant de céramiques, il adapte l’ensemble des créations de l’entreprise à la production en série et conçoit des pièces néoclassiques couronnées d’un grand prix à l’Exposition Internationale des Arts décoratifs de Paris en 1925. Il lance Domus, revue d’architecture aujourd’hui encore publiée et dont il fait une référence internationale. En 1930, il crée pour Fontana des meubles et des luminaires. Il construit l’Ecole de mathématiques de l’Université de Rome (1934), le premier immeuble pour Montecatini (1936), les ensembles d’appartements « Domuses » à Milan (1931-36). De 1946 à 1950, il conçoit pour Venini des bouteilles, des verres, des lustres, dont un chandelier multicolore en verre de Murano. En 1948, il réalise la célèbre machine à expresso la Pavoni dont les cylindres chromés évoquent l’univers industriel. Les années cinquante sont les plus prolifiques de sa carrière : avec Piero Fornasetti, il crée du mobilier, des aménagements intérieurs néoclassiques. Au même moment, Idéal Standard lui confie la conception d’une gamme de sanitaires. Dès 1955, la chaise Superleggera conçue pour Cassina, toujours en production aujourd’hui, entre dans toutes les salles à manger d’Italie : fabriquée en frêne, inspirée du mobilier traditionnel des pêcheurs de Chiavaria, village d’origine de Ponti, son design à la fois classique et ultra moderne ainsi que son poids-plume (1,7 kg) lui ont valu le Compasso d’Oro de 1957, prestigieux prix que Ponti a d’ailleurs contribué à créer. On retrouve cette association de tradition et de modernité dans la célèbre Tour Pirelli (127 m de haut, et un bon repère pour ceux qui se perdent à Milan), conçue en 1955 avec l’ingénieur Pier Luigi Nervi. Dans les années 1960 et 1970, Ponti crée les façades « en dentelle » de la cathédrale de Taranto (1970) et de la chapelle de l’hôpital de San-Carlo à Milan (1967). En collaboration avec les fabricants de céramique, dont Pozzi et d’Agostino, il mène des expérimentations sur les revêtements et réalise les façades du musée d’art de Denver (1971) et celle du magasin Shui-Hing de Singapour (1978). Je suis un inconditionnel, sans oublier Palladio (encore un italien) et Ledoux (qui lui, n’a pas eu de chance avec Haussmann).
http://www.gioponti.com/

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Et la lumière fut


Photos/Frank Hülsbömer
Flos refait la lumière sur l’œuvre du vénitien Gino Sarfatti. Il a probablement été le plus grand designer italien de la lumière entre 1939 et 1973. Il travaille la forme, entre le concept abstrait et celui plus concret de la quantité de lumière qu’il a à sa disposition avec une ampoule. Il travaille autour de l’ombre, de la lumière utile : l’éclairage d’un plan, l’éclairage d’un tableau, l’éclairage du plafond. Il ne crée pas des lampes, il projette la lumière vers l’extérieur. Elle est pour Gino Sarfatti étincelante, glorieuse, voire romantique. C’est sa capacité de réflexion qui est la chose la plus importante à ses yeux. Il habille la source lumineuse de poésie, il ne veut pas être designer mais l’artisan de « l’appareil d’éclairage » car il ne sait pas ce que c’est une lampe industrielle. Voici donc l’édition n°1 de Flos : le modèle 1063 produit par Arteluce est un lampadaire à lumière directe ou réfléchie, un fin tube en aluminium laqué blanc ou noire. Le modèle 1095, est un lampadaire à lumière indirecte sur une tige en tube d’aluminium laqué gris ardoise. Le modèle 607, est une lampe de table à lumière directe constituée d’un disque diffuseur et d’une base en forme de parallélépipède incliné en aluminium laqué blanc et gris caviar. Le modèle 548, est une lampe de table à lumière réfléchie et diffuse, avec un projecteur orientable fixé sur un tube en laiton poli, la vasque est en méthacrylate blanc, bleu ou orange. La suspension « monte-et-baisse » n° 2129 est orientable à 360° sur le plan horizontal. Flos « Re-éclaire » Gino Sarfatti.
http://www.flos.com

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Lignes sous haute tension


Photos/Jérôme Galland
Architecte d’intérieur et designer indépendant, Grégoire de Lafforest passe par l’agence de Bruno Moinard, de Noé Duchaufour Lawrence et de Gilles & Boissier, il développe aujourd’hui ses propres projets d’architecture intérieure et de mobilier. Il aime l’espace, le décloisonne souvent pour créer des microarchitectures en réalisant des petits volumes dans le grand. La collection Exo de Grégoire de Lafforest s’expose à la Galerie Gosserez, un travail singulier où il privilégie un dessin qui va à l’essentiel. Un jeu de disproportion sous tension où les blocs monolithiques de noyer et de marbre noir « Saint Laurent » flottent dans des exosquelettes en métal patiné noir. Une table haute, une table basse et une armoire limitées à 12 exemplaires plus un prototype.
http://www.galeriegosserez.com
http://www.gregoiredelafforest.com

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