Les strates de merveilleux

Pushkar, le marché, Inde, gildalliere, 2004
Photo/Gilles Dallière

C’est pour ces photos que j’ai compliqué ma vie pendant quatorze ans. Ce voyage, n’était-il pas si gorgé de supercherie qu’aucune vérité n’en pourra jamais prendre forme ?
N’y aurais-je trouvé que moi, cet impossible moi cherchant un équilibre ?
Je me hâte sans but, je traverse par les sentiers aériens du temps la place du marché de Pushkar. C’est un bazar où l’on flâne à l’écoute de ce que le village sacré nous veut de bon, à la recherche de la vraie vie. À cette heure les oiseaux rusent avec leurs ombres sur l’eau grise du lac balisé par des temples multicolores. Il y a une caravane de dromadaires, des strates de magie, des nuées et de la poussière de merveilleux. Je suis perdu au milieu d’un paysage sans bornes de champs comme des cuirs tannés tendus sur des ondulations de terre mauves, jaunes, roses et bleues. Un paysage dont l’enivrante répétition des mesures conspire à vous essorer l’âme. Là est le merveilleux.

Clichés/architecture, Clichés/photos, Clichés/voyage

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