Clichés/expositions

Arbre en torsion, tout un Art.


Photo/Henrique Oliveira/André Morin
On va beaucoup entendre parler du Brésil a partir de ce soir et je profite de l’occasion pour vous montrer ces images surprenantes de cette installation monumentale intitulée « Transarquitetônica » que l’artiste brésilien, Henrique Oliveira, vient de réaliser au MAC USP (Museu de Arte Contemporanea da Universidade) à São Paulo, au Brésil. Avec ses oeuvres, il met en évidence l’architecture du lieu en posant la question de la nature et de son envahissement. À Paris on peut voir une sculpture spectaculaire installée au Palais de Tokyo. Intitulée Baitogogo, le bâtiment lui-même semble être la matrice de l’oeuvre, qui a donné naissance à ce volume en bois de « tapumes », matériau utilisé en particulier dans les villes au Brésil pour construire les palissades de chantier et les favelas. Très loin de la planète Foot qui va nous envahir, il joue sur les données existantes et structurantes de l’espace à l’instar des piliers qu’il prolonge et démultiplie en vue de leur adjoindre une dimension végétale et organique, comme si le bâtiment prenait vie. Ces excroissances ne sont pas sans rappeler les rhytidomes communs à l’écorce des arbres. La texture de cette installation en bois renvoie inévitablement à certaines essences des forêts tropicales d’Amazonie, les entrelacs constituent des réseaux hors contrôle, répondant à une logique que l’homme ne pourrait plus maîtriser. À voir absolument au Palais de Tokyo jusqu’en novembre 2014.
http://www.henriqueoliveira.com
http://www.mac.usp.br
http://www.palaisdetokyo.com

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Clichés/design

À la recherche de l’excellence


Chaque année, dans le cadre des collections « Capsule », Romeo Sozzi offre son savoir-faire à de grands créateurs. Mais ce qui rend heureux Romeo c’est le dialogue qui s’installe entre le designer et l’artisan de luxe qu’il est. À ce moment là, sous le ciel bleu lavé, là ou les Alpes ferment le lac de Côme, il se passe beaucoup de choses. Ce qui rend encore plus heureux Romeo c’est de voir la collection réalisée. Pas avant. C’est Olivier Gagnère qui découvre Promemoria, fasciné par la qualité et l’extraordinaire exigence de Romeo Sozzi. Deux collections voient le jour : Méditerranée, ou l’ébène épouse le bronze, le cuir et le rotin et Atlantique, ou l’ascèse des formes, le vide des espaces, le choix des matières s’offrent au travail des compagnons qui, au-delà de leur virtuosité, confrontent leur production comme une leçon d’élégance.
http://www.promemoria.com

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Archiportrait Richard Neutra par Federico Babina
Illustration/Federico Babina

« Des maisons aussi bien adaptées à chacun que les nids à chaque espèce d’oiseau ».

Richard Neutra

Clichés/citations

Archiportrait : Richard Neutra

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Clichés/photos, Clichés/voyage

Le palais des marbres

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Photo/Gilles Dallière Tunisie, Skanès, 2006
Le palais que réalisa Olivier Clément Caboub est sobre et moderne. Nous sommes au début des années 60, le président Bourguiba et sa femme se font construire cette résidence d’été entièrement recouverte de marbre veiné, dominant la mer au milieu d’un parc de 50 hectares planté de palmiers. La décoration intérieure est confiée à trois décorateurs : le grand salon et les halls d’attente à Maxime Old, la salle à manger et la suite d’un membre de la famille du président à André Leleu et l’aile du président à Raphaël. Max Ingrand dessine les luminaires et les fontaines. Le lieu est exceptionnel, mais ce qui m’a le plus touché c’est ce moucharabieh de marbre extérieur dont le maillage accélère le passage du vent qui diffuse la fraîcheur à l’intérieur du palais des marbres. Un très beau souvenir.

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Clichés/design

Enfin un cadeau pour la vie

Malle W.  trousseau
Photo/Marie-Pierre Morel
Lancée par Isabelle Mathez, Juliette Thévenin et l’incontournable Frédéric Winkler, (la lampe gras), la Malle w. Trousseau c’est une sélection de 43 objets absolument pointus et indispensables à la cuisine d’aujourd’hui. Très loin du gadget, Le concept est intelligent et impeccable. Trois plateaux réunissent tout le nécessaire pour couper, cuire et contenir. Les objets sont fabriqués par des artisants aux savoir-faire irremplaçables.

Le plateau coupe réunit 11 objets : 5 couteaux aux tranchants japonais affûtés par une pierre (attention les doigts). La fourchette pique viande est indispensable à la coupe. Le couteau Corse (bien trempé), donne du caractère à la "Malle". Le mortier dose la finesse des épices et du poivre. La planche à découper en noyer devient une oeuvre d'art. Les lames des 3 éplucheurs sont réglées à l'heure Suisse. Le savon en acier a été dégoté (impossible de faire sans). La louche et l'écumoire en cuivre se font la belle. La spatule en érable ne sait plus ou donner de la tête. Le tablier de cuir rougit de devenir plus beau de jour en jour.

Le plateau cuisson réunit 9 objets : le dessous de plat s'accroche avec passion du fourneau à la table. La cocotte en fonte finlandaise trône dans la cuisine. le poêlon est l'oeuvre d'un artisan allemand passionné par la fonte (à prendre avec les maniques en tricot suédois pour ne pas se brûler). Les torchons en lin tissés dans le nord de la France se soulignent de noir. Le moule américain en verre passe du chaud au froid. La palette (à tout faire), la poêle (made in France) et la sauteuse (évasée) deviennent des ustensiles de première nécessité.

Le plateau contenants se compose de 10 objets : un faitout et un insert à pâtes pour faire vivre la smala. L'indispensable cuillère à spaghetti qui rit de voir la passoire (retour du marché) plantée sur ses trois pieds dans l'évier. Le torchon en chanvre s'enroule autour de la taille comme un tablier. Les plats à gratins en grès naturel restent des grands classiques de la cuisine française à empiler. Le cuit poulet, objet insolite, permet de cuire la volaille à la verticale (jamais le dimanche). Les planches à découper en hêtre se font aussi belles à regarder. Le presse-purée nous rappelle des saveurs depuis longtemps oubliées (allo maman bobo). Le fouet ballon reste multi usage (tiens tiens). Les 3 bols Margrethe, lestés sur le fond se moquent bien des formes d'aujourd'hui.
Débarrassez-vous du superflu, là vous avez le top du top pour 3215€, un must.
Je précise qu'on peut acheter les objets à l'unité ainsi que des petites collections autour de la purée, des pâtes, l'huilier et le vinaigrier et la petite mandoline à main, avec ses 2 lames interchangeables.
La Malle w. Trousseau c'est le meilleur pour la vie.
http://www.mallewtrousseau.com

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Clichés/photos

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cimetière Milan Gilles Dalliere
Photo/Gilles Dallière, Milan 2006

« Il Monumentale di Milano » est un des lieux les plus extraordinaire de cette ville. J’aime les cimetières parce que l’on finit toujours par mourir. Les cimetières sont pour moi des jardins. Je les ai vu fleuris de la nostalgie, qui, d’ailleurs, sont peut-être déjà les jardins de la nostalgie pour notre existence elle-même ; l’existence que, lentement, tout doucement, nous cherchons à couvrir de fleurs et que parfois nous couvrons de cailloux, jusqu’a ce qu’on puisse la reconnaître dans le désert le plus silencieux, ou que parfois aussi nous couvrons de statues en pleurs, faites par des sculpteurs, juste pour accompagner nos rêves dans le vide.

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Illustration/Federico Babina

« Le meilleur comité de standardisation du monde c’est la nature elle-même ».

Alvar Aalto

Clichés/citations

Archiportrait : Alvar Aalto

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Clichés/design

Il faut peser ses mots


Photos/Quentin Bertoux
Les paroles ne s’envolent plus à tort et à travers, les écrits restent. Grâce aux Perrin & Perrin le monolithe de cristal échappe à son stéréotype. Le dialogue du noir et du blanc, moins conformiste, rappelle la dialectique de l’écriture. Trois presse-papiers : Rift, Mesa et Lapilli, numérotés et limités à 17 exemplaires, piègent nos mots grâce à cet élégant enchevêtrement de lettres mis en lumière par la cristallerie de Saint-Louis.
http://www.saint-louis.com

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Clichés/photos

Géométrie de paliers

Gilles Dallière, Milan 2004
Photo/Gilles Dallière, Milan 2004
Architecte d’intérieur, je dessine. Aujourd’hui je m’essaie à la photographie. Cette image n’est pas un document car je ne crois pas qu’elle vous apprenne quoique que ce soit sur le lieu représenté que vous ne sachiez déjà, et puis quelle importance. En revanche, je crée le doute sur le statut des images, en trouvant un regard spécifique pour chacune d’entre elles. Je travaille à partir de l’architecture, elle trouve un rythme dans mon oeil et c’est là, le moment rare, où regard et tracé se superposent parfaitement, qui font du dessin une pratique irremplaçable. Le temps du dessinateur n’est pas celui du photographe et l’implication du corps n’est pas la même.

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Archiportrait Walter Gropius par Federico Babina
Illustration/Federico Babina

« Le nouvel esprit d’organisation, qui peu à peu se dévoile, nous renvoie au fondement des choses : pour concevoir n’importe quoi, un meuble, une maison, de façon qu’il puisse fonctionner correctement, il faut d’abord rechercher son essence ».

Walter Gropius

Clichés/citations

Archiportrait : Walter Gropius

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