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Lisbonne

Lisbonne Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Lisbonne, 2007
« Retentissent, il doit y en avoir huit, que je ne compte pas, les coups marquant une heure de plus à un clocher ou une horloge solennels. Je m’éveille de moi à cause de cette banalité qu’il existe une heure, claustration que la vie sociale impose à la continuité du temps, frontière dans l’abstrait, limite dans l’inconnu. Je m’éveille de moi et, posant mon regard sur tout cela, à présent plein de vie et d’humanité coutumière, je vois que la brume est sortie du ciel tout entier, sauf cette part de bleu qui dans le bleu fluctue de n’être pas encore vraiment du bleu, je vois qu’en moi elle a en vérité pénétré jusqu’à l’âme, et qu’en même temps elle a pénétré jusqu’à l’intérieur même de toutes les choses, qui est ce lieu par quoi elles sont en contact avec mon âme. J’ai perdu la vision de ce que je voyais. Aveuglé de voir. Je sens désormais dans la banalité du savoir. Cela n’est désormais plus la réalité : c’est simplement la vie. »
Fernando Pessoa

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