Le rêve prémédité…

Les géométries de l’escalier des Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

À Deauville le rêve est prémédité. Loin du grouillement bruyant et coloré des planches, j’observe les géométries d’un escalier à contre-jour immergé dans la lumière qui entre par la baie vitrée du bel été des Franciscaines. Je cherche à capturer l’énigme architecturale en la réduisant à un noir et blanc cadré qui restitue l’atmosphère innovante du projet de l’agence Moatti-Rivière. Dans l’atmosphère onirique des chemins du paradis, les lignes se croisent et servent de rideau de scène à des perspectives où la clarté s’invite pour modeler et dévoiler une culture muséale recherchée et poétique à l’image de la station balnéaire.

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Le rêve prémédité…

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la tactilité des toiles et du sable…

Rayure soleil, parasol de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

Dans un ciel d’azur, assez rare à Deauville, une mer de couleurs ouvre la marche en file indienne. Le photographe John Batho a dit : « photographier ces parasols, leurs formes et leurs couleurs, c’est construire des rythmes et les partager sur un mode joyeux, en retrouvant la même spontanéité que susciterait une boîte de peinture renversée sur la plage ». Je ne connais aucun autre endroit où l’ordre de la couleur éprouve à ce point le regard et attire autant l’horizon.

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la tactilité des toiles et du sable…

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Le sens du vide…

« Cornice d’Orsay », Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, Richard Alcock, Gilles Dallière

Ici, le sens du vide est salutaire. La suppression de presque tout dévoile la vérité du silence. Un jeu de lignes, un clair-obscur, la transparence du laque du Steinway. Tout ça pour mettre en valeur ce bronze en quête d’absolu et le cadre en poirier crée par Gae Aulenti pour le musée d’Orsay. Sa surface en verre est parfaitement alignée au bois permettant une visibilité totale de l’image à l’intérieur : la montée des marches d’un immeuble milanais.

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Le sens du vide…

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L’étagère et le design…

L’étagère, Mario Bellini, 1989, Bottega Ghianda. Richard Alcock, Gilles Dallière

Pour le designer italien, la forme même a sa fonction : apporter la beauté. Dans un univers digne de Luchino Visconti, elle trône au milieu des livres disparates pour mettre en évidence l’ambiguïté de sa fragilité. Dans une cage de hêtre massif, elle enferme quelques titres précis. D’autres fragments de livres sont oubliés. Certains, imaginaires, me font appréhender le monde et le design.

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L’étagère et le design…

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Dédié au bois précieux …

Leggio d’Orsay, Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, PhotographieRichard Alcock, Mise en scène Gilles Dallière

« Leggio d’Orsay » Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda.
Dans la bibliothèque, derrière les lourdes portes tendues de velours de soie, le lutrin déplie ses cadres en poirier massif pour restituer la part de rêve qu’un livre porte en lui. Alors tout devient légitime, et le livre ouvert à une réelle valeur visuelle. Exposé, il porte en lui un potentiel émotionnel formidable et devient une extraordinaire machine à rêve.

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Dédié au bois précieux …

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Dialogue avec la grâce…

« Tu t’es lovée
Comme une perle entrouverte
Pudique et résignée 
Comme la nacre de tes ailes 
L’éther n’avait plus besoin de belles cantilènes
Le musc s’évadait de la seule bouche de l’air qui t’aime 
Mais ce visage reflétant ensemble l’amour et la détresse 
Révélait-il un paysage d’ombre surgi du fond de la tristesse ? »


Poème de Philippe Siméon, photo Gilles Dallière, LE LIVRE DES INVOCATIONS, chapitre IV ; DIALOGUE AVEC LA GRÂCE, aux éditions St.Honoré. Parution fin juillet.

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Sur les traces d’un passé glorieux…

Détail des portes des salons d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Le blanc et l’or dominent sur les lambris des salons de réception de l’Hôtel de la Marine. Le vert émeraude des damas s’impose contre les tons pastels et les motifs fleuris dans l’ameublement des appartements du XVIIIe siècle. La redécouverte des formes antiques encourage la multiplication des pilastres cannelés, des chambranles surchargés, des trépieds, des cassolettes, vases à la grecque ou amours pompéiens. Tout ici donne à voir le cadre d’une société brillante. Les glands réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont ici tissés d’or et encadrés de lumière. 

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Hors du temps…

Détail de la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

Dans la chambre de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, je reste fasciné par le clair-obscur et le travail des cinquante corps de métier qui ont contribué à la restauration du monument. La chambre croule sous les damas, les velours et les soieries d’époque. Le rouge domine les motifs néoclassiques et donne à l’ensemble un cachet incomparable. Les fantastiques glands de rideaux, réalisés par les ateliers de passementerie Declercq sont d’une sophistication inégalée.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

L’escalier d’honneur de l’Hôtel de la Marine, Paris, gildalliere, 2021

L’Hôtel de la Marine a été construit entre 1757 et 1774 sur les plans de Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du roi Louis XV. Les décorateurs, Joseph Achkar et Michel Charrière, ambassadeurs du siècle des lumières, lèvent le voile sur ce chantier hors norme où le décor s’exprime en majesté. Ils sont allés dans le sens du lieu que Pierre-Élisabeth Fontanieu, intendant du Garde Meuble en fait : le premier musée des Arts décoratifs de France, où toute l’Europe se déplace pour venir voir les collections du roi. L’escalier d’honneur est une prouesse architecturale. En effet, les poussées sont rejetées sur les murs d’appui donnant sur la place de la Concorde et le passage de l’Horloge.

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L’ambassade du XVIIIe siècle…

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L’architecture du renouveau…

La nouvelle Samaritaine, Paris, gildalliere, 2021

La nouvelle Samaritaine est l’œuvre de l’agence japonaise SANAA. Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa ont réalisé les magasins Dior à Tokyo et travaillé sur le très beau projet du Louvre Lens. Cette double peau de verre, haute de 25 mètres, est une prouesse technique. Elle réfléchit les silhouettes des immeubles qui lui font face, tout en révélant la structure historique du bâtiment, par jeu de transparence. Comme toujours à Paris, le résultat ne fait pas l’unanimité, polémiques et attaques tendent cependant à prouver que SANAA a réussi son pari de rester fidèle à l’esprit du premier architecte de la Samaritaine, Frantz Jourdain, ainsi qu’à la vision d’Ernest Cognacq, son fondateur. Beaucoup de bruit pour rien, comme d’habitude et franchement ce n’est pas le rideau de douche comme disent les parisiens qu’il faut critiquer mais plutôt ce qu’est devenue la Rue de Rivoli.

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L’architecture du renouveau…

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