Photos/David Foessel

PNY, le fameux restaurant à burgers s’installe dans le Marais, sa troisième adresse parisienne. On ne change pas une équipe qui gagne : même carte, même concept, même architecte et pourtant tout à bougé. l’agence CUT-Architectures mise sur les couleurs pastel, du rose, du bleu ciel. des tubes néons colorés soulignent l’architecture métallique tout en se reflétant dans les miroirs situés derrière le métal déployé du bar et de l’escalier. Les lignes de fuite sont étudiée avec une précision extrême. Les suspension et les appliques sont faites sur mesure. le marbre blanc du sol est incrusté d’éclats de verre. L’architecture en devient presque Art Déco et les mélanges couleur et bois sont audacieux. Côté carte, les hamburgers sont toujours au rendez-vous avec un petit nouveau « Indochine mon amour » qui se mange froid et qui sera parfait cette été. Une escapade amusante dans un Haut Marais qui bouge terriblement bien.
PNY : 1 rue Perrée
75003, Paris
http://www.pny-hamburgers.fr
http://www.cut-architectures.com

Clichés/adresses

Paris New York, suivez le guide.

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Les architectes de la Tate Modern de Londres et du stade olympique de Pékin, HERZOG & DE MEURON viennent d’achever la première boutique MIU MIU au coeur du quartier AOYAMA à TOKYO . Un bâtiment plus opaque que transparent, presque intime, qu’il faut vouloir découvrir. 720 m2 sur deux étages cachés sous un vaste auvent en bordure de rue. Sans logo ni repère la façade est lisse comme un miroir et c’est sous cette pente surdimensionnée que la boutique devient visible. Le vert des brocarts marque tout l’espace. Le cuivre extérieur et intérieur reflète cette couleur emblématique. Dans ce quartier où prolifère les marques de luxe, l’architecture est hétérogène. Jacques Herzog et Pierre de Meuron y ont posé une boîte dont la couverture s’ouvre légèrement pour y marquer l’entrée et permettre aux piétons de regarder à l’intérieur. C’est dans cette transparence que tout devient vivant.
http://www.miumiu.com

Clichés/adresses

Secret Story

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La design week de Milan est bien la foire la plus importante du moment et certainement la plus influente au monde. Elle s’organise dans toute la ville, plus de 500 présentations qui nous font beaucoup courir. Le principal est à Rho, le temple des grands éditeurs et Euroluce où la lumière cette année était reine. Dans le centre les créations flottaient dans l’air. On passe l’incontournable Zona Tortona pour s’échapper à Lambrate. Voilà une petite sélection du quartier de Ventura Lambrate. Place aux jeunes pousses, à la création, on sort du conformisme, on y réfléchie, on y attend de la surprise, de nouvelles expériences. La promenade est amusante, l’humour y est partout, on y rencontre du monde et il y avait urgence à inventer des territoires d’étonnement. Une autre histoire, même dans ce petit bistrot près de l’église qui nous transporte des années lumières dans la différence.

Clichés/design

Hors piste

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Cette église est une véritable œuvre d’art qui se transforme en fonction de l’angle de vue de celui qui la regarde. « Reading Between the Lignes », est son nom, elle a été conçue par le groupe d’architectes « Gijs Van Vaerenbergh » dans la campagne de Looz en Belgique. Cette œuvre architecturale est composée de 100 couches d’acier empilées et décalées à égale distance. La structure devient tantôt pleine, parfois ajourée, voire transparente comme un mirage. Les curieux qui regarderont de l’intérieur de l’église vers l’extérieur seront les témoins d’un jeu de lignes jouant sur les abstractions et qui devraient modifier leur perception de l’environnement. L’église et le paysage font partie inhérente de l’œuvre. Entre le visible et l’invisible il ne reste plus qu’à la consacrer.


http://www.gijsvanvaerenbergh.com

Clichés/interiors

Vu sous cet angle, Dieu existe

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Enfin, les Bains Douches, haut lieu des nuits parisiennes des années 80, (et j’y étais), immense espace usé et fatigué, renaît de ses cendres pour accueillir les oiseaux de nuit comme de jour.
Les Bains rouvrent ! Après deux  ans de travaux, c’est un hôtel cinq  étoiles qui occupe tout l’immeuble du 7, rue du Bourg-l ‘Abbé. Dans les 39 chambres et suites de la ­version 2015, des frises de carrelage blanc entourent les têtes de lit, tel un rappel de la phase « thermale » des années 70. Les Bains d’aujourd’hui ont conservé le damier noir et blanc du dance-floor « Starck » mais pour la salle à manger la couleur rouge de Chine des murs et du plafond ondulé donne une impression cinématographique. La fresque du graffeur Futura 2000, peinte dans les années 1980, est là, visible depuis le restaurant. Trois architectes et designers ont œuvré à cette renaissance, dont Tristan Auer. La décoration est d’un luxe discret. La boîte ( souvenir) est toujours au sous-sol. La piscine à la mosaïque bleue a été déplacée, conservée à l’identique. Elle servira de hammam aux clients. La discothèque est réduite, des tables sont alignées ici et là, une estrade pour les concerts est posée… L’usage dira si le lieu retrouvera le lustre d’antan ! Vive la rive droite.
https://www.lesbains-paris.com

Clichés/adresses

Quel dépoussiérage …

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Autoportrait de Piero Fornasetti, 1941-1945
© Courtesy Fornasetti

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Cette video est parfaite, elle me permet d’en rajouter une couche. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas rater l’exposition Piero Fornasetti aux Arts Décoratifs. Dans ce monde « post-moderne » dès 1930, il transpose des dessins, des images, des jeux de collage, avec humour sur n’importe quelle surface et ça c’est de la DÉCORATION. La scénographie de Giulio ALBERTAZZI est géniale et dans la grisaille du quotidien, même si le printemps pointe son nez, je peux vous dire que ça fait du bien.
Commissariat
• Barnaba FORNASETTI
• Olivier GABET directeur des musées des Arts Décoratifs

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Le catalogue de l’exposition, sous la direction de Patrick Mauriès, 55,00 €, 292 pages, 400 illustrations, 19 x 33 cm, Relié plein papier.

Les Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 55 57 50
Métro : Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries
Autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95

Clichés/expositions

« La folie Pratique »

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INAHO

Non, « Inaho » n’est pas une lampe d’intérieur, c’est un rêve lumineux inspiré par des tiges de riz se balançant au gré du vent dans les rizières asiatiques… Une œuvre d’art quoi !
Hideki Yoshimoto et Yoshinaka Ono, du studio Tangent, sont les inventeurs de ce concept qui unit la plus haute technologie à une approche naturelle, celle du mouvement de l’air. Grâce au socle constitué d’un micro-contrôleur, les diodes électroluminescentes fermées dans une feuille dorée, perforée, se balancent au bout d’une tige de carbone flexible comme les oreilles de riz (inaho en japonais). La lumière s’éteint délicatement en fonction du passage des gens, une interconnexion sur la relation de l’homme à l’objet, véritable coup de foudre de la Gallery S. Bensimon au charme innovant du design japonais !
Et que la rigueur de la saison ne condamne pas la folie poétique de ces tiges pleines de sève généreuse, il faut toujours qu’il y ait devant nous une perfection. Le rêve qui flotte ici, en lignes indécises, a le coût qu’il mérite.

http://www.gallerybensimon.com

Clichés/design

Épis d’or

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Pour la liberté d’expression assassinée aujourd’hui.
http://boutique.charliehebdo.fr

Clichés/citations

Assassins

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Illustration/Federico Babina

Álvaro Joaquim de Melo Siza Vieira, né le 25 juin 1933 à Matosinhos dans la banlieue de Porto (Portugal) fait partie des grandes figures de l’architecture contemporaine. Le restaurant Boa Nova, construit entre 1958 et 1963 à Leça da Palmeira, aujourd’hui appelé Casa de Cha, est la première réalisation notable d’Alvaro Siza. Ce bâtiment est remarquable car il s’intègre soigneusement à un affleurement rocheux qui, à certains endroits, semble presque envahir l’espace intérieur. Une succession de murs rectilignes définissent l’espace et orientent le visiteur vers l’escalier d’entrée qui offre une vue sur l’océan. La métaphore de la ruine accompagne son travail, lié à l’idée aux principes de Le Corbusier. Pour Siza, modifier signifie révéler les préexistences, les intégrer dans un nouveau dessin, mais aussi mettre en évidence les murets, les pierres et les objets abandonnés sur le site comme de discrets vestiges archéologiques. Son deuxième grand projet est La faculté d’architecture de l’université de Porto, construite de 1987 à 1993, elle se situe au-dessus de l’estuaire du Douro qui traverse la ville. C’est la réalisation la plus significative de Siza parce qu’elle concerne l’école où il a étudié et enseigné. Son but est de se projeter dans le temps, et non contre le temps, en s’immergeant dans le territoire pour le renouveler en profondeur, sans rien détruire, en ajoutant et en superposant, en gardant la conscience d’être en harmonie avec le territoire existant et donc de vouloir l’améliorer. L’architecture de Siza est pensée pour durer, pour résister à toute consommation rapide, et accueillir l’éventualité de modifications futures.

« Je pense qu’il doit y avoir une certaine distance entre le naturel et ce qui est fait par l’homme. »

Álvaro Siza

Clichés/citations

Archiportrait : Álvaro Siza

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Le livre est sorti en 2012, mais j’avoue que j’ai été marqué par ce tour du monde où la teinture à l’indigo reste un savoir universel. Partout elle se déroule selon le même processus : la culture ou la cueillette de la plante, l’extraction du pigment, le montage de la cuve, le fil ou la toile teints qui émergent du bain et dont se saisissent le tisserand puis le couturier et le brodeur qui transforment le tissu en de sublimes vêtements. Cette couleur, universelle, est celle de l’humble comme du noble, du rentier comme de l’industrieux, du travailleur manuel comme du banquier. C’est la chemisette bleue et le bermuda délavé de l’Américain de Nouvelle-Angleterre comme la tunique du paysan chinois repiquant du riz dans la brume des montagnes du Guizhou. C’est le turban de l’indien du Rajasthan dans les rues de Jodhpur. C’est le tablier sur lequel la lavandière s’essuie les mains, le droguet du maquignon, la salopette graisseuse du mécanicien, le blue-jeans du fermier photographié par Walker Evans. Catherine Legrand parcourt pendant plus de 2 ans la planète pour réaliser ce travail exceptionnel sur la manière dont l’Indigo est cultivé et utilisé dans le monde aujourd’hui. Elle a en rapporté une iconographie et des témoignages qui font de ce beau livre une référence unique sur ce sujet.
INDIGO
Catherine Legrand
Éditions La Martinière
2012, 287 pages
http://www.editionsdelamartiniere.fr

Clichés/livres

L’indigo : la couleur qui change le monde

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