Clichés/tendances

So Wax


Je suis de très bonne humeur aujourd’hui. Alors comme j’ai déjà publié deux « Clichés », sur le wax je me suis dit allez jamais deux sans trois ? Alors je m’exécute. Le but n’est pas d’occidentaliser le wax mais de le démocratiser, pour le choix des motifs, le wax offre une infinité de possibilités telles qu’il peut alterner entre formes géométriques de toutes sortes et dessins plus ou moins figuratifs, souvent inspirés par la nature. Quand le wax devient branché, on le trouve par touches sur des accessoires, des bijoux, des sacs, et c’est cela qui me plaît. Les créateurs de mode utilisent de plus en plus le wax pour des modèles destinés à une clientèle occidentale. Malgré des tentatives de production locale, l’Afrique est dépassée par la demande et ne peut lutter face à l’efficacité des producteurs européens, principalement hollandais, qui fournissent désormais tout le continent en tissus. La principale société, Vlisco Group, est basée à Helmond depuis 1846 et distribue quatre marques – Vlisco, Woodin, Uniwax et GTP – qu’on retrouve sur les marchés d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale comme dans les grandes métropoles telles que New-York, Paris et Londres. Alors gardons la wax attitude.
http://www.vlisco.com

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Clichés/tendances

« Tragédie »

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Tragédie, une chorégraphie d’Olivier Dubois qui visitera bientôt Québec et Montréal, est menacée de censure dans la région Pays de la Loire par une candidate du Front National aux municipales de La Roche-sur-Yon. Le spectacle serait «indécent» à cause de la nudité intégrale de ses danseurs. Ça n’avance pas beaucoup, la nudité n’est pas une agression, elle est une valeur artistique à ce ballet.Les politiques n’ont pas autre chose à faire ?

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Salvador de Bahia
Photo/Gilles Dallière, Salvador de Bahia, Brésil
« Il y a le trou noir de la salle, l’invisible spectateur, et sur la scène la cathédrale du drame, le cercle de lumière et cette voix. Derrière les piliers, dans l’ombre, on devine des présences inquiétantes… Je grelotte, je m’accroche à un éclat de bois sur le sol, une petite marque rouge, je m’hypnotise. Je respire lentement, N’aie pas peur, Henri, c’est du théâtre, c’est l’enfant qui a peur de toi. Voilà, nous y sommes, il faut tout ce début pour être plus juste, à ma place. Maintenant il ne me reste qu’à être généreux, jouer, jubiler, que ce soit dans la joie ou la souffrance. »
Bernard Giraudeau, « Cher amour ».

« On ne pouvait pas s’entendre »

Citation

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Enfin, le Carreau du Temple ouvre ses portes le 25 avril. « Corps sous toutes ses coutures », est le thème de cette année à travers le sport, la mode, le théâtre, la musique, la danse, le design, les arts vivants. Le Carreau du Temple se veut être une pépinière de projets, un incubateur de nouvelles formes venant s’enrichir des propositions d’artistes partenaires, de structures culturelles associées ou de salons en devenir, avec un intérêt fort pour les enjeux internationaux. Il repose sur une économie mixte publique/privée inédite à ce niveau dans la capitale. La restructuration et la rénovation du Carreau du Temple ont été menées, sur la base d’une conduite d’opérations assurées par la Direction du Patrimoine et de l’Architecture de la Mairie de Paris, à partir d’une maîtrise d’œuvre confiée au studio Milou Architecture. Le parti pris propose de révéler la structure métallique épurée de la halle sur un fond monochrome et lumineux en bois de chêne. 6500 m2 au coeur du 3ème arrondissement qui va faire chaud au corps et à l’esprit.
http://www.carreaudutemple.eu

Clichés/tendances

« corps sous toutes ses coutures »

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Clichés/expositions

Émotion

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Bill Viola affirme que l’ère de la vision optique est terminée et, malgré cela, ses œuvres donnent l’impression d’une parfaite évidence visuelle : ce paradoxe d’une image non destinée à la vue est le thème de cette exposition au Grand Palais du 5 mars au 21 juillet. Vingt oeuvres majeures mêlant tableaux en mouvement et installations monumentales seront exposées au seuil de la fiction. Bill Viola est sans conteste le plus célèbre représentant de l’art vidéo. Il crée des configurations audiovisuelles qui permettent de produire un effet persuasif sur le spectateur qu’il soit naïf ou sophistiqué tout en sollicitant son système nerveux. Dans une quête à la fois intimiste et universelle, l’artiste exprime son cheminement émotionnel à travers de grands thèmes métaphysiques – vie, mort, transfiguration. Il en reste une chose capitale, l’émotion.
Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Studio Bill Viola
Commissariat : Jérôme Neutres , conseiller du Président de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et Kira Perov, Executive Director du Studio Bill Viola.

http://www.grandpalais.fr

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Photo/Frédéric Guigue 2014
Pierre Passebon rend hommage à Gérard Drouillet. Son monde est rempli d’une infinité de structures, d’informations, d’événements et de forces sans interaction ni lien entre eux. Un monde illusoire qui regorge de formes, de couleurs opulentes qui nous abusent. Le regard se perd à déchiffrer la toile, le peintre privilégie la spontanéité des formes, tout un univers fantasmagorique libéré par la magie du geste. Gérard Drouillet trouve dans la céramique un prolongement naturel de sa peinture, un besoin de surdimension où la couleur investit les formes et comme le dit Terry de Gunzburg, « ses sculptures, comme tombées de ses toiles, balancent entre compact et légèreté, espièglerie et romantisme noir…Il joue, il nargue, joue à plaire et à déplaire ».
J’ai la chance d’avoir une toile, achetée à Eygalières, d’une force brute que je ne regrette pas.

Du 5 mars au 5 avril
Pierre Passebon Galerie du Passage
20/26 Galerie Véro-Dodat
75001 Paris

Livre :
Gérard Drouillet
Éditions du Regard 2014
Drouillet HD

Clichés/expositions, Clichés/livres

Gérard Drouillet peintre et céramiste 1946-2011

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Escale à New Delhi

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Photo/Gilles Dallière, New Delhi
Je sors de l’hôtel Impérial. Il fait encore très chaud. Je suis seul. Seul, et j’emmène avec moi mon oeil, plus ingénu et heureux que je le croyais. Seul : moi et mon appareil de photo. Moi et des milliers de gens, et des milliers de choses. Tout est nouveau. La nuit tombe, toutes les rues sont encore animées…Le temps s’écoule, merveilleusement je dois le dire, il s’écoule. Dans ce bâtiment administratif, il n’y a plus personne, je pénètre dans les couloirs. L’architecture est sobre et élégante il ne me reste que le temps de cadrer la perspective de hauts plafonds et de voûtes blanches qui conduit vers un jardin poussiéreux. Je sors, remonte la grande avenue et me perds dans l’incroyable brouhaha de l’Inde moderne.

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Photo/Bertrand Limbour/Reportage Gilles Dallière
En Belgique, au bord de l’Escaut, l’architecte d’intérieur Marc Massa et l’ingénieur Roger Liekens nous dévoilent leur maison Art déco, construite par le sculpteur Karel Aubroeck. La maison a trouvé sa triple fonction d’origine : habitat, salle d’exposition et lieu de réception. Passionnés d’art et de design ils transforment la galerie et les pièces de réception en un lieu de rencontre animé et exposent des artistes qui leur ressemblent. Ils osent un gris appuyé sur les murs de l’atelier pour mettre les oeuvres de leurs invités en valeur. Fruit d’un long travail de recherche, la subtilité des couleurs est aussi révélée par la matité des beiges et du vert lichen des autres pièces. Comme un écho à l’écrin végétal de Daniël Ost, magnifiant la monochromie verte du jardin et la géométrie des plans d’eau où se reflète le gris lourd du ciel flamand.
La maison de Uil
http://www.de-uil.be

Clichés/interiors

Temple des arts

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Clichés/tendances

« Elle a vraiment vécu sa vie »


Vous n’avez jamais vu une vraie rédactrice en chef ?
Achetez le film de Lisa Immordino Vreeland, « Diana Vreeland L’oeil doit voyager » et vous allez passer un moment extraordinaire, parce que le regard de cette femme a révolutionné la mode.
Le magazine W la surnommait « Big Chief Forever ». Elle a tout inventé, crée une nouvelle profession. Elle a façonné l’esprit de ce qu’est un magazine de mode aujourd’hui et ses idées révolutionnaires sont devenues la norme. En 1930, Dans Harper’s Bazaar, ses injonctions stylistiques sont emblématiques. Elle lance Richard Avedon, David Bailey, prend un soin très particulier au choix des mannequins. Elle utilise les défauts de ses modèles. Au début des années 1960, elle fait de Vogue le miroir de ses métamorphoses. Diana Vreeland démocratise la haute couture en mixant des pièces de créateurs et des vêtement bon marché, n’est-ce-pas ce que nous cherchons tous a faire aujourd’hui, même dans les journaux de déco. Face a cette femme hors norme, aussi charmeuse qu’impérieuse, Anna Wintour et Carine Roitfeld peuvent aller se rhabiller et le diable aussi.
Pyramide Video

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Clichés/photos

Enchanté ou surpris !

À quel espèce d’exercice nous conduit la version photographiée d’une maison ? Voilà 29 ans que je me pose la question. Je crois qu’il faut l’inventer et pas l’habiter, il faut montrer les traces de passages, d’usages où l’image est momentanément consacrée par son abandon. Il faut en retenir l’idée du détail mais aussi d’une addition impossible de surfaces interrompues. Il faut en faire un visage, en devenir le locataire enchanté ou surpris. Il faut en faire un catalogue d’angles, de plis, de durées et de juxtapositions de matières. Il faut savoir regarder, puiser dans son vide ou dans son trop plein. La maison offre sa peau, sa réceptivité à la lumière, et c’est précisément ce que nous ne pouvons plus faire dans les journaux de décoration aujourd’hui. Je ne parlerai même pas du rôle d’un styliste sur un reportage, il doit être un journaliste et pourtant je vous assure que l’inverse n’existe pas.

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