
Au trinquet, les hommes parlent peu. Ils frappent. La balle répond mieux que les mots. Les cris rebondissent contre les murs, la sueur dessine des géographies invisibles sur les maillots, les respirations se heurtent au rythme des échanges. Ici, la masculinité n’est ni une posture ni une démonstration. Elle est une intensité partagée, une manière d’habiter le corps, d’éprouver sa force à celle des autres, puis de s’asseoir ensemble comme si rien ne s’était joué. Le trinquet est un théâtre sans décor où chaque partie réveille une mémoire plus ancienne que les joueurs eux-mêmes. @gillesdalliere
