LA LUMIÈRE EN APESANTEUR

Le silence règne encore quand le cristal rencontre la lumière. « Folia » créée par Noé Duchaufour-Lawrance invite à ouvrir les yeux sur plus de 400 ans de savoir faire à la manufacture de Saint-Louis. Les vingt-cinq objets de la collection font vaciller la taille et mettent en valeur l’éclat du cristal. Au bout de la nuit, après deux ans de travail, l’indomptable collection associée au bois balance son rai de lumière comme une armure d’ombres portées pour mieux protéger sa fragilité. Il faut le regarder l’orgueilleux cristal si puissant à inspirer les artistes pour faire rêver un futur que j’espère encore passionnant. Lampes à poser, lampadaire, bout de canapé, carafes, flûte à champagne, verre à vin, verre à eau, bougeoirs et miroir vacillent dans un souffle aux formes résolument nouvelles.

saint-louis.com
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Clichés/collection, Clichés/design

LA LUMIÈRE EN APESANTEUR

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Céramique, Clichés/décoration, Clichés/tendances

Maison & Objet, Paris Déco Off, chuttt, faut pas le dire, c’est fini.

Maison & Objet, Paris Déco Off, chuttt, faut pas le dire, c’est fini.

Contre le vacarme incessant des mots de nos politiciens et les poisons sociaux qui vont ralentir cette nouvelle année, le silence d’Elizabeth Leriche s’est imposé à une époque survoltée. L’art de vivre et le style s’offrent une cure de sérénité. La beauté se déleste des artifices de l’ornement inutile et se consacre à la recherche de l’essentiel. Je vous livre ici l’idée d’une simplicité qui m’a fait du bien à l’âme. 

À contre-jour, Twill de soie et coton, Dedar. Table Terzo, détail céramique émaillée Christiane Perrochon et érable, Bruno Moinard Éditions. , Assiettes, nappe en chanvre, Serviette en lin, Society. Revêtement mural, Océania, Élitis. Tapis collection Blur, Bokeh II, en soie, Tai Ping. Suspension, Ontwerpduo, Serax. Eat Sweet, Yamaka. Service de table Giro, Ben Van Berkel/UNStudio, Alessi.


Where are we going, installation de Chiharu Shiota au Bon Marché Rive Gauche. Livre, Tham Ma Da, The Adventurous Interiors of  Paola Navone by Spencer Bailey, edition Suzanne Slesin, Pointed Leaf Press. Cairn, Guillaume Delvigne, Tools Galerie. Tissu, Mrs Robinson,rubellivenezia. Olympia, Doriana et Massimiliano Fuksas, Nemo. Tapis, collection Paralleli, Dimorestudio, Golran. Collection Five Circles, Muller Van Severen, Valerie Objects. Natecru, Pierre Frey. vase Twin havane et jaune, Vanessa Mitrani, Roche Bobois. Tissu et papier peint Fuochi, Livio De Simone.


Miroirs Luminarie de Marcantonio Raimondi Malerba, Seletti. Plats, Canova Constance Guisset, Moustache. Tapis Lake fait au Népal, Amini. Canapé Avio avec table basse intégrée, Piero Lissoni, Knoll. Higgs,suspension avec LED. de Piero Castiglioni, Promemoria. Tissus Manhattan, Savaii, Hudson, Sahco Hesslein. Vases en céramique de Giorgio Ricciardi Laboratorio Castello. Banquette X-Ray, Alain Gilles, La Chance. Etagère Hutch de Chiara Andreatti, Atipico. Assiette Reflets, Maguelone Marin, Jars.


Miroir Dorian Grey, Formagenda. Détail pied bureau, Matthieu Bourgeaux Tiptoe. Console Shine, Meridiani. Suspensions Gambi, Eno Studio. Tube, tapis, Joe Colombo, Cappellini. Panneaux Prism Partition de Tokujin Yoshioka, Glas Italia. Tables Sunrise et Sunset, DeCastelli. fauteuil Bluemoon, Patrick Jouin, Coédition. Papier peint Rete, Livio De Simone.

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Réinventer le bois pour l’art

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Photo/Richard Alcock/Gilles Dalliere

La table basse « KYOTO » de Gianfranco Frattini, la boite à secret de Carl Magnusson et Emanuela Frattini Magnusson, les cadres « CORNICE D’ORSAY », le lutrin « LEGGIO D’ORSAY », les coupes, le marque page de Gae Aulenti, la bibliothèque tournante de Cini Boeri, l’étagère de Mario Bellini, c’est Romeo Sozzi et son directeur artistique  Michele de Luchi qui en parlent le mieux.

À Brera, au cœur de Milan, ce carambolage de bois précieux renaît entre ombre et lumière dans le nouveau showroom « BOTTEGA GHIANDA ». Ode au noir qui marque l’espace pour mieux mettre en valeur les courbes des bois précieux, ultra sensibles, de l’ébéniste Pier Luigi Ghianda sur des consoles ovales tapissées de cachemire. Une mise en scène radicale dans un décor sur mesure où chaque objet tient le premier rôle. Sublime…

Bottega Ghianda
Via Formentini, 9
20121 Milano

http://www.bottegaghianda.com

Clichés/adresses

Réinventer le bois pour l’art

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L’ATELIER BRANCUSI, UNE OEUVRE À PART ENTIÈRE.

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Photos/Gilles Dallière

Lundi dernier je suis aller à Beaubourg voir la rétrospective sur Pierre Paulin (Cliché : Pierre Paulin, le pouvoir du design). En arrivant sur la « piazza »je suis descendu dans ce jardin qui protège la reproduction de l’atelier parisien de Constantin Brancusi. Dans une douce lumière blanche orchestrée par Renzo Piano, 137 sculptures, 87 socles originaux, 41 dessins, deux peintures, 1600 plaques photographiques de verre et tirages originaux, sa guitare et son poêle sont figés semble t’il pour l’éternité.

centrepompidou Brancusi 3

Brancusi est une des figures emblématique de la sculpture moderne du 20e siècle. À sa mort, en 1957, il lègue par testament à l’État français l’ensemble de son atelier au 11 de l’impasse Ronsin dans le 15e arrondissement de Paris. Une œuvre à part entière où les sculptures sont disposées en relation avec l’espace qui les contient. Un corps constitué de cellules qui se génèrent les unes et les autres dans une étroite relation spatiale.

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À la fin de sa vie, il ne se concentrera plus qu’a cette proximité là. Elle devient si essentielle que quand il vend une œuvre, il la remplace par son tirage en plâtre pour ne pas perdre l’unité de l’ensemble.

centrepompidou Brancusi 2

Loin de la foule du centre Pompidou Renzo Piano a su préserver l’idée d’un espace très intérieur dans lequel s’infuse une lumière zénithale incroyable. Une respiration avant d’aller boire un dernier verre de vin blanc à la terrasse du George bondée de touristes en short et en tongs.

http://www.centrepompidou.fr

Clichés/expositions

L’ATELIER BRANCUSI, UNE OEUVRE À PART ENTIÈRE.

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Pierre Paulin, le pouvoir du design.

empillage de chaises %22Tongue%22 1967 Artifort

Le fauteuil qui tire la langue, le canapé en forme de serpent, le tapis volant c’est lui.

Les fauteuils qui ont perdu leurs pieds, le tapis qui grimpe au mur, l’araignée qui éclaire le plafond, c’est encore lui.

Jusqu’au 22 août, Le centre Pompidou consacre une exposition monographique sur l’œuvre de Pierre Paulin à travers une centaine de meubles, maquettes et 35 dessins virtuoses qui, à l’ère du numérique, prennent un sens tout particulier. Il nous regarde dès l’entrée, vif et heureux de la place qui lui est enfin attribuée. 50 ans de création qui commencent en 1950, diplôme de Camondo en poche. Comme dessinateur de formes sous le conseil de Maxime Old, il entre dans l’agence de Marcel Gascoin. Il dessine des formes simples, épurées et sensuelles, adaptées au symbole d’un modernisme social et à un mode de vie résolument décontracté. En 1951, il découvre le design scandinave à la suite d’un voyage. Il multiplie plus de 200 assises pour le fabriquant néerlandais Artifort. Entre 1954 et 1959 Pierre Paulin créé pour Thonet France un mobilier à destination des collectivités. C’est à ce moment là qu’il met au point le brevet d’un jersey extensible qui lui permet d’inventer un nouveau langage. Il gomme les structures pour en faire des taches chromatiques à fleur de sol. En 1971, Il est l’auteur de la transformation des appartements privés de Georges Pompidou à l’Élysée. En 1983 François Mitterrand lui confie le célèbre « Salon Doré ». C’est en 1975 qu’il fonde avec sa femme Maïa Wodzislawska et Marc Lebailly, ADSA (Architectural Design SA). Rejoint par Michel Schreiber et Roger Tallon, ils participent au déploiement d’une nouvelle approche du geste autour des notions du design industriel et du design global. Ils révolutionnent une manière de penser le mobilier, ils inventent un nouvel art de vivre, une nouvelle mobilité de l’habitat. Ils sculptent les lignes d’un monde qui fait qu’aujourd’hui Pierre Paulin marque indéniablement l’histoire de la création française. Un homme hors du commun.

http://www.centrepompidou.fr

Clichés/expositions

Pierre Paulin, le pouvoir du design.

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Promemoria : une édition haute couture.


Photos/Daniele Cortese

Ce 16 juillet 2016, l’air est chaud à Milan presque étouffant. En sortant du Palais Borromée d’Adda, je déjeune au frais dans les jardins de la Trattoria Bagutta, un décor incroyable chargé de l’histoire des peintres qui firent la gloire de ce quartier. En sortant je glisse sur les larges pavés de cette petite voie dont la seule particularité est qu’elle débute à l’entrée de la fameuse Piazza San Babila, plaque tournante de la couture internationale, jusqu’à rejoindre la fameuse via Sant ‘Andrea. Chez Promemoria, j’entre dans un rêve. Une dimension différente m’offre le sentiment d’une secrète intimité. D’étages en étages, je laisse le temps couler devant la présentation de cette collection « Night Tales » qui m’entraine « au bout de la nuit ». Je m’installe à ce bureau dont la résonnance du cuir mat et lisse scellé dans le bronze, encadré par la richesse des caissons en Mahogany me fascine. Il y a dans la veine de ce bois exotique une subtilité qui plus que la lumière directe semble favoriser les formes sobres de la structure du mobilier. Devant le canapé, la force et la vigueur de la marqueterie d’ébène de la table basse, « Plenilune » est magistralement mise en scène. Passé l’escalier, le buffet « La Belle Aurore », abrite ses secrets, replié dans le reflet d’un orgueilleux miroir « Ey-De-Net » encadré de cuir vert. Je prends la pose devant la beauté intrinsèque de la mise en scène orchestrée par la bibliothèque « Nightwood » et l’envie me gagne de me laisser convaincre par l’assise en cuir d’un rouge prononcé du fauteuil « Rachelle ». Mon regard croise l’insolente dynamique des chaises « Vespertine ». Le minimalisme maîtrisé du canapé « Nocturne » se détache de ce silence feutré m’invitant à m’asseoir, un verre de Dry Martini à la main. Oui le calme existe et c’est le vent d’été qui m’a déposé à Milan, 13 via Bagutta. L’illusion est renforcée par l’emplacement remarquable du lit « Kalì Nikta » dessiné par Davide Sozzi. Il offre une palette de couleurs sourdes dont le bois de hêtre se fait l’écho. Il y a des gens comme ça, qui passent leur vie à repousser les limites d’un luxe intemporel. Romeo Sozzi est un as de ce genre singulier.
http://www.promemoria.com

Clichés/design

Promemoria : une édition haute couture.

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Mise en scène autour d’une chaise : inspiration.

J’aime l’Afrique et ce qui est inspiré de la culture Africaine. Les trois designers espagnols, Laura Blasco, Juanmi Juárez et Alex Estévez (Mermeladaestudio) ont été fascinés par une petite chaise à palabres africaine sculptée dans le bois. La forme, basse et étroite, l’angle de l’assise confortable, la structure robuste les entrainent à faire cette expertise : créer une assise, faire ressurgir cette mémoire du beau et de l’utile. « Jambo-Africa » éditée par Moroso est une chaise robuste et élégante qui m’a inspirée toute une série d’images autour de sa ligne. Des images de matières, de couleurs, ethniques mais pas trop, qui m’offrent un sentiment d’intimité dans un autre monde. Je l’ai associé à une table basse : la « Pylon Gradient Wood » créée pour Diesel Living Moroso dont la texture du plateau de chêne est très particulière.
http://www.moroso.it
http://www.mermeladaestudio.es

Clichés/design

Mise en scène autour d’une chaise : inspiration.

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LE PHOTOGRAPHE DU SILENCE

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© Succession Josef Sudek

Les fleurs qui fanent sur le rebord d’une fenêtre c’est une inspiration néoromantique. La buée qui coule le long d’une vitre, une recherche visuelle autour des différents états de l’atmosphère. Les rendus vaporeux des premières années transforment un univers qui échappe au présent. À la manière d’un Monet, il est fasciné par les variations de lumière qui s’offrent à lui depuis l’intérieur de son atelier, un antre saturé de musique qu’il ne quitte guère. Il préfère la végétation en broussaille d’un petit jardin de ville à la géométrie trop définie et anguleuse de l’architecture. Il aime la profondeur des noirs, ceux de la nuit, ce qui lui permet de saisir les jeux syncopés de ces taches de lumière sur l’impénétrable rideau des ténèbres. Il tente de photographier le silence, celui des objets dans des natures mortes chargées d’émotion. Quarante ans après la mort de leur auteur, les images du grand photographe tchèque Josef Sudek continuent d’instiller leur parfum délicat et mélancolique. « Le monde à ma fenêtre » c’est l’histoire d’un homme qui adopte des angles audacieux, des photographies empreintes de sentiment pour mieux se concentrer sur la pureté des formes.


© Succession Josef Sudek

Au Jeu de Paume, place de la Concorde jusqu’au 25 septembre.
http://www.jeudepaume.org

Clichés/expositions

LE PHOTOGRAPHE DU SILENCE

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LE ROI EST MORT, VIVE LE ROI !Capture d’écran 2016-06-23 à 11.29.14.png
Photo/Anders Sune Berg. Courtesy the artist; neugerriemschneider, Berlin/Tanya Bonakdar Gallery, New York © Olafur Eliasson.

 

De l’eau, beaucoup d’eau, des miroirs, beaucoup de miroirs et un soleil, orangé qui balance ses rayons dans un été bien timide. Il est l’emblème du Roi Louis XIV et de l’artiste dano-islandais Olafur Eliasson. Il succède ainsi à Anish Kapoor dont « le vagin de la Reine » avait suscité une vigoureuse polémique. Comme un mirage, sur le Grand Canal, il y a de la magie et de la perfection dans cette cascade haute de 40m, placée exactement dans l’axe du soleil couchant. André Le Notre, le créateur du parc de Versailles, ne peut qu’en être fier. Alors que le sol du bosquet de la Colonnade se couvre de débris rocheux transportés par les pollutions des glaciers du Groenland, le flou artistique d’une ronde de brume qu’on a peur de déchirer, encercle le bosquet de l’Étoile. À l’intérieur, aux fenêtres du salon d’Hercule, Olafur Eliasson profite de la proximité des bâtiments pour créer un jeu de reflets troublant. Pour clore la magie de la perspective de la Galerie des Glaces, des cercles lumineux se démultiplient dans un jeu de miroirs géants. Dans le salon de l’œil de Bœuf deux miroirs se font face. Sur l’un d’eux le cercle lumineux façon soleil couchant traverse l’œuvre du plasticien pour se retrouver plus loin sous la forme d’une éclipse. Dans l’austère salle des Gardes, deux miroirs suspendus diffusent une lumière orangée. Face à la cascade 2 yeux de laiton doré « anamorphosent » l’espace. Une installation à vous couper le souffle de beauté, on est chez le Roi-Soleil quand même !
Au château de Versailles : jusqu’au 30 octobre 

http://www.olafureliasson.net
http://www.chateaudeversailles.fr

Clichés/expositions

LE ROI EST MORT, VIVE LE ROI !

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À Milan : une escapade haute en couleur

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Photo/Frédéric Ducout/Style/Gilles Dallière

Entre deux bureaux et sa maison, Andrea Dall’Olio aime se détendre dans un petit appartement situé en plein coeur de Milan. Un lieu à part où il concocte ses mélanges de couleurs et de matières poussé par une irrésistible envie de lumière et de gaieté.

Comment marier les couleurs ? En assumant les oppositions fortes, les mariages osés, les associations débridées. Créateur de tissu, designer, il dirige avec maestria un des bureaux de style les plus apprécié dans le monde du textile de la mode et de la décoration. L’hiver dernier, Andrea Dall’Olio se met à rêver d’un espace clair et épuré, il refuse l’idée d’un minimalisme froid. Il ne touche pas aux volumes mais mise sur une palette de matières et de teintes vives travaillées tantôt en harmonie, tantôt en contraste. Toutes les pièces de l’appartement sont définies par une couleur dominante, le but étant de créer un effet « kaléidoscopique ». Les contrastes l’emportent : dans l’entrée le rouge répond au brun et à l’orange ; dans le salon les turquoises, les roses et les verts s’opposent au jaune des fauteuils et au graphisme noir et blanc des canapés. Dans la chambre, quelques touches de rouges permettent de réchauffer un bleu ciel omniprésent. Andrea joue avec la couleur et la lumière. Pour lui elle est une nécessité vitale. Un mariage réussi avec le blanc des murs, les imprimés des années 70 et l’omniprésence des tapis kilims. La décoration est tout un art, celui de mélanger, d’oser, de malmener parfois, elle est par essence éphémère, espace de jeu et d’expérimentation. Inutile de se demander si l’on pourrait y vivre, le propos est ailleurs et ce que l’on en retiendra d’abord, c’est ce geste décoratif qui ne s’encombre ni de bon ni de mauvais goût. Un univers, un vrai, 100% bonne humeur.

http://www.aadesignstudio.it

Clichés/interiors

À Milan : une escapade haute en couleur

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