la tactilité des toiles et du sable…

Rayure soleil, parasol de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

Dans un ciel d’azur, assez rare à Deauville, une mer de couleurs ouvre la marche en file indienne. Le photographe John Batho a dit : « photographier ces parasols, leurs formes et leurs couleurs, c’est construire des rythmes et les partager sur un mode joyeux, en retrouvant la même spontanéité que susciterait une boîte de peinture renversée sur la plage ». Je ne connais aucun autre endroit où l’ordre de la couleur éprouve à ce point le regard et attire autant l’horizon.

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la tactilité des toiles et du sable…

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Dimanche 15 août 2021…

Les mythiques parasols de Trouville-sur-mer, plage de Trouville, gildalliere, mon été 2021

C’est dimanche, et je vois tout en couleur. La lumière est fluide, le ciel bleu s’est arrêté dans sa lente course vers l’immensité. L’été s’est enfin installé. L’homme en noir marche sur le bord des planches, ses mouvements sont lents et coordonnés. Il y a sur la plage une certaine vie. La lumière est intense. La foule du 15 août, les couleurs, la houle de la marée haute, les mouettes qui crient, tous regardent vers la digue celui qui s’éloigne. 

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Dimanche 15 août 2021…

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Mon été 21…

La Manche, plage de Trouville-sur-mer, promenade matinale, gildalliere, été 2021

« Pendant la nuit la pluie est tombée huit heures d’affilée, d’abord d’enfance, légère, timide presque, et puis installée, tenace et vieille. Et puis, de cette pluie le soleil est sorti, harassé ».

Extrait, Marguerite Duras, L’été 80.

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Mon été 21…

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Le soleil se lève sur le monde…

Vue sur le Havre, plage de Trouville-sur-mer, gildalliere, été 2021

« Le temps s’était couvert et la tempête est arrivée portée par le vent du nord. Ce vent était très fort, d’un seul tenant, sans trêve aucune, un mur lisse et droit. Et la mer de nouveau s’est déchaînée. De la pluie est venue pendant la nuit et elle a été chassée par la force du vent. Toute la nuit ce vent a hurlé, sous les portes, dans les failles des murs, dans la tête, les vallées, le cœur, le sommeil… Mais non ce n’était rien, rien que bruits de la mer et du vent. Et vous voyez, le soleil s’est levé sur le monde ».

Extrait, Marguerite Duras, L’été 80.

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Le soleil se lève sur le monde…

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L’été 80…

L’été 2021, Trouville-sur-Mer, Les Roche Noires, gildalliere, 2021

« La mer est changeante, l’espace d’une nuit elle est mauvaise et puis brusquement au petit matin la voici de nouveau calme, elle redevient bleue et se remplit à nouveau de voiles blanches et de soleil. Les pétroliers sont de nouveau là, en file indienne devant les falaises blanches d’Antifer. La mer est très basse en ce moment, elle est très loin, de la chambre noire je la vois bien, et elle laisse derrière elle des lacs, des îles, des archipels noyés de brume, des pays entiers de sables gorgés d’eau. La jeune fille et l’enfant ont traversé les sables découverts et ils sont allés dans la baie, du côté des pieux noirs, vers le chenal ».

Extrait, Marguerite Duras, L’été 80, Collection « double », les Éditions de Minuit

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L’été 80…

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Contre-jour…

Ouverture, abandon, Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Ne jamais perdre de vue la mesure de l’homme, clé ultime. La figure humaine est souvent suggérée par une ampoule, un volet, une ombre, la lumière, de simples proportions. Ici, la proposition visuelle est brutale et sans concessions. Elle porte en elle le souvenir des murets de pierres sèches qui en Grèce délimitent depuis toujours les champs. La Grèce fait partie de notre passé à tous, qu’on y soit né ou non.

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Les traces de l’abandon…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, chambre avec vue, Grèce, gildalliere, 2015

J’ai regardé la trace incertaine et aléatoire que la moisissure laisse au plafond. Le monochrome renforce le noir de la salissure, le blanc des murs, l’étouffante chaleur de l’été à travers la fenêtre, l’asymétrie des battants qui obturent l’espace parce que c’est la Grèce toute entière qui passe à travers le bâti. J’accentue la blancheur d’une ampoule, celle-là même qui se pend, seul et dérisoire rempart contre l’abandon.

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Les traces de l’abandon…

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La lumière suspendue…

La maison néoclassique de Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Dans une maison néoclassique abandonnée, quatre murs d’une chambre éclairée par une fenêtre en hauteur. Elle donne sur un champ de blé. À main droite des planches, un bâti, un vieux canapé cramoisi et de la poussière comme suspendue à la structure des poutrelles de bois saturant l’espace. Un tableau ? Une photo ? Une présence, une tension, une densité que peut-être la peinture ne permet plus. Sur le mur du fond, sur la fenêtre, un châssis métallique auquel est suspendue la lumière. Le sacré, le malaise, l’odeur fade, le rouge sensuel du velours, la chair ouverte.

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La lumière suspendue…

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Le sens du vide…

« Cornice d’Orsay », Gae Aulenti, 1986, Bottega Ghianda, Richard Alcock, Gilles Dallière

Ici, le sens du vide est salutaire. La suppression de presque tout dévoile la vérité du silence. Un jeu de lignes, un clair-obscur, la transparence du laque du Steinway. Tout ça pour mettre en valeur ce bronze en quête d’absolu et le cadre en poirier crée par Gae Aulenti pour le musée d’Orsay. Sa surface en verre est parfaitement alignée au bois permettant une visibilité totale de l’image à l’intérieur : la montée des marches d’un immeuble milanais.

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L’étagère et le design…

L’étagère, Mario Bellini, 1989, Bottega Ghianda. Richard Alcock, Gilles Dallière

Pour le designer italien, la forme même a sa fonction : apporter la beauté. Dans un univers digne de Luchino Visconti, elle trône au milieu des livres disparates pour mettre en évidence l’ambiguïté de sa fragilité. Dans une cage de hêtre massif, elle enferme quelques titres précis. D’autres fragments de livres sont oubliés. Certains, imaginaires, me font appréhender le monde et le design.

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L’étagère et le design…

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