Clichés/citations

La spirale d’or

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C’est la figure la plus répandue du monde naturel. Elle est la voie qu’emprunte l’énergie abandonnée à elle-même : la voie de la croissance libérée et cependant équilibrée. Dans le monde entier, le symbolisme religieux, artistique, onirique, les contes populaires et la mythologie foisonnent de motifs en spirale. Une spirale est une simple ligne qui s’élance sans fin à partir d’un pôle central et originel. Guidée par son sens de rotation, elle est une métaphore cosmique, révélant l’un ou l’autre versant de toute dualité : élévation ou déchéance, ascension ou chute, évolution ou involution, croissance ou dépérissement, accumulation ou dissolution, accroissement ou diminution. tu es devant ce choix maman.

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« Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement de saisir autre chose que des gouttes de lumière et de couleurs qui tremblent au bord des cils. L’odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme. A peine, au fond du paysage, puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village, et s’ébranle d’un rythme sûr et pesant pour aller s’accroupir dans la mer. »

Albert Camus. Noces à Tipasa.

Noces à Tipasa

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Iris Apfel, l’oiseau rare de la mode et du design

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Iris Apfel n’a rien d’une grand mère ordinaire ! elle est la doyenne de la mode, la sensation de la fashion sphère depuis quelques années. Iris a 92 ans. Elle est une femme d’affaires Américaine, Designer d’intérieur et Fashion icon née le 29 Aout 1921 à Astoria dans le Queens à New York. Ce qui distingue Iris c’est sa personnalité très énergique et toute en couleur. Son esprit reste jeune même si elle n’essaie à aucun moment de masquer son âge. Elle en est fière.
“Vieillir avec élégance c’est savoir éviter ces petites choses qui ne passent plus, le maquillage trop prononcé, le poudrage intempestif qui remplit les rides. C’est l’art de savoir éviter d’avoir l’air plus jeune. On n’a pas besoin de ressembler à un vieux schnok non plus, mais je crois bien que c’est Chanel qui disait « Rien ne vieillit davantage une femme que ses efforts désespérés d’avoir l’air trop jeune ». Je pense qu’on peut être attirante à n’importe quel âge. Essayer d’avoir l’air d’une jeune poulette passé un certain âge vous donne juste l’air ridicule. Je suis contre la chirurgie esthétique. Je pense que si vous êtes victime d’un accident ou si vous avez un nez comme pinocchio, c’est tout à fait justifié. Mais se refaire les seins, le ventre, les hanches, Je pense que c’est beaucoup de douleur, et de l’argent gâché. Pour une personne comme moi qui a dû subir de la chirurgie pour des raisons de santé, s’infliger çà, alors qu’on en a pas besoin, je trouve que ce n’est pas très malin. La vie ne vous donne qu’un seul voyage, autant en profiter. »
Merci chère Iris, de votre toupet et de votre extravagance.

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« Madiba » peint par Kadir Nelson/The New Yorker
« Cela semble toujours impossible, jusqu’a ce qu’on le fasse. »
Dans ce monde de lâche, et je sais de quoi je parle, la puissance, la finesse, la beauté morale de Nelson Mandela, ont fait de lui une personnalité exceptionnelle. Rendre hommage à cet homme parmi les hommes relève de l’ardente et légitime nécessité.

Le poing et l’amour

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Photo/Gilles Dallière, Paris
Si un jour tu me vois vieille, si je me salis quand je mange et que je ne réussi pas à m’habiller, soit compréhensif, souvient toi du temps que j’ai passée pour t’apprendre.
Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes.
Quand je ne veux pas me laver ne me fait pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant mille excuses pour que tu ailles au bain.
Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir, où que je perds le fil de la conversation, donne moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerve pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir a m’écouter.
Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considère pas comme un boulet, viens vers moi et offre moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas.
Quand je dis que j’aimerais être morte, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vie pas, on survie.
Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route.
Donne moi un peu de ton temps, donne moi un peu de ta patience, donne moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.
Aide moi à avancer, aide moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurais que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.
Je t’aime mon fils.

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Lettre d’une mère à son fils

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Patrice Chéreau lisait en public « Coma » de Pierre Guyotat au théâtre de l’Odéon et de l’Europe.

« …Au soir d’un dimanche, les derniers visiteurs partis, l’interne de garde fait le guilleret devant moi, et comme, à ce moment-là, je peine encore à parler, me demande de répéter, après lui, le vers de Mallarmé : aboli bibelot d’inanité sonore. Croit-il que je n’ai pas été capable, le serais-je à nouveau ?, d’écrire aussi beau, aussi tintant et mélodieux, aussi désespérant, vanité de l’âme sonore, et, moi, sur la longueur ! Mais, lui : aboli bibelot d’inanité sonore.
Me remettre en bouche, en cœur, en respiration, ce qui m’a tué, la splendeur qui m’a tué, desséché, ces sons tentateurs qui m’ont amené sous son ombre…
Après la clinique, c’est l’entrée dans la dépression douce, la guérison lente : la récompense de cette traversée de la mort, c’est, au lieu du palais enchanté que l’on croit avoir gagné à la sueur de son sang mort, un monde désenchanté, sans relief, ni couleur notable, des regards ternes qui ne vous voient plus, des voix toujours adressées à d’autres que vous qui revenez de trop loin, une obligation quotidienne à survivre, un cœur qui ne fait passer que du sang, et du sang qui ne chauffe plus. Il faut attendre. Sans colère. S’appliquer à se nourrir, à dormir, à se laver, à se vêtir, à marcher, chaque jour : le tout, presque seul, et sans même soi-même à ses côtés, essayer : essayer par à-coups, si gauche, de reprendre du cœur. Patience, patience… »

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Photo/Gilles Dallière, Fatehpur Sikri, Inde.
Les mémoires issues de nos lignées familiales sont engrammées dans nos cellules. Nous ne faisons que répéter ce que nous connaissons déjà. Et cette répétition ne doit rien au hasard. Il faut remonter aux mémoires inscrites dans notre corps. Il s’agit en quelque sorte de nous informer en conscience de notre manière de fonctionner. d’accepter ce que nous avons vu : oui, je fonctionne comme cela dans le quotidien et cela me met dans telle émotion. Je l’accepte et j’en assume complètement la responsabilité, sans me juger. Cette descente permet de dénouer l’énergie vitale bloquée dans mon corps. Elle ouvre à la transformation radicale qui me conduit vers mon être essentiel. Ce travail a donc une grande dimension spirituelle. Il a pris une place très importante ces derniers mois où j’ai été confronté à des situations très douloureuses, j’en accueille l’annonce dans une paix et une confiance relatives. Je sais que mon énergie vitale est détournée, qu’elle est bloquée depuis longtemps. Mon corps s’exprime d’une manière éprouvante, mais il s’exprime. Je ne peux plus me cacher derrière une apparence de « gentil garçon ». Surtout, je ne veux plus me laisser effrayer par quoi qu’on me dise, quoi qu’on m’annonce. Je comprends que le blocage de mon énergie vitale se cristallise dans plusieurs organes. J’ai aussi découvert que par le travail sur mes ressentis, en revisitant mes schémas répétitifs, il m’est donné de participer à un retournement qui me conduit à une meilleure attitude. Cela, en prenant la responsabilité de ma vie dans toute sa réalité et sa vérité. les choses ne sont pas terminées et certaines étapes demeurent très rudes à franchir. Le travail en Mémoire Cellulaire n’a de sens que s’il conduit au corps. Pour y accéder, il s’agit d’abord de faire une lecture de notre propre vie, à travers différents outils comme la « grille des cycles de vie biologiques mémorisés ». À partir de la date de notre indépendance économique, nous établissons une grille chronologique des événements marquants de notre vie, lesquels s’inscrivent dans des temps précis de notre histoire, avec des débuts (naissance) et des fins de séquences (mutations, passages à autre chose, maladies, mort). Lors de ces événements, nos cellules ont enregistré à leur manière des impacts, des chocs, des traces. La grille nous permet de remonter vers l’origine, et surtout d’aller vers le sens à donner à ces événements. Qu’est-ce que nous sommes venus rencontrer et vivre dans notre existence ? Le corps, lui, le sait. Mais nous ? Nous avons l’impression de savoir avec notre tête, notre intellect, celui qui nous fait tourner en rond, mais notre réalité, où se trouve-t-elle ? Pour la Mémoire Cellulaire, c’est notre corps qui détient notre vérité. Nos émotions et nos ressentis sont uniques. Une pensée ou une action juste ne peut émerger que d’une écoute profonde de nous-mêmes, à travers nos émotions « vraies » car certaines d’entre elles sont « parasites », issues de nos schémas répétitifs. Nous sommes, nous Occidentaux, bien souvent des infirmes, tant nous avons relégué notre corps à un stade « inférieur », tant nous n’avons que peu d’intimité avec lui, tant nous sommes peu incarnés. Il faut détecter nos émotions, voir si elles sont parasites ou vraies, les manifester d’une manière juste. Elle nous amène aussi à apprendre à ressentir l’impact de tel ou tel événement ? Comment décrire ce ressenti pour « aller dedans » au lieu de le fuir ? Ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons re-contacter, puis libérer l’énergie bloquée dans le corps. Je me conduit avec plus de paix avec les autres. J’apprends peu à peu à ne plus me confronter à des propos qui blessent. Le fait d’exprimer mon ressenti à l’autre – plutôt que de critiquer ou de donner des conseils – est un moyen de faire baisser la tension. Pouvoir affirmer : « Quand tu me dis ceci ou quand tu te conduis comme cela avec moi, j’éprouve ceci ou je ressens cela » est une prise de responsabilité, l’inverse d’une condamnation. J’aimerais accompagner ma mère dans la maladie, avec une plus grande compréhension et compassion. Étant donné la nature de ma relation à elle depuis toujours, je sais intellectuellement que la seule voie possible est le pardon, mais je n’y parvient pas existentiellement. Parce que la mémoire cellulaire est un travail où le corps, ré-informé, participe à la transformation de l’être, ce pardon est devenu une réalité incarnée.
« Savoir pour le corps, c’est pouvoir faire. »
Le corps connaît son histoire, parce qu’il l’a enregistrée dans ses propres cellules dès la conception et pour tout le temps que dure notre « chemin » vers l’accomplissement de notre personne.
Le corps parle quand il veut. Mais quelle qualité d’écoute sommes-nous en mesure de mettre en place ? Parfois cela ne peut se faire : le corps est comme muet. Nous avons à respecter ce temps. Il s’agit alors de respecter le corps. Il ne faut surtout pas le « violer » en voulant, d’une certaine manière, le forcer à nous livrer ce qu’il sait. Le corps devient véritablement le temple de l’Esprit. Pas seulement le corps, d’ailleurs, mais la totalité de notre personne réunifiée dans toutes ses dimensions – corps, âme et esprit – et reliée à son Un divin. Il s’agit bien d’une dynamique de vie, d’une croissance de notre personne, dans le sens de croître, faire croître, « augmenter ».
Oui, c’est dans notre corps, et non dans notre tête qu’est inscrite la clé de la transformation de notre personne, la possibilité de devenir un « individu » comme disait Jung, c’est-à-dire un être non divisé, un être libre, debout. « Quitte ton pays et va vers toi ! » est-il dit à Abraham dans la Genèse (12, 1).

Le passage

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