Archives d’Auteur: gildalliere
La mélodie des choses

Photo/Gilles Dallière
Il y a dix jours, j’étais à Anvers, au tout début de l’hiver, avec encore mille et un rêves derrière moi. Le temps était magnifique, les couleurs de la ville, parfois d’or, parfois grises m’ont amené à marcher vers l’insondable obscurité des quartiers nord. L’air est devenu glacé. Je me suis retrouvé devant le musée des Beaux-Arts, en travaux et c’est là que je me suis retourné, devant « l’Hippodrome », un restaurant tout en longueur, dans lequel je me suis installé pour dîner. La rigoureuse stylisation des tubes fluorescents à l’infini m’a fasciné. Dans tout ce fond obscur, j’y ai merveilleusement dîner.
http://www.hippodroom.be
Photo/Nao Tamura
À la gallery S.Bensimon, ce sont les eaux de la lagune de Venise entre la passe du Lido et celle de Chioggia, l’acqua alta, qui ont inspiré la créatrice Nao Tamura. La vision d’un canal à sec, la faible profondeur des fonds, le flux des marées sur les grandes étendues lagunaires, le réseau complexe des canaux font varier la couleur de l’eau souvent saumâtre. Nao et Wonderglass apprivoisent cette poésie. Nao Tamura créée une série de suspensions « Flow (T) » ou les couleurs bleu-vert flottent entre un monde réel et un imaginaire sculpturale en verre soufflé.
http://www.gallerybensimon.com
http://www.wonder-glass.com
Flow (T)
La barbe !
Simple tendance, effet de mode ou crise identitaire, c’est en tout cas une bonne nouvelle pour le métier de barbier, qui revient au goût du jour.
Video
Le retour de la barbe http://www.francetvinfo.fr/societe/video-le-retour-de-la-barbe_466048.html
Il faut dire que, comme bien d’autres tendances capillaires, la barbe est une mode cyclique. Après la barbiche des années 1990, puis le style androgyne exempt de poils qui a suivi, il n’est pas surprenant de voir réapparaître la pilosité masculine. Symbole de virilité, la barbe est aussi le reflet d’une génération qui aime fuir les conventions, en portant notamment complet, baskets… et barbe. Quelle barbe arborer? De la barbe complète à la «mal rasée», en passant par le collier de barbe (avec une ligne qui suit le menton) au chic guidon de vélo à la David Beckham, il y en a pour tous les goûts. Les barbiers quant à eux vous diront de la tailler selon votre pilosité et la morphologie de votre visage.
Il monumentale di Milano

Photo/Gilles Dallière, Milan.
Chaque fois que j’ai pu le faire, je me suis promené au cimetière monumental de Milan. Il est à l’image de cette capitale économique. La visite vous apportera une autre vision de sa richesse artistique et un témoignage historique sur cette ville un peu secrète. A deux pas du centre ville, reposent dans ce musée à ciel ouvert les personnages les plus illustres de Milan dans des décors sculpturaux allant du sublime à la démesure. « L’Edicola Bernocchi », cette tour de « Babylone » en est l’un des symboles. L’architecte Alessandro Minali et le sculpteur Giannino Castiglioni, l’achèvent le 10 décembre 1931 pour honoré la mort du sénateur et industriel Antonio Bernocchi, et si vous entrez à l’intérieur, comme je l’ai fait pour cette photo, le ciel en devient encore plus spirituel. Le cimetière a été conçu par l’architecte Carlo Maciachini (1818-1899). Il a ouvert en 1866. Depuis lors, un large éventail de sculptures contemporaines et classiques appartiennent à des dynasties d’industriels. Des artistes de renom tels que Giò Ponti, Arturo Martini, Lucio Fontana, Medardo Rosso, Giacomo Manzù, Floriano Bodini, et Giò Pomodoro y ont largement contribué. Prenez le temps d’y aller.
L’ikebana est une tradition d’art floral qui remonte à plus de 13 siècles. Le Japon a reçu l’art floral de la Chine au début du VIIème siècle. La dynastie Tang rayonnait alors sur tout le monde oriental et les ambassadeurs japonais ramenèrent avec le bouddhisme la coutume des offrandes florales « kuge » aux autels bouddhiques et aux stupas. Des offrandes qui doivent comporter trois fleurs : une haute et deux plus basses. Nous avons là l’origine du premier bouquet vertical, nommé tatebana, qui donna plus tard le rikka et le shôka. Plantica, vous offre aujourd’hui un coffret design, avec tous les ustensiles pour faire un Ikebana. Une boite transparente, dans laquelle se trouvent trois plateaux fluorescent, rose, vert, orange. Une paire de ciseaux fait par « Sakagen », un maître japonais, pour couper les fleurs à piquer sur le support qui se pose sur le plateau. La couleur s’adapte au choix de votre composition. À vous d’avoir le talent de faire ce qu’il reste d’une tradition japonaise contemporaine : un ikebana et çà, c’est un art. un très beau cadeau de Noël et une video sur : http://www.ikebanakit.net
http://www.plantica.net
Ikebana mon amour
Un espace organique

Photo/Gilles Dallière, L’hôtel particulier de Joël et Jean Martel, rue Mallet-Stevens, Paris, 1926-1927.
Au centre de la construction, un spectaculaire escalier à vis, proclame sa sculpturale autonomie spatiale. Le pivot cylindrique, recompose l’unité de l’ensemble du bâtiment. Il articule les différents volumes des appartements. De l’extérieur, c’est comme un disque en ciment dont la sous-face est carrelée en mosaïque rouge et le long vitrail de Barillet courant sur toute la hauteur de la tour distinguent celle-ci du reste de la construction. À l’intérieur, à la spirale continue de l’escalier enfermée dans le cylindre répondent plusieurs volées de quelques marches, qui se reflètent dans un miroir pour mieux en accentuer la profondeur. Une scénographie novatrice de l’espace architectural.
« Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement de saisir autre chose que des gouttes de lumière et de couleurs qui tremblent au bord des cils. L’odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme. A peine, au fond du paysage, puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village, et s’ébranle d’un rythme sûr et pesant pour aller s’accroupir dans la mer. »
Albert Camus. Noces à Tipasa.
Noces à Tipasa
Le monocle rit jaune
Native Union crée Monocle, une enceinte portable, combiné téléphonique et kit mains libres amplifié, et oui je vous assure que c’est le nouvel accessoire de votre smartphone. Je l’utilise partout où je vais, il se connecte à mon Iphone, mon Ipad, oui je mange des pommes tous les soirs. Grâce à lui je dors avec ma musique partout ou je vais et j’aimerais partager plus de conversations avec mes amis si ils en avaient un. Le système est génial, c’est un haut parleur de 40mm de diamètre, on peut le mettre dans sa poche, mais il vaut mieux le porter autour du cou ou attaché à votre sac, comme un bijou high-tech et emmener votre musique partout avec vous. Monocle est équipé d’un écouteur rembourré ultra confortable, une simple rotation de la bague de volume le transforme en un haut-parleur amplifié. Son micro full duplex permet à plusieurs interlocuteurs de parler en même temps sans interruption. A 49,90€, achetez le, c’est Noël et franchement, il n’a qu’un problème, il ne rit pas jaune.
http://www.nativeunion.com
http://www.bathroomgraffiti.com


