Clichés/design

Une jeune pousse qui monte


Benjamin Hubert, jeune designer anglais, ne passe définitivement plus inaperçu. Né en 1984, il a étudié à l’université de Loughborough. En 2006, son projet de fin d’études « Puff out lights » remporte de nombreux et prestigieux prix. Il fonde son propre studio à Londres en 2007 : luminaires, meubles, agencement d’espace, accessoires, il n’y a pas de limite à son imagination et Benjamin travaille en coopération avec les plus grands acteurs du design d’Europe et d’Asie dont l’éditeur italien Moroso. Il ne cesse d’accumulé les distinctions, dont le Design of the Year (British Design Awards 2009) ou l’EDIDA (Elle) International Young Designer of the Year 2010. Une incroyable passion pour le design et la précision technique anime ce jeune homme malicieux qui a bien du talent.
http://www.benjaminhubert.co.uk

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Où que me porte mon voyage

Grèce Folégandros Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Folégandros

« Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
À Pilion parmi les oliviers
la tunique du Centaure
glissant parmi les feuilles
a entouré mon corps
et la mer me suivait pendant que je marchais
Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse
À Santorin en frôlant
Les îles englouties
En écoutant jouer une flûte parmi les pierres ponces
Ma main fut clouée à la crête d’une vague
Par une flèche subitement jaillie
Des confins d’une jeunesse disparue
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
À Mycènes
j’ai soulevé les grandes pierres
et les trésors des Atrides
j’ai dormi à leurs côtés à l’hôtel de « La Belle Hélène »
ils ne disparurent qu’à l’aube lorsque chanta Cassandre
un coq suspendu à sa gorge noire
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
À Spetsai, à Poros et à Mykonos
les barcaroles m’ont soulevé le cœur
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Que veulent donc ceux qui se croient à Athènes
ou au Pirée
l’un vient de Salamine
et demande à l’autre
s’il « ne viendrait pas de la place Omonia »
« non, je viens de la place Syndagma »
répond-il satisfait
« j’ai rencontré Yannis
et il m’a payé une glace
Pendant ce temps la Grèce voyage
et nous n’en savons rien
nous ne savons pas que tous nous sommes marins sans emploi
et nous ne savons pas combien le port est amer
quand tous les bateaux sont partis
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Drôles de gens
ils se croient en Attique
et ne sont nulle part
ils achètent des dragées pour se marier
et il se font photographier
l’homme que j’ai vu aujourd’hui
assis devant un fond de pigeons et de fleurs
laissait la main du vieux photographe
lui lisser les rides creusées
sur son visage
par les oiseaux du ciel
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Pendant ce temps la Grèce voyage
voyage toujours
et si la mer Egée se fleurit de cadavres
ce sont les corps de ceux qui voulurent rattraper à la nage
le grand navire
Où que me porte mon voyage la Grèce me blesse
Le Pirée s’obscurcit
les bateaux sifflent ils sifflent sans arrêt
mais sur le quai nul cabestan ne bouge
nulle chaîne mouillée n’a scintillé dans l’ultime éclat
du soleil qui décline
Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse
Rideaux de montagnes archipels
granites dénudés
le bateau qui s’avance s’appelle
Agonie…  »
Georges Seferis

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Clichés/photos

Volcanique

Alicudi Gilles Dallière 2008-08-03 à 18-03-41
Photo/Gilles Dallière, Alicudi, 2008
Ce soir sur les pentes volcaniques de l’ile, je ne suis pas rentré, j’ai déambulé comme un fou : là, on se la coulait douce dans les jardins, ici on descendait vers le village par le chemin des ânes, là des marins faisaient leurs affaires entre les barques, ici des vacanciers se prélassaient dans des chaises longues sur les terrasses de leurs maisons. Trois ou quatre fois, je suis monté puis descendu. J’ai traîné jusqu’au coucher du soleil pour voir Stromboli, si proche qu’on pouvait le toucher de la main, se découpant sur un ciel rouge flamboyant, comme si on ne réussissait plus à cacher le paradis.

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Clichés/design

In the moonlight

Stella de Geoffroy Gillant
Geoffroy Gillant parle de la beauté mystérieuse de l’espace, du rapport qu’il crée entre l’objet et l’utilisateur, et ça marche. je suis resté longtemps dans une posture contemplative à regarder « Stella », ce disque de marbre blanc de Carrare suspendu comme une lune dans un espace libéré. La forme, fuselée pour plus de légèreté est uniquement révélé par une source lumineuse posée au sol sur un coussin de sable. L’art de faire rencontrer la matière et l’esprit, de faire partager une expérience personnelle de contemplation à un public averti.
http://www.geoffroygillant.com

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Portrait. photo Gilles Dallière
Photo/Gilles Dallière, Paris 2014
Wake up ! le monde change au fil des révolutions spectaculaires de la vie. Il faut regarder, voir, analyser, cogiter, dans ce foisonnement d’images d’amateurs. Par rapport a l’explosion d’internet, je dois me réinventer. Nous vivons une crise profonde, l’économie a été touchée, puis la presse. Aujourd’hui je présente un road movie « Clichés » au regard très personnel dans lequel je mélange des photos de décoration, des vidéos, mais surtout un espace que je veux plus léger, plus instantané, libératoire. j’ai envie de raconter des histoires avec mon oeil (et j’en ai un), comme un outil supplémentaire qui dépend du moment et de l’instant à vivre. Et comment aborder un portrait ? Cela dépend d’abord de l’idée que l’on a de la personne. Il faut une envie pour que la photo marche et il faut de la motivation pour créer l’envie. du calme aussi, là ou il n’y a pas de frontière pour la lumière, il faut surprendre, saisir un regard, une ambiance. Dans le portrait, on a face à soi quelqu’un qui est conscient de l’acte photographique. Et ce qu’il faut obtenir, c’est quelque chose qui se passe au moment où il ouvre une faille. À suivre.

Clichés/photos

Plein cadre

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« Friandise », « Suave », « Rose », « Passion », « Parfum », « Fragrance », « Effluve », on pense à un défilé de Haute Couture dans les années 1950. Ce ne sont que les noms de la collection Ispahan de Casamance, audacieuse et moderne. Les nouvelles passementeries qui par un subtil assemblage de matières et de couleurs deviennent des accessoires déco incontournables. Plats, ronds, nervurés, bombés, plissés vont souligner de façon marqué la qualité et la finesse de vos intérieurs.
http://www.casamance.fr

Clichés/décoration

À utiliser sans modération

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Clichés/design

Bum Bum


BUM BUM par Eugeni Quitllet pour Vondom est une collection in et outdoor conçue comme une famille d’instruments de musique détournés de leur fonction première pour offrir un autre usage. Exactement comme écouter la mer dans un coquillage. Avec ses formes tubulaires et organiques, BUM BUM permet des expérimentations avec la lumière et le son. Ses formes “argonautique” composent un environnement et créent des atmosphères immédiatement différentes quelque soit l’endroit qu’elles investissent. La collection est constituée d’un sofa, d’une table, d’un fauteuil et d’un “toro”(bull), un objet unique qui permet une variété infinie de fonctions. Une collection Simple comme un rêve d ‘été.
2-VONDOM-collection-by-Eugeni-Quitllet-2014
http://www.eugeniquitllet.com
http://www.vondom.com

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Une bouffée d’air

Moradabad 2004 by Gilles Dallière

Moradabad 2004 by Gilles Dallière


Photo/Gilles Dallière
Je sors de la galerie ALB Antiquités d’Antoine Broccardo, Éric Gizard nous a invité à boire un dernier verre pour fêter entre amis la fin de son exposition, « Matières ». J’y ai acheté une photo, une photo d’architecture faite par Éric à Casablanca en 2011. Je suis très heureux de ça. Je me suis retrouvé avec des amis qui m’ont parlés de l’Inde et je me suis replongé dans la poussière moelleuse qui couvrait la route de Moradabad, étroite entre les rangées de masures de bois peint, surélevées au-dessus des rigoles, petites comme des bergeries, et leurs inévitables boutiques, avec le marchand accroupi à l’intérieur. Souvenirs.

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Boum boum
En combinant facilité dʼusage et qualité inspirées par la nature, Boom Boom est « aussi évidente et magique quʼun fruit. Je voulais une enceinte portable aussi simple et désirable qu’une pomme tout juste tombée de l’arbre. Un objet sonore à saisir. ” résume Mathieu Lehanneur. Pas de haut, pas de bas, une ergonomie parfaite pour une prise en main intuitive, Boom Boom vous parle dans votre langue et par de multiples intonations de voix : ” Jamais un objet ne vous a aussi bien parlé !” s’amuse Lehanneur. En alliant ainsi le confort dʼusage à une très haute qualité acoustique, Mathieu Lehanneur et Binauric poussent encore plus loin le mariage de la technologie numérique et du design pour une enceinte différente. Enfin, comme un organisme vivant en développement constant, Boom Boom vous réserve quelques surprises. Équipée de fonctions dormantes qui s’activeront progressivement au fur et à mesure de sa vie, elle révélera au fur et à mesure de nouvelles fonctionnalités, plusieurs vies pour un objet sonore intelligent et évolutif. BoomBoom-White-pack_02
Disponible en 3 couleurs : Kaki, Bordeaux, Blanc
Dimensions : 125 x 125 x 125 mm
Poids : 350 g
Prix public : 199 €
http://www.mathieulehanneur.fr
http://www.binauric.com

Clichés/design

Mon coeur fait Boum

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